Editions numérique d'Art et Essai/e
Enveloppe
Lien Facebook

La sélection générale

Bande-annonce

En lecture libre : Le tour du racisme en 80 textes, Le journal d'un fou, Dans la tête d'une dépression, J.O. Homme Animaux, Chéri/e Tu pousses. Lire aussi ces bests : Araldus, Je t'aime Dieu non plus, Bob l'Amerloc...

La collection 'Essai/e pour voir'

Bande-annonce

Bande-annonce

Les polars et thrillers

J.O. HOMME ANIMAUX !

JeF Pissard

couverture du livre J.O. HOMME ANIMAUX !



J.O. Homme ANIMAUX !
& Grands reportages animaux

JeF Pissard
En lecture libre, ici
Éditions Jerkbook, 2017
SBN 979-10-94391-11-2

Les animaux en rêvaient. Les hommes, pas forcément, craignant d’avoir à subir la comparaison avec ces créatures qu'ils pensent être inférieures. Quoi qu’il en soit, nous avons organisé des Jeux Olympiques universels, c'est-à-dire une confrontation sportive générale entre tous les animaux, y compris ce drôle de zèbre qu'est l’homme.


COURSES DE 100 MÈTRES À PIED, À LA NAGE, AU VOL

LE 100 MÈTRES PLAT


Voici le moment tant attendu : les éliminatoires de l'épreuve reine des Jeux Olympiques.

32 concurrents vont s’affronter dans 4 séries éliminatoires de 8 coureurs chacune. Les 4 premiers de chaque série seront qualifiés pour les demi-finales Puis les 4 premiers des deux demi-finales participeront à la finale historique.
Malgré les animosités opposant nombre d'espèces – notamment les carnivores et les herbivores –, saluons la bonne volonté des concurrents qui ont accepté sportivement de concourir aux côtés de leurs ennemis naturels.
Tous les continents ont aligné des athlètes : l'Afrique, l'Amérique, l'Antarctique, l'Asie, l'Europe, l'Océanie.
Mais voici que rentrent sur la piste les coureurs des séries.
Place à la compétition !

Série numéro l

Dans les starting-blocks :
ANTILOPE, CHIEN, GAZELLE, LIÈVRE, PINGOUIN, RENARD, RHINOCÉROS et SINGE.

Pan ! C’est parti.
ANTILOPE et GAZELLE sont en tête, suivies de peu par LIÈVRE, CHIEN et RENARD, alors que RHINOCÉROS a du mal et que PINGOUIN est à la traîne.
Et, finalement, c'est ANTILOPE qui remporte la série.

Premier : ANTILOPE
Deuxième : GAZELLE, à 18,20 m du vainqueur.
Troisième : LIÈVRE, à 28,00 m.
Quatrième : CHIEN, à 37,90 m.
Cinquième : SINGE, à 48,30 m.
Sixième : RENARD, à 52,80 m.
Septième : RHINOCÉROS, à 54,70 m.
Huitième : PINGOUIN, à 84,80 m.

Bravo à ANTILOPE, GAZELLE, LIÈVRE et CHIEN qui se qualifient donc pour les demi-finales.

Soyons chauvins, et exprimons notre satisfaction de voir les deux Européens franchir ce premier tour de la compétition, à savoir LIÈVRE et CHIEN. CHIEN qui, soit dit en passant, est de race lévrier et qui s'est qualifié pour les J.O. en dominant ses congénères lors des éliminatoires.

Série numéro 2

Sous le commandement du starter :
BISON, CERF, CHEVAL, CHEVREUIL, CROCODILE, ÉLÉPHANT, SERPENT et ZÈBRE.

Attention au coup de feu !
Voilà, les coureurs giclent des starting-blocks, avec un très bon départ de CHEVAL, CERF et CHEVREUIL. BISON et ÉLÉPHANT perdent du terrain. Tandis que CROCODILE et SERPENT sont distancés. Mais revenons en tête de course, avec CHEVREUIL qui produit son effort et remporte la série.

Premier : CHEVREUIL.
Deuxième : CERF, à 19,80 m du vainqueur.
Troisième : CHEVAL, à 28,80 m.
Quatrième : ZÈBRE, à 32,70 m.
Cinquième : BISON, à 52,50 m.
Sixième : ÉLÉPHANT, à 58,50 m.
Septième : CROCODILE, à 85,10 m.
Huitième : SERPENT, à 86,l0 m.

Accèdent aux demi-finales : CHEVREUIL, CERF, CHEVAL et ZÈBRE.

Soit trois Européens, décidément en forme, sur quatre qualifiés, dont notre ami CHEVAL (de course) que nous avons tout de même la surprise de voir dominé par CHEVREUIL et CERF.

Ah ! Nous voyons que les concurrents de la prochaine série se préparent ! Et parmi eux, nous suivrons particulièrement l'homme, en la personne de USAIN BOLT, sélectionné en raison de ses performances, mais aussi de son expérience des compétitions internationales et olympiques.

Série numéro 3

Le starter invite les concurrents à prendre place dans les starting-blocks. Obtempèrent : AUTRUCHE, CHAMEAU, COCHON, USAIN BOLT, LÉZARD, MOUTON, OURS et POULET.

Pan ! C’est parti. Avec LÉZARD, OURS, HOMME et AUTRUCHE dans un mouchoir. Derrière, CHAMEAU, MOUTON, COCHON et POULET courent aussi à la culotte, mais à quelques longueurs des premiers. Des premiers sur lesquels nous revenons immédiatement pour la fin de la course, avec HOMME. Oh là là, là là! qui se fait dépasser par AUTRUCHE, qui gagne la série.

Premier : AUTRUCHE.
Deuxième : HOMME, à 13,30 m du vainqueur.
Troisième : OURS, à 14,80 m.
Quatrième : LÉZARD, à 17,80 m.
Cinquième : CHAMEAU, à 24,70 m.
Sixième : MOUTON, à 25,70 m.
Septième : COCHON, à 32,60 m.
Huitième : POULET, à 35,60 m.

Se qualifient donc pour les demi-finales :

AUTRUCHE, HOMME, OURS et LÉZARD.

Avant de commenter la dernière série, qui déjà se prépare, applaudissons la qualification d'USAIN BOLT pour la suite de la compétition, mais interrogeons-nous aussi sur cette deuxième place... seulement, serions-nous tentés de dire. Mais attendons la suite.

Un mot aussi, sur LÉZARD, dont l'appellation précise est LÉZARD SPRINTER et qui signe ici une très belle performance en accédant aux demi-finales.

Série numéro 4

À vos marques! BUFFLE, CHAT, GIRAFE, GUÉPARD, KANGOUROU, LAPIN, LOUP et LION prennent position. Prêts !...
Pan ! CHAT et LAPIN prennent un mauvais départ, tandis que, juste devant, GIRAFE et BUFFLE sont au coude à coude, que LOUP les précède de quelques encablures, à la poursuite de KANGOUROU qui se fait distancer par LION et par GUÉPARD, GUÉPARD qui se détache et gaaagne !

Premier : GUÉPARD.
Deuxième : LION, à 20,90 m du vainqueur.
Troisième : KANGOUROU, à 28,80 m.
Quatrième : LOUP, à 35,70 m.
Cinquième : BUFFLE, à 45,60 m.
Sixième : GIRAFE, à 49,40 m.
Septième : CHAT, à 60,40 m.
Huitième : LAPIN, à 62,40 m.

Qualifiés pour les demi-finales : GUÉPARD, LION, KANGOUROU et LOUP.

Applaudissements des lecteurs-spectateurs pour tous ces magnifiques champions que nous retrouverons d'ici quelques lignes, le temps qu'ils se reposent un peu.

Pour patienter, nous allons vous faire assister à une épreuve d'une nature un peu spéciale. Il s’agit d'une course dont le terrain d’action est le podium olympique avec ses trois marches, et dont les acteurs sont deux concurrents parmi les animaux les plus lents et donc éliminés des J.O. lors des épreuves de présélection. Le départ sera donné au pied du podium olympique, sur sa partie gauche. Les concurrents devront escalader la première marche, en faire la traversée sur sa partie plane, puis escalader la plus haute marche, la traverser également sur sa partie plane, puis descendre sur la troisième marche à droite du podium, faire une dernière traversée sur sa partie plane, avant de rejoindre enfin le sol où sera jugée l’arrivée. À raison de 40 cm par paroi verticale et 80 an par partie plane, la distance totale à parcourir est de 4 m.

Mais il est temps pour nous de vous présenter les deux athlètes : à notre gauche ESCARGOT et à notre droite LIMACE. Lequel des deux va l’emporter ? Les paris sont ouverts.

Le starter donne le départ. Les deux concurrents s’élancent mollement, avec toutefois un avantage pour l'un d’eux, avantage qui semble nettement se marquer au fil de la course. Après quelques minutes, à moins d'une terrible défaillance, le résultat semble d'ores et déjà acquis ou le sera d’ici quelques minutes, car le rythme est follement... lent. Enfin, nous voilà récompensé de notre patience par le sprint époustouflant d'ESCARGOT qui boucle son parcours de 4 m en exactement 28'57'', alors que LIMACE se trouve encore à la moitié de la traversée de la première marche.

Bravo à ESCARGOT qui réalise là un bon chrono à un rythme de 8 m 40 cm à l’heure. Saluons également le valeureux effort de LIMACE qui terminera son épreuve en 2 h 38’, À la vitesse horaire de 1,70 m. Mais, comme disait le Baron, l'essentiel est de participer! Merci aux deux coureurs.


Mesdames et messieurs les lecteurs-spectateurs, retour à la compétition du 100 mètres avec les deux demi-finales.
Rappelons que les 4 premiers de chaque course seront qualifiés pour la grande finale. Les concurrents entrent en piste.

Première demi-finale

Se mettent à la disposition du starter :
ANTILOPE, CERF. CHIEN, HOMME, LIÈVRE, LION, LOUP et ZÈBRE.
Tous nos regards se portent sur les compétiteurs européens, mais surtout sur notre représentant USAIN BOLT qui, nous en sommes persuadés, parviendra à se qualifier sans difficulté.

Mais silence, le starter lève son pistolet et donne les commandements :
À vos marques !... Prêts ? Pan !
Ça y est, les coureurs sont libérés. CERF, ANTILOPE et LION sont très bien partis, LIÈVRE est à une encablure, tandis que ZÈBRE et LOUP sont au coude à coude, que CHIEN court sur leurs talons, et que... Oh, oh, HOMME, pourtant en très grande forme, est à la peine. Mais tout n'est pas joué, on connaît les fins de courses fulgurantes d'USAIN. L’allure ne ralentit pas pour autant avec des positions inchangées pour les plus proches poursuivants, tandis que devant LIÈVRE se fait décramponner par CERF et LION, qui lui-même se fait distancer par ANTILOPE, qui remporte cette demi-finale.

Premier : ANTILOPE.
Deuxième : LION, à 18,20 m du vainqueur.
Troisième : CERF, à 20,00 m.
Quatrième : LIÈVRE, à 28,00 m.
Cinquième : ZÈBRE, à 33,00 m.
Sixième : LOUP, à 33,60 m.
Septième : CHIEN, à 37,90 m.
Huitième : HOMME, à 61,20 m.

ANTIILOPE, LION, CERF et LIÈVRE sont qualifiés pour la finale.

Outre les deux premiers, bravo à nos compatriotes CERF et LIÈVRE... et très grande déception pour USAIN BOLT qui, en pleine possession de ses moyens, termine dernier de sa demi-finale, loin, loin, très loin des premiers. Ce qui, à l'avenir, doit nous conduire à une certaine humilité. Mais le sport est le sport, et...
Mais voici qu'apparaissent les concurrents de la seconde demi-finale.


Seconde demi-finale

Se préparent près de la ligne de départ :
AUTRUCHE, CHEVAL, CHEVREUIL, GAZELLE, GUÉPARD, KANGOUROU, LÉZARD et OURS.
Le starter demande aux concurrents de se positionner dans leurs starting-blocks. Donne les ordres. Libère les coureurs.
OURS et LÉZARD sont mal partis, AUTRUCHE un peu mieux, tandis que KANGOUROU et CHEVAL sont sur la même ligne, que GAZELLE se fait dominer par CHEVREUIL, et que GUÉPARD coiffe tout le monde.

Premier : GUÉPARD.
Deuxième : CHEVREUIL, à 3,00 m du vainqueur.
Troisième : GAZELLE, à 20,90 m.
Quatrième : KANGOUROU, à 28,80 m.
Cinquième : CHEVAL, à 31,80 m.
Sixième : AUTRUCHE, à 50,90 m.
Septième : OURS, à 65,40 m.
Huitième : LÉZARD, à 68,40 m.

Qualifiés pour la grande finale : GUÉPARD, CHEVREUIL, GAZELLE et KANGOUROU.

Satisfaction devant le résultat encourageant de notre compatriote CHEVREUIL qui, espérons-le mais c’est loin d’être acquis, se comportera bien en finale.

Une finale que nous suivrons tous ensemble, amis lecteurs-spectateurs, d'ici quelques lignes, le temps que les concurrents puissent récupérer de leurs efforts et donner pour la finale le meilleur d'eux-mêmes.

En attendant, pour patienter; nous vous proposons de rester dans la course à pied et de vous parler de la fable de Jean de La Fontaine Le Lièvre et la Tortue, en levant le voile sur un aspect non élucidé de l’histoire.
Combien de temps le lièvre s’est-il reposé pour que la tortue le batte à la course ?
Voici nos éléments d’enquête et la réponse.
Sur 100 m, qui est une distance de référence pour la course pédestre de vitesse, la tortue, qui court à 0,37 km/h, doit franchir la ligne d'arrivée en 16'21''. Le lièvre dont la vitesse est de 70 km/h, accomplit 100 m en 5"14. Ce qui signifie que ce fainéant de lièvre s’est reposé 16'18" pour terminer son 100 m en plus de 16'21", temps réalisé par la tortue.
« Rien ne sert (donc) de courir, il faut... »


Retour à la compétition du 100 mètres pour suivre en direct la grande finale.

Y participent :
ANTILOPE (Afrique), CERF (Europe), CHEVREUIL (Europe), GAZELLE (Afrique), GUÉPARD (Afrique), KANGOUROU (Océanie), LIÈVRE (Europe) et LION (Afrique).

La tension et la concentration sont extrêmes chez les concurrents. tandis qu'une certaine fébrilité anime les lecteurs-spectateurs. Quelles sont les chances de chacun et qui va gagner ? La préoccupation est aussi de savoir si les Européens sont capables de tirer leur épingle du jeu et de figurer en bonne place.
Le suspens va être de courte durée. Le starter commande aux concurrents de prendre position dans les starting-blocks. ll donne les ordres... s'apprête à faire feu.
Fait feu.
LION et GAZELLE partent bien, de même qu'ANTILOPE, CHEVREUIL et GUÉPARD. CERF est près des premiers, alors que KANGOUROU s'accroche et que LIÈVRE est loin de faire de la figuration. À mi-course, les choses se décantent avec un début de distancement de KANGOUROU et LIÈVRE, alors que CERF, GAZELLE et LION se lancent dans une course extraordinaire juste devant, et qu'ANTILOPE, CHEVREUIL et GUÉPARD semblent promis aux premières places, mais dans quel ordre ? Dans Quel Ordre ? La lutte est folle, fabuleuse, magnifique. Victoiiiiire de GUÉPARD... Oh là là, là là ! GUÉPARD victorieux ! GUÉPARD champion olympique !

Premier : GUÉPARD.
Deuxième : ANTILOPE, à 2,70 m du vainqueur.
Troisième : CHEVREUIL, à 3,00 m.
Quatrième : LION, à 20,90 m.
(ex æquo) : GAZELLE.
Sixième : CERF, à 22,90 m.
Septième : KANGOUROU, à 28,80 m.
Huitième : LIÈVRE, à 30,70 m.

Médaille d'or et champion olympique : GUÉPARD.
Médaille d'argent : ANTILOPE.
Médaille de bronze (et c’est une satisfaction) : CHEVREUIL.

Applaudissons également la sixième place de CERF et la huitième place de LIÈVRE. Trois Européens en final olympique, bravo !

Pour connaître les temps réalisés sur 100 m, les vitesses, les écarts entre les concurrents, et pour les situer par rapport à notre représentant Usain Bolt, reportons-nous au tableau global des performances que voici.

TOUS LES RÉSULTATS DU 100 MÈTRES PLAT

Guépard, 101 km/h, 3''56/100 m.
Antilope, 98,16 km/h, 3''66/100 m, elle en est à 97,30 m de course à l'arrivée du vainqueur.
Chevreuil, 98 km/h, 3''67/100 m, il en est à 97,00 m de course.
Lion, 80 km/h, 4''50/100 m, il en est à 79,10 m de course.
Gazelle, 80 km/h, 4''50/100 m, elle en est à 79,10 m de course.
Cerf, 78 km/h, 4''61/100 m, il en est à 77,20 m de course.
Kangourou, 72 km/h, 5''00/100 m, il en est à 71,20 m de course.
Lièvre, 70 km/h, 5''14/100 m, il en est à 69,30 m de course.
Cheval, 69 km/h, 5''22/100 m, il en est à 68,20 m de course.
Zèbre, 65 km/h, 5''54/100 m, il en est à 64,30 m de course.
Loup, 65 km/h, 5''54/100 m, il en est à 64,30 m de course.
Chien, 60 km/h, 6''00/100 m, il en est à 59,30 m de course.
Singe, 55 km/h, 6''54/100 m, il en est à 54,40 m de course.
Buffle, 55 km/h, 6''54/100 m, il en est à 54,40 m de course.
Girafe, 51,49 km/h, 6''99/100 m, il en est à 50,90 m de course.
Autruche, 50 km/h, 7''20/100 m, il en est à 49,40 m de course.
Renard, 45 km/h, 8''00/100 m, il en est à 44,50 m de course.
Bison, 45 km/h, 8''00/100 m, il en est à 44,50 m de course.
Rhinocéros, 43 km/h, 8''37/100 m, il en est à 42,50 m de course.
Chat, 40 km/h, 9''00/100 m, il en est à 39,60 m de course.
Éléphant, 39 km/h, 9''23/100 m, il en est à 38,60 m de course.
Lapin, 38 km/h, 9''47/100 m, il en est à 37,60 m de course.
HOMME, 37,58 km/h, 9''58/100 m, il en est à 37,20 m de course.
Ours, 35 km/h, 10''28/100 m, il en est à 34,60 m de course.
Lézard, 32 km/h, 11''25/100 m, il en est à 31,60 m de course.
Chameau, 25 km/h, 14''40/100 m, il en est à 24,70 m de course.
Mouton, 24 km/h, 15''00/100 m, il en est à 23,70 m de course.
Cochon, 17 km/h, 21''18/100 m, il en est à 16,80 m.
Poulet, 14 km/h, 25''71/100 m, il en est à 13,80 m de course.
Pingouin, 13 km/h, 27''69/100 m, il en est à 12,90 m de course.
Crocodile, 12 km/h, 30''00/100 m, il en est à 11,90 m de course.
Serpent, 11 km/h, 32''73/100 m, il en est à 10,90 m de course.

Note : Départ arrêté pour Usain Bolt (homme), course lancée pour les autres concurrents.

LE 100 MÈTRES À LA NAGE

Nous voici déjà en finale de l'épreuve du 100 mètres nage, les séries éliminatoires s'étant déroulées parallèlement à celles du 100 mètres plat que nous vous avons fait vivre en direct.
24 concurrents étaient inscrits à ces épreuves : poissons d'eau douce, d’eau de mer, mais aussi des mammifères – dont l'homme – et des oiseaux.
La composition des séries était la suivante.

Série numéro 1

ANGUILLE, BALEINE, CALMAR, DAUPHIN, HOMARD, MERLAN, OTARIE, TORTUE.

Série numéro 2

CARPE, CROCODILE, MANCHOT, PIEUVRE, PINGOUIN, POISSON VOLANT, REQUIN, TRUITE.

Série numéro 3

BROCHET, CACHALOT, ESPADON, GARDON, HOMME, MARSOUIN, THON, SAUMON.

Signalons que REQUIN est de la famille requin-taupe bleue et que POISSON VOLANT est en fait un pseudonyme, sa véritable appellation étant EXOCET. En ce qui concerne HOMME, l'excellent nageur français a été sélectionné. En l'occurrence le très populaire Florent Manaudou. Autre précision : les juges (de genre humain) ont été très longs à déterminer la composition des séries et les modalités d'accès à la finale, ce qui, ici, fait jaser quelques 'pingouins'.

Toujours est-il que les deux premiers de chaque série ont été qualifiés directement pour la finale olympique ainsi que les deux meilleurs temps des trois séries éliminatoires. Mais rassurez-vous, chers lecteurs-spectateurs, le classement global de l'épreuve sera communiqué intégralement, d'ici quelques lignes, après l'arrivée de la finale.

Mais voilà que les finalistes montent sur les plots de départ. ll y a là, de gauche à droite :

CALMAR, en fait, peu connu dans le monde de la compétition ;
ESPADON, que l'on sait affûté ;
HOMME, ce qui est malgré tout une surprise ;
MERLAN, lui aussi peu connu dans les courses de vitesse ;
PIEUVRE, avantagée ou non par ses nombreux bras, nous le verrons ;
POISSON VOLANT, qui, dit-on, a du souffle et de l’énergie ;
REQUIN, redoutable compétiteur ;
THON, dont on ne sait pas précisément ce qu’il vaut.

Le starter lève son pistolet. « Pan ! »

Les finalistes s’élancent et plongent. POISSON VOLANT part bien, ESPADON fend l’eau, bon départ aussi de CALMAR et de REQUIN. MERLAN et THON suivent juste dans leur remous, tandis que PIEUVRE s'emmêle les tentacules, et que HOMME est à la peine. Mais la course va très vite devant : POISSON VOLANT s'essouffle, alors que THON et MERLAN luttent branchies contre branchies et que, devant, le sprint est lancé entre ESPADON, REQUIN et CALMAR ; REQUIN qui se fait décrocher, qui ne semble plus pouvoir revenir, et ESPADON... Oh ! Là, là... ESPADON qui se fait remonter par CALMAR... CALMAR qui produit son effort et gagne.
CALMAAAR gagne haut la tentacule. CALMAAR premier ! CALMAR champion olympique !

Premier : CALMAR.
Deuxième : ESPADON, à 8,90 m du vainqueur.
Troisième : REQUIN, à 13,20 m.
Quatrième : MERLAN, à 36,20 m.
(ex æquo) : THON.
Sixième : POISSON VOLANT, à 45,30 m.
Septième : HOMME, à 93,20 m (!). Huitième : PIEUVRE, à 94,20 m (!).

Médaille d'or et champion olympique : CALMAR.
Médaille d'argent : ESPADON.
Médaille de bronze : REQUIN.

Applaudissements pour tous ces superbes champions et aussi pour notre HOMME qui a réussi malgré tout à se hisser en FINALE et à prendre une méritoire septième pl...
Ah, mais voilà qu'on nous signale qu'une réclamation a été déposée et que HOMME et PIEUVRE sont déclassés. En effet une erreur (ou une malversation) avait amené à qualifier les deux premiers de chaque série éliminatoire plus les deux plus mauvais temps, au lieu des deux meilleurs temps. Finalement, la supercherie a été découverte ! Mea culpa des organisateurs, tout honteux et, disons-le, jaloux des performances animales. Le reste du classement reste inchangé.

TOUS LES ANIMAUX SAVENT-ILS NAGER ?
Non ! Certainement à cause de l’étrangeté de son corps, la girafe ne sait pas nager. Même dans les cas d'extrême urgence. Comme celui-ci où a été vue tombant à l'eau par accident et coulant à pic sans même essayer de surnager. Que la girafe coule dans l'eau n'est pas une surprise. Mais que l'on apprenne que le singe, lui aussi, ne sait pas nager, là, ça nous estoma(ca)que !


TOUS LES RÉSULTATS DU 100 M NAGE

Calmar, 109,43 km/h, 3"28/100 m.
Espadon, 100 km/h, 3''60/100 m, il en est à 91,10 m de course à l'arrivée du vainqueur.
Requin, 95 km/h, 3''78/100 m, il en est à 86,80 m de course.
Merlan, 70 km/h, 5''14/100 m, il en est à 63,80 m de course.
Thon, 70 km/h, 5''14/100 m, il en est à 63,80 m de course.
Poisson volant, 60 km/h, 6''00/100 m, il en est à 54,70 m de course.
Dauphin, 59,54 km/h, 6''04/100 m, il en est à 54,30 m de course.
Marsouin, 55 km/h, 6''54/100 m, il en est à 50,10 m de course.
Manchot, 45 km/h, 8"00/100 m, il en est à 41 m de course.
Otarie, 40 km/h, 9''00/100m, elle en est à 36,40 m de course.
Saumon, 40 km/h, 9''00/100 m, il en est à 36,40 m de course.
Truite, 37 km/h, 9''72/100 m, elle en est à 33,70 m de course.
Baleine, 36,69km/h, 9''8l/100 m, elle en est à 33,20 m de course.
Cachalot, 36 km/h, 10"00/100 m, il en est à 32,80 m de course.
Pingouin, 36 km/h, 10"00/100 m, il en est à 32,80 m de course.
Tortue, 35 km/h, 10''28/100 m, elle en est à 31,90 m de course.
Brochet, 33 km/h, l0''90/100 m, il en est à 30,10 m de course.
Crocodile, 25 km/h, 14''40/100 m, il en est à 22,80 m de course.
Homard, 23 km/h, 15"65/100 m, il en est à 20,90 m de course.
Gardon, 16 km/h, 22"50/100 m, il en est à 14,60 m de course.
Carpe, 12,20 km/h, 29"50/100 m, elle en est à 11,10 m de course.
Anguille, 12 km/h, 30"00/100 m, elle en est à 10,90 m de course.
Homme, 7,47 km/h, 48"21/100 m, il en est à 6,90 m de course.
Pieuvre, 6 km/h, 60"00/100 m, elle en est à 5,80 m de course.

Note : Départ arrêté pour Florent Manaudou (homme), course lancée pour les animaux.

LE 100 MÈTRES VOL

Dernière épreuve de vitesse, avec cette fois le 100 mètres vol, et la très grosse déception de ne pas avoir de concurrent HOMME dans la compétition, chacun sachant que ce dernier, à son grand dépit, est incapable de voler. Il se dit, toutefois, que les organisateurs de ces jeux Olympiques, vexés des piètres résultats de nos représentants humains dans les épreuves de sprint et à la nage, préparent sournoisement un coup tordu. Espérons qu'il ne s'agisse que de rumeurs. Et reportons notre attention sur l'épreuve du 100 mètres vol qui se déroule en 3 séries éliminatoires avec qualification directe pour la finale, des deux premiers et du meilleur temps de l’ensemble des 3 séries... Ah, tiens !, cela ne fait que 7 concurrents pour la finale, alors que d'ordinaire le nombre des compétiteurs est de 8. Mais que trament donc les organisateurs ?

La composition des séries est la suivante.

Série numéro l

AIGLE, BÉCASSE, CANARD SAUVAGE, CORBEAU, FRÉGATE, GRUE, MOUCHERON, PERDRIX.

Série numéro 2

CHARDONNERET, CHAUVE-SOURIS, CORNEILLE, CYGNE, FAUCON PÈLERIN, OIE, PIGEON.

Série numéro 3

ÉPERVIER, FAISAN, GUÊPE, LIBELLULE, MARTINET, PAPILLON, PÉLICAN, VAUTOUR.

Sur ce, nous sommes contraints de rendre la plume au rédacteur en chef qui va vous dactylographier un sujet sur quelques-uns des concurrents en lice pour cette épreuve Nous nous retrouverons, ensuite, pour la finale. À tout à l’heure !

Oui, ceci pour vous dire, pendant que la première série se court sous nos yeux, que les compétiteurs CANARD et OIE sont de race sauvage et non domestique, mais cela nos amis lecteurs-spectateurs l'auront compris. Alors que la deuxième série donne lieu à une sérieuse empoignade entre PIGEON et FAUCON. Enfin, alors que la troisième série se déroule actuellement, une dernière précision en ce qui concerne les compétiteurs-rapaces : leur pointe de vitesse est calculée en piqué, lorsqu'ils chassent. Mais, stop, car voilà que se juge l’arrivée de cette dernière série...

Nous voilà arrivés au moment tant attendu de la finale avec, comme annoncé précédemment, 7 compétiteurs issus des éliminatoires, pour mémoire : les 2 premiers de chaque série, plus le meilleur temps de l’ensemble des séries.

Se présentent au départ :

AIGLE, FAUCON, FRÉGATE, MARTINET, PIGEON, OIE et VAUTOUR...

Les concurrents se préparent et se mettent à disposition du starter. Lequel semble attendre. Mais quoi ? Nous apercevons un certain mouvement du côté des organisateurs qui semblent être à l'origine de cette attente prolongée. Les concurrents s’impatientent, deviennent nerveux. Ah !... Nous apprenons qu'un huitième concurrent, qualifié d'office par les organisateurs, va prendre part à la compétition. La raison de cette finale à 7 était donc là. Cela paraît insensé, mais c'est ainsi ! Nous ne voyons pas qui a pu être ainsi qualifié sans en passer par les différentes éliminatoires. En tout cas, certainement pas L'HOMME qui ne sait pas voler, et ce, malgré la folle envie de certains de le voir briller et, enfin, remporter une médaille. Mais, ah !... Voilà que nous apercevons un engin métallique qui se présente sur la piste... c'est hallucinant, mais c’est... Mais c’est... un hélicoptère, un hélicoptère de type alouette 3, avec à ses commandes HOMME qui va 'voler' la finale ! Incroyable !!! Les autres concurrents protestent, mais le starter maîtrise la situation et donne l'ordre à chacun de prendre position sur la ligne de départ. Tous s’exécutent. Y compris HOMME-HÉLICOPTÈRE. Le départ est imminent.

Les commandements. Et « Boum ! » La finale olympique est lancée. HOMME-HÉLICOPTÈRE, MARTINET, PIGEON et FRÉGATE partent comme des fusées, suivis de prés par AIGLE, OIE et VAUTOUR. VAUTOUR et OIE qui se battent bec et ongles mais qui se font un peu distancer par AIGLE, AIGLE qui suit à quelques plumes PIGEON et MARTINET qui se livrent une lutte de haut vol. Simultanément nous gardons un œil sur les juges arbitres, tout sourire à la vue de la tête de course, tête de course qui voit HOMME-HÉLICOPTÈRE dominer la situation devant FRÉGATE et Faucon. Ça y est, l'ultime sprint dans le sprint est lancé, FRÉGATE décroche, FAUCON s'accroche, HOMME-HÉLICOPTÈRE... Ah ! Ah ! Ah !... Les juges changent de mine... les juges s’inquiètent... 0oh !... Les juges font la gueuuule !... Victoire extraoooordinaiiire de FAUCON. FAUCON, champion olympiiiiique !!! Superbe FAUCON !

Premier : FAUCON.
Deuxième : HOMME-HÉLICOPTÈRE, à 31,90 m du vainqueur.
Troisième : FRÉGATE, à 38,30 m.
Quatrième : MARTINET, à 47,20 m.
Cinquième : PIGEON, à 47,40 m.
Sixième : AIGLE, à 50,20 m.
Septième : VAUTOUR, à 53,80 m.
Huitième : OIE, à 56,10 m.

Médaille d'or et champion olympique : FAUCON.
Médaille en chocolat : HOMME-HÉLICOPTÈRE (Houuuh !).
Médaille : d'argent : FRÉGATE.
Médaille de bronze : MARTINET.

Écœurés par la tournure des événements nous allons conclure sur cette épreuve. En choisissant de passer sous silence les subterfuges dont vous avez été témoins, et en préférant mettre en avant la formidable performance de tous ces vrais athlètes. En soulignant aussi et surtout, chers lecteurs-spectateurs que c’est dans cette épreuve du 100 mètres vol qu'ont été enregistrées les meilleures performances chronométriques.

Nous vous engageons donc à consulter le tableau des résultats, ci-après. Merci. Et à bientôt, pour la suite des épreuves de ces jeux Olympiques.

TOUS LES RÉSULATS DU 100 M VOL

Faucon, 324 km/h, 1''11/100 m.
(Hélicoptère), (220 km/h), 1''63/100 m), (il en est à 68,10 m de course à l'arrivée du vainqueur).
Frégate, 200 km/h, 1"80/100 m, elle en est à 61,70 m de course.
Martinet, 171 km/h, 2''10/100 m, il en est à 52,80 m de course.
Pigeon, 170,68 km/h, 2"11/100 m, il en est à 52,60 m de course.
Aigle, 161km/h, 2"23/100 m, il en est à 49,80 m de course.
Vautour, 150 km/h, 2"40/100 m, il en est à 46,20 m de course.
Oie, 142 km/h, 2"53/100 m, elle en est à 43,90 m de course.
Canard, 120 km/h, 3''00/100 m, il en est à 37,00 m de course.
Épervier, 110 km/h, 3''27/100 m, il en est à 33,90 m de course.
Cygne, 88,51 km/h, 4''06/100 m, il en est à 27,30 m de course.
Perdrix, 84 km/h, 4''28/100 m, elle en est à 25,90 m de course.
Libellule, 80 km/h, 4"50/100 m, elle en est à 24,70 m de course.
Corneille, 76 km/h, 4''73/100 m, elle en est à 23,50 m de course.
Corbeau, 60 km/h, 6"00/100 m, il en est à 18,50 m de course.
Faisan, 59 km/h, 6"10/100 m, il en est à 18,20 m de course.
Chauve-souris, 55 km/h, 6''54/100 m, elle est à 17,00 m de course.
Grue, 50 km/h, 7''20/100 m, elle en est à 15,40 m de course.
Pélican, 48 km/h, 7''50/100 m, il en est à 14,80 m de course.
Pinson, 40 km/h, 9''00/100 m, il en est à 12,30 m de course.
Moucheron, 35 km/h, 10''28/100 m, il en est à 10,80 m de course.
Papillon, 32,18 km/h, 11''20/100 m, il en est à 9,90 m de course.
Chardonneret, 30 km/h, 12"00/100 m, il en est à 9,20 m de course.
Bécasse, 21 km/h, 17"14/100 m, elle en est à 6,50 m de course.
Guêpe, 19,31 km/h, 18"64/100 m, elle en est à 5,90 m de course.

LES SAUTS : EN LONGUEUR, EN HAUTEUR

Autre épreuve d’athlétisme très attendue lors de ces olympiades insolites, l’épreuve des sauts, saut en longueur et saut en hauteur, avec la participation dans chaque compétition de 12 candidats, dont l’homme. Et une originalité, en ce qui concerne les classements, puisque, pour plus d'équité entre les compétiteurs, nous allons procéder à deux classements. Un premier, disons de 'principe', suivant la performance de chacun, puis un deuxième, 'officiel', cette fois, calculera la performance de l’athlète en tenant compte de la longueur de son corps, pour le saut en longueur ; et de sa taille, pour le saut en hauteur. Ainsi, par exemple, saurons-nous qui de la sauterelle ou du chien saute le plus loin ou le plus haut comparativement à son gabarit.

LE SAUT EN LONGUEUR

Préalablement à la compétition et au premier classement résultant de la performance brute de chacun, profitons de la présentation des 12 champions pour apporter quelques précisions sur certains d'entre eux.

Participent à la finale directe :

ANTILOPE, BOUQUETIN, GRENOUILLE, HOMME, KANGOUROU, PUCE, PUMA, SAUTERELLE, SINGE...

Également : CHIEN, qui est de race lévrier ; OURS, qui est de nationalité polaire ; SPRINGBOK, une variété d’antilope semblant montée sur ressorts. Pour la petite histoire, l'appellation 'Springbok' provient du hollandais qui signifie chèvre sauteuse.

Mais passons immédiatement aux premiers résultats de l'épreuve.

Premier : SPRINGBOK, avec un bond de 15 m.
Deuxième : KANGOUROU, avec un bond de 12,80 m.
Troisième : PUMA, avec un bond de l2 m.
(Ex aequo) : ANTILOPE.
Cinquième : CHIEN, avec un bond de 9,14 m.
Sixième : HOMME, avec un bond de 8,95 m.
Septième : SINGE, avec un bond de 8 m. (Ex æquo) : OURS.
Neuvième : BOUQUETIN, avec un bond de 7 m.
Dixième : GRENOUILLE, avec un bond de 4,50 m.
Onzième : SAUTERELLE, avec un bond de 3 m.
Douzième : PUCE, avec un bond de 0,32 m.

Une fois corrigé, par le biais d'un calcul ramenant la performance des compétiteurs à la taille de leur corps, le classement des compétiteurs s’établit comme suit.

Ont la meilleure détente :

Champion olympique : PUCE !
Médaille d'argent : SAUTERELLE.
Médaille de bronze : CHIEN.

Quatrième : SPRINGBOK.
Cinquième : KANGOUROU.
Sixième : PUMA.
Septième : ANTILOPE.
Huitième : GRENOUILLE.
Neuvième : SINGE.
Dixième : HOMME.
Onzième : BOUQUETIN.
Douzième : OURS.

Encore une fois, l'homme n'a pas de quoi faire le beau devant ses petits camarades animaux qui le devancent dans l’exercice du saut en longueur. Livrons-nous à une extrapolation qui est vraiment en sa défaveur. Compte tenu de sa taille, l’homme pourrait sauter nettement plus loin s'il avait la détente de tous les animaux qui le précèdent dans ce genre d'exercice.

S'il avait la détente de ces animaux, il sauterait à...

SINGE : 9,60 m.
GRENOUILLE : 10,90 m.
ANTILOPE : 12,70 m.
PUMA et KANGOUROU : 14,40 m. SPRINGBOK : 15,90 m.
CHIEN : 20,60 m.
SAUTERELLE : 45,00 m.
PUCE : 360,00 m.

Traduit en images, l'homme pourrait donc franchir en longueur :

Une piscine olympique, dans le sens de la largeur, s'il avait la détente d'un CHIEN lévrier ; Une piscine olympique, dans le sens de la longueur, s'il avait la détente d'une SAUTERELLE ; La plus vaste place de Paris, la place de la Concorde, dans le sens de la longueur, s'il avait la détente d’une PUCE (60 x 210 m).

LE SAUT EN HAUTEUR...

12 candidats s'affrontent maintenant dans l'épreuve du saut en hauteur dont voici quelques précisions.

Participent à la finale directe des athlètes terrestres comme...

BOUQUETIN, CHEVAL, CHIEN, de race lévrier, HOMME, PUCE, KANGOUROU, PUMA, SPRINGBOK dont nous avons parlé lors du saut en longueur.

S’alignent aussi dans cette finale des concurrents marins comme...

CACHALOT, DAUPHIN, EXOCET surnommé POISSON VOLANT, et SAUMON.

L'affrontement sportif terminé, le premier classement, suivant les réelles performances des athlètes, s'établit ainsi :

Premier : DAUPHIN, avec un saut de 7 m.
Deuxième : CACHALOT, avec un saut de 5,50 m.
Troisième : BOUQUETIN, avec un saut de 4,50 m.

Quatrième : KANGOUROU, avec un saut de 4 m.
Cinquième : CHIEN, avec un saut de 3,55 m.
Sixième : PUMA, avec un saut de 3 m.
(Ex æquo) : SPRINGBOK.
(Ex æquo) : SAUMON.
Neuvième : CHEVAL, avec un saut de 2,47 m.
Dixième : HOMME, avec un saut de 2,45 m.
Onzième : EXOCET, avec un saut de 1,50 m.
Douzième : PUCE, avec un saut de 0,20 m.

Fort bien ! Toutefois le classement, tenant compte du meilleur saut réalisé proportionnellement à la taille du compétiteur (hauteur au garrot pour les athlètes à quatre pattes), s’établit comme suit.

Ont la plus belle détente :

Champion olympique : PUCE !
Médaille d'argent : CHIEN.
Médaille de bronze : BOUQUETIN.

Quatrième : EXOCET.
Cinquième : PUMA.
Sixième : SPRINGBOK.
Septième : KANGOUROU.
Huitième : SAUMON.
Neuvième : DAUPHIN.
Dixième : CHEVAL.
Onzième : HOMME.
Douzième : CACHALOT.

Deux constatations s’imposent. En premier lieu, que la Puce, formidable compétitrice, remporte haut la main son deuxième titre olympique. Compliments ! Ensuite, que I'HOMME conserve sa fâcheuse habitude de fréquenter le bas des tableaux.

Une nouvelle fois, livrons-nous à une extrapolation très accablante pour le genre humain. Par rapport à sa taille, l'HOMME devrait sauter nettement plus haut s’il avait la détente de tous ces animaux qui le devancent dans cette compétition.

S'il avait la détente de ces animaux l'HOMME sauterait en hauteur à...

CHEVAL : 2,60 m.
DAUPHIN : 3,10 m.
SAUMON : 4,30 m.
KANGOUROU : 4,50 m.
SPRINGBOK : 4,70 m.
PUMA : 6,00 m.
EXOCET : 7,70 m.
BOUQUETIN : 9,50 m.
CHIEN : 12,80 m.
PUCE : 360,00 m.

Cela signifie que I'HOMME pourrait donc franchir en hauteur :

Une maison d’un étage avec son toit, s'il avait la détente d'un BOUQUETIN ;
Une maison de deux étages avec son toit, s'il avait la détente d'un CHIEN lévrier ;
La tour Eiffel, augmentée de 40 m, s'il avait la détente d’une PUCE.

L’ ÉPREUVE DE FORCE

Autre discipline olympique, l'épreuve de force qui consiste à déterminer quel est le concurrent le plus puissant au regard de son propre poids.

Y participent :

CHEVAL, CHIEN, ÉLÉPHANT, ESCARGOT, FOURMI, GORILLE, HOMME, SCARABÉE.

Et peut-être des surprises à l‘issue de l'épreuve !

Effectivement. Car après contrôle des juges, le classement s'établit comme suit...

Dernier : ÉLÉPHANT, qui ne peut porter que 0,25 fois son poids.
Avant-dernier : HOMME, qui parvient à porter 3 fois son poids.
Sixièmes ex æquo : CHIEN et GORILLE, qui peuvent tirer ou porter 5 fois leur poids.
Quatrième : CHEVAL, qui peut déplacer 35 fois son poids.

Troisième : FOURMI, qui peut porter 60 fois son poids.
Deuxième : ESCARGOT, pouvant supporter 200 fois son poids.
Premier : SCARABÉE, pouvant porter 850 fois son poids.

Le record mondial officiel d'haltérophilie en épaulé-jeté, est de 250,50 kg. Toutefois, à l’occasion de manifestations d'exhibition, il arrive que des costauds déplacent des engins pesant jusqu'à 17 fois leur poids.

Nos premiers commentaires iront à I’HOMME qui réalise de nouveau une piètre performance, mais aussi en direction de l'ÉLÉPHANT, qui dans ce genre d'épreuve est à la fois bien placé et mal placé puisque, proportionnellement à son poids, c‘est lui qui en soulève le moins, alors qu'en performance brute il arrive deuxième derrière le CHEVAL, le plus puissant des chevaux pouvant tirer une charge de plus de 28 tonnes. Enfin et surtout notons la prédominance, dans cette épreuve, des insectes qui placent deux concurrents sur le podium que voici. Bravo à eux !

Médaille de bronze : FOURMI.

Si l’homme avait sa force, il pourrait soulever 4 800 kg, soit le poids moyen d'un éléphant.

Médaille d'argent : ESCARGOT.

Avec sa force, l'homme pourrait soulever 16 000 kg, soit le poids d'un autobus chargé de passagers.

Champion olympique : SCARABÉE.

L'homme doté de sa force pourrait soulever 68 000 kg, soit le poids d'une motrice de T.G.V.

LA PLONGÉE SOUS-MARINE

L'HOMME réussira-t-il enfin à monter sur le podium lors de cette épreuve de plongée sous-marine ? Les vainqueurs seront ceux qui atteindront la plus grande profondeur. De vagues indiscrétions, du côté des juges-arbitres, laissent à penser que cette fois l'HOMME a des chances d'accéder au podium, voire au titre. Nous verrons ! Pour l'heure les candidats s‘avancent sur le quai maritimo-olympique, au fur et à mesure de leur présentation au public.

Avec dans l’ordre d’apparition :

AMPHIPODE (un crustacé), BALEINE, CACHALOT, ÉLÉPHANT DE MER, ÉPONGE, ÉTOILE DES MERS, HOMARD, HOMME n° l et... HOMME n° 2 (Tiens !, comme c'est bizarre, deux engagés dans cette compétition), OURSIN, PINGOUIN, PHOQUE, PIEUVRE... Plus deux candidats aux noms barbares et imprononçables : BASSOGIGAS PROFUNDISSIMUS, qui est un poisson. Et CHASCANOPSETTA LUGUBRIS, un autre poisson aux allures de sole.

La plongée est imminente. Si, de notre place, nous apercevons parfaitement HOMME 1, vêtu de son seul maillot de bain, en revanche, nous ne discernons pas HOMME 2 qui est caché par des candidats (à moins que ce ne soit lui qui se cache ?).

« Boum ! » « Splash ! » Le départ est donné.

Les compétiteurs se lancent tomber dans l’eau, tête la première, et coulent à pic. Par un système de contrôle adéquat les juges-arbitres enregistrent la profondeur de plongée des athlètes avant que ces derniers ne remontent à la surface.

Voici leur classement, au fur et à mesure de leur réapparition à l'air libre :

Premier à émerger de l’eau et donc...

Dernier : HOMME l, avec une plongée de 122 m. (Il s’agit du néo-zélandais William Trubridge)
Avant-dernier : PINGOUIN, avec une plongée de 265 m.
Treizième : PHOQUE, avec une plongée de 600 m.
Douzième : BALEINE, avec une plongée de 914 m.

HOMME 2 n’est pas encore en vue : c’est bon signe !...

Onzième : ÉLÉPHANT DES MERS, avec une plongée de l 250 m.
Dixième : CACHALOT, avec une plongée de 3 000 m.
Neuvième : ÉPONGE, avec une plongée de 5 637 m.
Huitième : OURSIN, avec une plongée de 7 250 m.

Toujours pas d’HOMME 2. Chouette ! Hum... à moins qu‘il ne se soit noyé ? Inquiétude !!!

Septième : ÉTOILE DES MERS, avec une plongée de 7 584 m.

Sixième : PIEUVRE, avec une plongée de 8 100 m. Cinquième : BASSOGIGAS PROFUNDISSIMUS, avec 8 300 m. Quatrième : AMPHIPODE, avec une plongée de 10 500 m.

Et toujours pas d'HOMME 2. Ce qui est excellent, vu qu'il est maintenant assuré d'obtenir un podium. Et ce qui est aussi extrêmement inquiétant, compte tenu des profondeurs que les concurrents atteignent présentement.

Troisième : HOMARD, avec une plongée de l0 912 m.
Premiers ex æquo : CHASCANOPSETTA LUGUBRIS, et... HOMME 2, avec une plongée de 10 917 m.

Mais, horreur ! De quoi s'aperçoit-on lors du retour en surface de HOMME 2 ? Que HOMME 2 vient de réaliser cette magnifique performance aux commandes d'un sous-marin. D’un sous-marin ! Qui pour l’occasion réalise la plus profonde plongée jamais réalisée, ce qui est un exploit, comparé à la plongée moyenne des sous-marins qui est de 5 000 à 6 000 m. Compliments donc pour cette performance mécanique, mais aussi et surtout honte à HOMME 2 et aux juges arbitres pour cette tentative de tricherie dans le cadre de cette compétition officielle !

LE TEMPS D’IMMERSION

Cette autre épreuve aquatique consiste à départager les athlètes que voici... CACHALOT, CORMORAN, CROCODILE, DAUPHIN, MANCHOT, MORSE, PHOQUE, HOMME, LOUTRE DE MER et OURS, et à déterminer lesquels restent le plus longtemps la tête sous l'eau sans reprendre leur respiration. Pour cela, une bassine remplie d’eau est posée devant chaque concurrent qui devra y plonger la tête au signal du départ, les juges-arbitres chronométrant la performance de chacun.

Top départ ! Les athlètes mettent la tête dans la bassine. Le chronomètre tourne : « tic-tac... tic-tac... tic-tac... ! »

Premier à relever la tête et donc...

Dernier de l'épreuve : OURS, avec 1'30" sans respirer.
Avant-dernier : CORMORAN, avec un chrono de 2'50".
Huitième : LOUTRE DE MER, avec un temps de 5'.
Septième : DAUPHIN, avec un chrono de 10’.
Sixième : HOMME, avec un temps de 11'35". (Cette performance d'apnée statique a été réalisée par le français Stéphane Misfud. Cocorico !)
Cinquième : MORSE, avec un temps de 15’.
Quatrième : MANCHOT, avec un chrono de 18'.

Médailles d'argent ex æquo : CROCODILE et PHOQUE, avec 1h sans respirer.
Médaille d'or et champion olympique : CACHALOT, avec près de 1h52' sans reprendre sa respiration.

Époustouflant. Mais toujours pas de médaille remportée honnêtement par l'homme !

LE VOL EN ALTITUDE

L'homme ne volant pas, il y a donc peu de chance que ce soit dans cette épreuve qu'il décroche enfin une médaille, si tant est qu'il soit capable d'en décrocher une lors de ces confrontations sportives avec les animaux. Pour mettre en valeur les performances animales et aussi rattraper la mauvaise impression que nous donnons à propos de nos capacités physiques, nous allons illustrer le classement de cette épreuve en indiquant l'altitude à laquelle volent différents engins motorisés, qu'entre nous soit dit, nous fabriquons, nous les humains ! Ah, c'est qu'à force, ça énerve d’être moins doués que les animaux !

Prennent le départ de l'épreuve de vol en altitude :

BÉCASSEAU, CANARD SAUVAGE, CIGOGNE, CORBEAU, COURLIS (un oiseau échassier migrateur), CYGNE, GRIVE, GRUE, MARTINET, OIE SAUVAGE, PIE, VANNEAU, VAUTOUR...

Prennent aussi part à la compétition :

EXOCET, le fameux poisson volant, et BEC-OUVERT, un oiseau africain dont l'échancrure très large de chaque mandibule ne lui permet jamais de fermer complètement son bec, d'où son nom.

Tandis que les concurrents volettent pour s'échauffer, 6 engins motorisés prennent leur envol pour mieux situer la performance de chaque athlète oiseau. ll s'agit d'un ULM, d’un hydravion, d’un hélicoptère Alouette 3, d’un avion à réaction, d'un Boeing et du Concorde.

Des avions étant en place dans le ciel, les juges arbitres donnent le départ. Les compétiteurs s'envolent à tire d'aile. Et, après quelques minutes, le classement s'effectue naturellement.

Premier à plafonner et donc...

Dernier de l'épreuve : BEC-OUVERT, avec un vol culminant à 0,80 m au maximum du sol. Eh oui, c'est tout !

Avant dernier : EXOCET, avec un vol haut de 1,50 m. Ce qui est aérien pour ce poisson qui effectue des vols planés sur plusieurs centaines de mètres en s'aidant de ses nageoires en forme d'aile.

(Vol de l'ULM signalé à une hauteur moyenne de 500 m)

Treizième : CORBEAU, avec une altitude de 700 m.
Douzième : PIE, avec un vol à l 500 m.
Onzième : MARTINET, avec une hauteur de 2 000 m.
Dixième : BÉCASSEAU, avec une altitude de 3 000 m.
Neuvième : GRIVE, avec un vol à 3 300 m.
Huitième : VANNEAU, avec une performance à 3 900 m.

(Vol de l'hydravion signalé à une hauteur moyenne de 4 000 m)

Septième : GRUE, avec une altitude de 4 053 m.

(Vol de l’hélicoptère Alouette 3 à une hauteur moyenne de 4 100 m)

Sixième : CIGOGNE, avec une performance à 4 800 m.
Cinquième : CANARD SAUVAGE, avec un vol à 5 000 m.
Quatrième : COURLIS, avec une hauteur de 6 000 m.

Médaille de bronze : CYGNE, avec une performance à 8 320 m.
Médaille d'argent : OIE SAUVAGE, avec une altitude de 9 500 m.
Champion olympique : VAUTOUR, avec un vol à 11 277 m.

(Vol de l'avion à réaction à une hauteur moyenne de 12 000 m)
(Vol du Boeing à une hauteur moyenne de l3 000 m)
(Vol du Concorde à une hauteur moyenne de 18 000 m)

En conséquence, un grand coup de chapeau à ces oiseaux de haut vol qui atteignent des altitudes proches, pour certaines, du vol de nos plus grands et prestigieux avions.

Signalons, au risque d'accentuer notre ridicule, que les humains ne peuvent aller, sans assistance technologique, au-delà de 8 000 m d’altitude sans risquer la mort, par manque d'oxygène.

LE PLONGEON DE HAUT VOL, DANS L’EAU

Avant-dernière épreuve de ces Jeux Olympiques, celle du plongeon dans l'eau, avec pour critère de classement, la plus grande hauteur de laquelle les compétiteurs réussissent à plonger.

Et parmi les concurrents qualifiés pour la finale, nous retrouvons prêts à en découdre...

FOU DE BASSAN : un oiseau palmipède marin qui se lance de haut pour pêcher des poissons.
GANNET : également un oiseau marin piquant de haut dans la mer pour attraper des poissons.
HOMME : qui pour s'amuser ou battre des records s'élance du haut de falaises.

La compétition est lancée.

Et la surprise vient de ce que FOU DE BASSAN prend seulement la troisième place avec un plongeon de 40 m de haut...

Médaille de bronze : FOU DE BASSAN !

GANNET, lui, termine deuxième avec un piqué de 100 m de haut...

Médaille d'argent : GANNET.

Quant à HOMME, lui, cet ex-tra-or-di-naire petit HOMME, il remporte le titre olympique, avec un plongeon de l10 m de haut ! (C’est en tout cas le record établi par le Suisse Harry Froboess, qui sauta de cette hauteur dans le lac de Constance, depuis un dirigeable, en juin 1936.)

Médaille d'or et champion olympique : l'HOMME ! Enfin !!!

Enfin une victoire humaine. Et pour mieux apprécier la performance, précisons que ce cher congénère, qui sauve l’honneur, s'est élancé d'une hauteur représentant celle d’un immeuble de 37 étages. Ou encore la moitié de la tour Montparnasse, à Paris. Ou encore le deuxième étage de la tour Eiffel... (On est si heureux qu’on ne se lasse pas de donner des exemples.)

LE MARATHON

Ces olympiades se terminent par le marathon, cette course de fond se déroulant sur 42,195 km. Il se trouve peu de concurrents d'une résistance suffisante pour être qualifiés.

Parmi les compétiteurs :

LOUP, coureur de fond reconnu, capable de parcourir 250 km en deux semaines, mais aussi, s’il est 'dérangé' dans son secteur, d'accomplir jusqu’à 100 km en une journée.

CHAMEAU, concurrent un peu lent, mais extrêmement résistant, capable de franchir aisément l 000 km de désert en trois semaines, sans boire une seule goutte d’eau.

CHEVAL, en la personne de son meilleur représentant : CHEVAL ARABE.

Et HOMME.

À l'issue de l’épreuve, somme toute assez courte et trop rapide aux goûts de certains concurrents, CHEVAL ARABE tire son épingle du jeu et met une déculottée à l'HOMME.

Car si HOMME court un marathon à la vitesse maximum de 20 km/h (2 h 02' 57”), CHEVAL ARABE, lui, est capable d’aligner 3,5 marathons de suite, sensiblement à cette même vitesse (150 km à 18 km/h).

Pfou... ! De quoi être dégoûté.

Fin de ces Jeux Olympiques !

Dans ces conditions, on n’est pas près d'en organiser d'autres...

EN RÉSUMÉ CONCLUSIF...

D’accord, l'homme est le maître du monde. Mais il n'y a pas de quoi pavoiser. Nous sommes loin d'être le roi des animaux. Pour cela, il faudrait que nous soyons les meilleurs partout. ll faudrait que nous soyons plus grands, plus gros, que nos oreilles dépassent de 70 cm de part et d'autre de notre tête, que chacun de nos yeux soit de la taille d'un ballon de football, que notre nez soit long comme un bras, que notre langue fasse 5 m, que notre cou soit haut comme notre bras levé en l'air, que notre sexe soit de la longueur de notre cuisse, que nos bras et nos mains traînent par terre...

Question performance, il faudrait que nous sautions 360 m en longueur, que nous courrions le 100 m en 3"56, que nous sautions 40 m au-dessus de la tour Eiffel, que nous plongions dans l'eau en apnée à 11 000 m de profondeur, que nous restions sous l'eau sans respirer pendant l h 50'... Bref, une mosaïque d’attributs physiques et d'aptitudes sportives qui font la force de bien des animaux...

Chers lecteurs spectateurs, restez avec nous.
Nous vous invitons à suivre maintenant nos reportages réalisés sur le MONDE ANIMAL !
Tournez la page...

NOS EXTRAORDINAIRES ANIMAUX

L'ANATOMIE ANIMALE ET HUMAINE

LA TAILLE

Grande comme 6 autobus empilés !

Avec ses 3 m de hauteur lorsqu'il se tient debout, le grizzli est immense, comparé à l'homme. Si d'aventure le cœur vous disait d'en recevoir un chez vous, ses épaules toucheraient le plafond de votre salon, et il dépasserait d’une tête le niveau du premier étage.

Mais il y a plus grand que le grizzli, sur terre. Ainsi l'éléphant mesure 4 m au garrot, alors que la girafe culmine à 6 m, soit la hauteur que franchissent à la perche les meilleurs sauteurs du monde.

La girafe est-elle l’animal le plus grand du monde ? Que non, puisque lui sont supérieurs : le crocodile, le python ou la raie, charmantes bestioles que chacun rêverait d'accueillir chez soi, dont la taille avoisine les 8 m, et qui ne logeraient pas dans votre plus grande pièce, ni même dans la longueur cumulée de deux pièces ordinaires, à moins d'habiter un logement spacieux.

Par contre, si votre gosse veut un serpent, choisissez-lui le plus petit du monde, le serpent filiforme des Caraïbes, car il pourra le loger dans son... porte-mine, en lieu et place de la mine de crayon.

Pour ce qui concerne les plus grandes tailles animales, c’est du côté du requin pèlerin et du calmar géant qu’il faut jeter un oeil, puisqu'ils atteignent respectivement 18 et 19 m. Pour se donner un élément visuel de comparaison, c'est dans les sous-sols parisiens qu'il faut se rendre. Imaginez seulement que ces deux monstres sont de 3 à 4 m plus longs qu’une voiture de métro ! Et si, en définitive, le calmar géant, tous tentacules dépliés, est le troisième des plus grands animaux terrestres, il fait figure de nain 6 à côté des deux premiers : la baleine bleue qui, elle, mesure 35 m, soit la longueur de 3 autobus placés à la queue leu leu, et la méduse géante, dont l'envergure totale est de 6 autobus, soit 75 m.

LE POIDS
Lourde comme 2 700 personnes !

Avec un poids moyen de 70 kg, l'homme se trouve relégué en fin de classement des êtres vivants les plus lourds du monde. Il arrive loin derrière son ami le cheval qui accuse sur la balance un poids de 1 500 kg, soit l’équivalent de 20 personnes ; loin derrière le boeuf, le crocodile et le calmar géant dont 1e poids est de 2 000 kg, soit l’équivalent de 30 hommes réunis ; encore plus loin derrière la grande raie, l'hippopotame et le rhinocéros qui, avec 3 000 kg chacun, représentent l’équivalent de 45 personnes. Voilà pour les places d'honneur du Top 10, juste avant l'attribution des premières places. Car on attaque maintenant les choses sérieuses...

En troisième position vient l’éléphant avec 6 000 kg, soit le poids de 90 personnes réunies. Le précède, en deuxième position, le requin pèlerin avec un très beau 40 000 kg, soit l'équivalent de 7 éléphants ou encore de 570 hommes. Enfin, le titre d’animal le plus lourd de la planète revient à la baleine bleue qui avec une masse de 190 000 kg, équivaut au poids d'un troupeau de 30 éléphants ou encore un rassemblement de 2 700 personnes.

BALEINE BLEUE : LA VISITE D'UN MONUMENT

Avec ses 35 mètres de long et un poids de 190 t, la baleine bleue est ce qu'on peut appeler un sacré morceau d'animal. C'est la plus grosse bête vivant actuellement sur la terre. Ne serait-ce que pour plonger sa tête dans l'eau (et piquer ensuite à la verticale) des fonds marins d'une profondeur minimale de 30 m lui sont nécessaires, soit la hauteur d'un immeuble de dix étages. Les organes de la baleine atteignent des proportions difficilement imaginables. Par exemple, son cœur pèse plusieurs tonnes et, sur les navires-usines de pêche, il faut souvent 6 hommes pour le lui extraire à l'aide de crochets et d'un palan. L'aorte, qui part du cœur, est si volumineuse qu'un enfant marchant à quatre pattes pourrait s'y promener, et ses principaux vaisseaux sanguins sont gros comme des canalisations d'égouts.


LES OREILLES
Et si nos oreilles mesuraient 1,40 m ?

Il y a oreille et oreille : la partie interne qui sert à entendre, et la partie externe, le pavillon, qui sert à capter les sons circulant dans l’air et à les acheminer dans le conduit de l’oreille, à la manière d'un entonnoir.

Ce sont des pavillons dont nous allons parler. Et tout d’abord des nôtres, bien modestes avec leurs 7 cm de hauteur, ce qui représente 4 % de notre taille. C’est peu ! Mais estimons-nous heureux, car bien des animaux n'ont pas d’oreilles externes : les poissons, les oiseaux, les serpents... lesquels, entre nous soit dit, sont également démunis d'oreille interne et donc sourds, ce qui met à mal la légende des charmeurs de serpents qui, en réalité, font réagir leurs reptiles non pas grâce à leur musique, mais grâce aux vibrations du sol provoquées par leurs pieds battant la mesure. Les éléphants, eux, ont de l'oreille, et même de véritables feuilles de chou, qui mesurent jusqu’à 1,80 m de hauteur, soit la taille d’un homme de belle grandeur. L’envergure de leurs deux oreilles atteint 3 m, et leur surface totale plus de 8 m2, soit 1a surface d’un mur d’une pièce d’habitation.

De si beaux pavillons sont-ils utiles à l’éléphant ? Oui, d’une part, pour maintenir un équilibre thermique autour de lui en agitant l’air par battements, à la manière d’un éventail, d'autre part, pour rappeler l'éléphanteau quand le garnement s’est trop éloigné : la mère fait claquer ses oreilles sur son dos, et le bébé revient de suite.

Bref, si dans l’absolu l’éléphant possède les plus grandes oreilles, elles ne représentent que 24 % de la surface de son corps, ce qui 1e met en met en deuxième position derrière la chauve-souris oreillard.

Cette minuscule bébête de 5 cm de long bat en effet tous les records, puisque ses oreilles de 4 cm de hauteur représentent 80 % de sa taille. Si proportionnellement à sa taille, l’homme était aussi bien équipé que l'éléphant, il serait affublé d'oreilles hautes de 42 cm, soit la longueur d’un avant-bras et de la main. Et s’il était aussi bien pourvu la chauve-souris oreillard, ses oreilles mesureraient 1,40 m : 70 cm dépassant de la tête vers le haut (la longueur d’un bras) et 70 cm pendouillant vers le bas !

LES YEUX
2, 3, 4 ou 28 000 yeux ?

LA TAILLE

Dans l'absolu, le plus gros œil existant est celui du calmar géant. Son globe oculaire, d’un diamètre de 38 cm, correspond au volume d’un ballon de basket-ball. Mais il est vrai que le calmar géant, comme son nom l’indique, est géant, puisqu’il développe une envergure totale de 18 m, ce qui, tout compte fait, ramène l'ordre de grandeur de l'œil par rapport au corps à 2 %, seulement. Il en va de même, par exemple, chez le cheval, dont l’œil, avec 5,5 cm de diamètre, représente lui aussi 2 % du corps.

L'œil le plus plus démesuré appartient au tarsier, petit mammifère nocturne d’Indonésie de seulement 15 cm de long. Plus gros que sa cervelle, laquelle ne pèse que 3 g, chacun de ses yeux accuse un diamètre de 2,6 cm, soit 17 % du corps.

Si ces mêmes proportions s 'appliquaient à l’homme, dont les yeux ont sensiblement le même diamètre que ceux du tarsier (2,4 cm), malgré sa taille infiniment plus grande, celui-ci serait doté d'organes oculaires de 30 cm de diamètre, soit 1e volume d’un ballon de football.

LE NOMBRE

En ce qui concerne les humains, hormis les mythiques Cyclopes, l'homme est pourvu de deux yeux, un point c’est tout. Et là, il faut bien dire que de nombreux animaux nous surpassent.

Le sphénodon ou hattéria, reptile de Nouvelle-Zélande, possède sur le front un troisième œil dissimulé sous l'écaille.

L'anableps, poisson d'Amérique centrale, semble avoir quatre yeux. En réalité, il n’en possède que deux, mais ses yeux sont subdivisés en deux parties : la partie supérieure étant adaptée a la vision hors de l’eau et la partie inférieure a la vision dans l’eau, ce qui est pratique et original.

Les insectes possèdent de gros yeux a facettes, constitués d'un grand nombre de petits yeux simples, les ommatidies. L'œil de la mouche, par exemple, en compte 4 000 et celui des grandes libellules jusqu'à 28 000.

Les coquilles Saint-Jacques disposent sur le bord de leur manteau d’une double rangée de jolis petits yeux bleus, dont le nombre augmente avec l'âge, jusqu’a atteindre 1a centaine.

Vu et éprouvé. Passons à autre chose.

LE NEZ
Et si votre nez était long de 58 cm ?

Indiscutablement, la palme du plus grand nez revient à Jumbo.

Avec un poids avoisinant la centaine de kilos et 1 000 muscles pour la faire fonctionner, la trompe de l'éléphant mesure 2,5 m de long, ce qui représente 33 % de la longueur du pachyderme. Elle lui sert de pulvérisateur pour débarrasser sa peau des multiples parasites qui l’encombrent et lui permet d'aspirer et de stocker 9 l d'eau, qu'il s'asperge ensuite dans la gueule pour se désaltérer.

À côté de cet animal bien 'nez', l’homme est ridicule avec ses 5 cm d'appendice nasal, soit 3 % de la taille de son corps et dont la seule fonction est de lui permettre de respirer. Si nous faisions une projection des caractéristiques nasales de l'éléphant sur l'homme, nous pourrions avoir un nez long de 58 cm, soit 1a distance séparant 1a plante des pieds des genoux, et une apparence de Pinocchio.

Si l'éléphant est une exception en la matière, force est de constater que tous les animaux, ou presque, ont des nez vraiment plus longs que le notre.

Prenons le cas de notre compagnon le chien. La preuve que l’homme lui est inférieur, c'est que le museau canin représente 13 % de la longueur du corps de l'animal. Si nous possédions un aussi bel appendice nasal, nous serions pourvus d’un nez de 23 cm de longueur, soit la grandeur d’un pied... De quoi faire mourir de jalousie Cléopâtre et Cyrano.

LA LANGUE
Une langue de 5 m de long, enroulée comme un ressort...

Instrument de mesure à l'appui, voici un relevé, en poids et en longueurs, qui ne plaide pas pour la supériorité de l’homme en matière linguale. Nous avons peut-être la langue bien pendue, mais nous sommes loin de pouvoir comparer notre organe à celui des animaux.

LE POIDS

Avec ses 50 g de langue dans la bouche, l’homme est affreusement ridicule à côté du plus gros animal terrestre existant, la baleine bleue, qui, elle, accuse sur la balance un poids de langue de... 4 000 kg.

Oui, vous avez bien lu. Soit le poids de 60 personnes.

Rappelons toutefois que le poids global de cette baleine est de 190 000 kg et que sa langue représente 2,10 % du poids de son corps, contre 0,07 % pour les chétifs petits hommes que nous sommes. Si proportionnellement à notre taille, nous avions une langue de baleine, notre organe pèserait 1,5 kg, soit le poids d’un beau rôti.

LA LONGUEUR

Si notre petit bout de langue humaine atteint péniblement une longueur globale de 10 cm, en revanche, elle mesure :

- 18 cm chez l'échidné, un mammifère ovipare d'Australie et de Nouvelle-Guinée, couvert de piquants, portant un bec corné, fouisseur et insectivore ;

- 25 cm chez le pangolin, un mammifère édenté d'Afrique et d’Asie, couvert d’écailles, se nourrissant de termites et de fourmis ;

- 28 cm chez le sphinx, ce papillon nocturne d’espèce tropicale qui présente la particularité d’avoir une longue langue tubulaire s'enroulant en spirale quand elle est au repos ;

- 30 cm chez le caméléon, petit reptile africain, arboricole et insectivore, qui projette sa langue sur ses proies pour les attraper ;

- 35 cm chez l’okapi, un mammifère ruminant du Zaïre, voisin de la girafe, mais a cou plus court et à pelage rayé a l’arrière ;

- 50 cm chez la girafe, qui entoure sa langue autour des branches dont elle veut se saisir, au mépris des feuillages épineux, particulièrement ceux de l'acacia siffleur avec ses épines longues de 3 cm.

Enfin, et c'est le record, la langue atteint :

- 60 cm chez le fourmilier, ce mammifère édenté d’Amérique de Sud, qui s’en sert pour capturer des insectes, soit presque 1a longueur de votre bras et de votre main !

Voilà pour le classement des plus grandes langues.

Toutefois, si nous établissions un autre classement en confrontant la longueur de la langue par rapport à la taille du corps, nous obtiendrions ceci :

Espèces : taille de la langue par rapport à celle du corps...

Sphinx 300 %
Caméléon 100 %
Échidné 72 %
Fourmilier 50 %
Okapi 35 %
Pangolin 25 %
Girafe 9 %
Homme 6 %

En résumé, sur ce coup-là, l’homme n’est pas le mieux loti. Si, comparativement a la taille de son corps, il avait une langue aussi longue que celle du sphinx, elle mesurerait plus de 5 m, soit la taille d’une grande canne à pêche. Cela présenterait un avantage pour ceux qui ont l'esprit farceur : ils pourraient, par exemple, lancer leur langue comme un ressort, à la manière d’un caméléon, dans l'assiette d'un dineur à l’autre bout d’un restaurant et la vider pendant qu’il a le dos tourné !

LES DENTS
Vous vous voyez avec des dents de 38 cm ?

Au cours de sa vie, l’homme possède, en tout, 52 dents : une première dentition infantile de 32 dents, dont 20 tombent pour repousser, les 12 restantes étant permanentes.

Et première vexation pour le genre humain : si l'homme aligne deux dentitions successives lors de son existence, le crocodile, lui, bat tous les records en totalisant 25 dentitions successives, ce qui lui fait utiliser 3 000 dents !

Chiffre identique pour le requin sauf que, dans son cas, ces 3 000 dents sont présentes en permanence dans ses mâchoires ! Disposées en rangées, de 6 à 20 selon les espèces, les dents de devant usées ou cassées sont aussitôt remplacées par d'autres, positionnées en retrait, qui peuvent ainsi avancer à leur place. Voilà pourquoi les dents des requins sont toujours acérées, ce qui leur coûte tout de même plus de 20 000 dents au cours de leur vie.

Deux réflexions nous viennent à l’esprit. Si l’homme avait une denture aussi fournie que celle du requin, proportionnellement à sa taille, il posséderait 350 dents.

Si nous avions la chance de bénéficier de ce système de remplacement des dents, propre au requin, nous échapperions à cette affligeante statistique qui constate qu’à vingt ans un jeune a déjà 4 dents cariées, plombées ou manquantes, et qu’une personne de soixante ans a 9 risques sur 10 de n'avoir plus une seule dent 'vraiment' à elle. Or malheureusement, et dans ce cas précis, on peut le regretter, les hommes ne sont pas des requins.

Question dimension et poids, les vexations continuent. Que nos quenottes sont ridicules !

Ridicules à côte de l’éléphant dont les dents pèsent 4 kg au total.

Ridicules à coté de l'hippopotame dont les canines inférieures, coupantes comme des rasoirs, pèsent ensemble jusqu’à 2 kg et mesurent 50 cm de longueur.

Ridicules à côté du morse dont les canines supérieures atteignent 80 cm.

Ridicules à côté de la baleine dont les 700 fanons (lames de corne semblables à des dents, servant à retenir le plancton) mesurent 3,60 m, soit la hauteur d’une maison de plain-pied avec son toit !

Si, comparativement à sa taille, l'homme avait d’aussi longues dents que celles de la baleine, elles mesureraient 17 cm. Et si elles étaient aussi longues que celles du morse, elles atteindraient 38 cm, soit la hauteur d’une bouteille d'eau minérale de 1,5 1. Démoralisant !

Ah ! Une consolation, pour nous les humains. Les incisives des lapins grandissant continuellement à un rythme de 2,5 mm par semaine, les pauvres bêtes se trouvent irrémédiablement condamnées s'il leur arrive de perdre une dent. Car celle en vis-à-vis ne pouvant plus s’user sur la dent manquante, elle continue sa pousse jusqu'à ce que mort de l’animal s’ensuive...

Et ca, chez l’homme, c’est impossible.

LES MOUSTACHES 35 cm de poils sous le nez.

Eh bien non, il n’y a pas que l’homme qui porte des moustaches. Bien des animaux sont pourvus de poils sous le nez, à commencer par nos compagnons chiens et chats. Mais, en ce qui les concerne, il ne s’agit la que de quelques poils épars, utiles, mais peu fournis.

Chez l’homme, la moustache est nettement plus abondante et drue. De la à dire que les humains détiennent la palme des plus belles moustaches, il y a un pas... que nous ne franchirons pas. Car, encore une fois, nous sommes supplantés par un animal, la loutre, dont la moustache se compose de vibrisses tactiles, très sensibles, implantées sur le museau. Comme pour nombre de mammifères, ce sont ses antennes. Et celles de la loutre sont remarquablement longues et bien fournies, puisqu'elles peuvent atteindre jusqu’à 25 cm de longueur.

De quoi donner des idées aux moustachus qui, pourquoi pas, pourraient lancer la mode 'loutre' ! Ainsi, en proportion de leur taille, ils arboreraient de belles bacchantes longues de 35 cm. Laissées pendantes, elles descendraient jusque sur la poitrine, déployées de part et d’autre du visage, elles dépasseraient l'extrémité des épaules. Superbe.... et finalement très utile pour signaler le dépassement d’un passant sur le trottoir !

LE COU
Et si nous avions un cou de 65 cm ?

Nous l’avons dit, le plus grand animal terrestre est la girafe, avec une taille de 5,50 m et un cou qui mesure 2 m, soit 36 % de sa hauteur. Mais, comparativement a sa taille, ce n’est pas elle qui détient le record de 'grandeur de cou'.

C’est l’autruche qui, avec une taille globale de 2,70 m, arbore un cou de 1 m, ce qui représente 37 % de sa taille.

Quant à l’être humain, hormis les femmes de certaines ethnies de Birmanie – dont 1a tradition exige qu’elles portent des anneaux de cuivre superposés, ayant pour effet de leur allonger le cou de 40 cm –, i1 n’est pourvu que d’un petit cou d'une douzaine de centimètres.

Pourtant qu’il porterait beau, cet homme, et i1 y verrait mieux, si, à l'image de l'autruche et de la girafe, il affichait, comparativement à sa taille, un superbe cou de 65 cm ! Pour vous rendre compte, levez le bras et imaginez-vous avec votre tête au sommet de votre main.

L’OSSATURE ET LA MUSCULATURE
Il y a plus osseux et plus musclé que nous !

Sous prétexte qu’il s’est mis debout, il y a quatre millions d’années, l'homme joue maintenant les caïds en exhibant son poitrail saillant, ses biscotos bombés, ses cuisses et ses fesses musculeuses. Mais il n'y a vraiment pas de quoi faire un tel cinéma, quand on prend connaissance de certaines données.

Entre autres, le chat compte 46 os de plus que l’homme : 198 os pour l’humain contre 244 pour le félin ; quant à la colonne vertébrale du serpent, généralement une plus petite bête que nous, elle compte 400 vertèbres contre 33 vertèbres seulement pour l’homme. Il y a un os, là, non ?

Même navrante constatation pour ce qui est des muscles animaux et humains. Si le corps de l'homme fonctionne avec 570 muscles majeurs, celui du chat, modeste animal au regard de notre taille, dispose de plus de 600 muscles, ce qui lui confère cette extrême aisance à se tordre dans tous les sens ; et celui de la minuscule chenille totalise le chiffre record de 2 000 muscles. Ca énerve !

Nous vous proposons un petit jeu. Mettez-vous debout et écartez les bras. Si vous êtes une personne de 1,70 m ou de 1,80 m, de l’extrémité de votre main gauche à l’extrémité de votre main droite, i1 y a une distance approximative de 1,80 m.

Maintenant, comparez-vous a certains oiseaux. Par rapport au corbeau et à son envergure de 1,20 m, la votre est plus large. Si l’on applique l’extrémité de l'aile gauche du volatile contre votre main gauche, l’extrémité de son aile droite ne vous arrivera qu'à l'épaule droite.

Mais vu la taille du volatile, ce n’est déjà pas si mal...

Par rapport au hibou et 565 1,89 m de grandeur d'ailes, vous êtes à égalité. C’est chouette, non ?

En revanche, avec 565 2,50 m d’envergure, le cygne vous cloue le bec. Son envergure représente vos deux bras tendus, plus celui de votre voisin d’à côté, à qui vous avez demandé de tendre aussi un bras.

Enfin, si vous voulez vous mesurer au record-man du monde d’envergure, demandez à votre voisin de se mettre aussi les bras en croix à côté de vous. À vous deux, vous faites 3,50 m d’envergure. Maintenant, si votre directeur fait irruption dans votre bureau et vous trouve ainsi, dites-lui que vous faites l’albatros. Et s'il vous passe par la fenêtre, vous n'aurez qu'à battre des ailes !

LES PLUMES ET LES POILS
L’homme a moins de poils qu’un lapin...

Comme il est difficile d'établir un parallèle entre l’homme et les animaux, certains ayant des plumes, d’autres des poils, d’autres des écailles et d’autres encore rien du tout, nous illustrerons ce chapitre différemment. Mais, avant cela, passons la gent animale au peigne fin.

Le colibri, ce tout petit oiseau d’Amérique pourvu d’un long bec qu’il plonge dans les fleurs pour y puiser le nectar, est l’un de ceux qui possèdent 1e moins de plumes : de l'ordre de 950. Ce qui n’est pas si mal si l'on pense qu'il n’est pas plus gros qu’un bourdon, d'où son qualificatif d'oiseau-mouche.

Cela étant dit, les oiseaux ont le corps généralement recouvert de 1 000 à 30 000 plumes, soit une pelisse qui représente 10 % du poids de leur corps.

Pour certains, la mode est au long. Il en est ainsi pour le très habillé et très chic coq phénix du Japon, qui se pare de superbes plumes de plus de 6 m de long, soit 1a longueur d'une camionnette. Il existe même certains coqs qui friment en exhibant des queues de près de 11 m. C’est dire si les poules gloussent !

À propos, savez-vous quel animal possède autant de poils sur le corps que l'homme a de poils au pubis ? Le hérisson. Même s’il ne s'agit pas tout à fait de poils, mais de piquants, il en a 6 000 sur le corps. Ils lui servent à se protéger de ses ennemis lorsqu'il se met en boule, mais sont de peu d’effet sur les voitures qui l'écrasent quand il traverse les routes. On dénombre 150 000 hérissons écrabouillés chaque année. Halte à l’holocauste, évitez-les !

Revenons aux plumes, et pour poursuivre dans la série 'J’en ai plus que toi sur le corps', sachez que le goéland est recouvert de 6 500 plumes, le canard de 12 000, ce qui est une misère par rapport au cygne qui est l'oiseau le mieux doté du monde avec 25 000 plumes, dont 20 000 concentrées exclusivement sur la tête et le cou.

Pour remplir de plumes et de duvets l’oreiller sur lequel vous dormez, il faut déshabiller 5 canards. Et pour cette couette, sous laquelle vous aimez à flemmarder bien au chaud avec votre chéri(e) d’amour, c’est à 70 canards qu'il faut faire la peau.

Et puisque vous reposez, méditatif, sur le dos, dans votre petit lit douillet, regardez donc au plafond ! Vous avez vu ? Il y a une mouche qui vous regarde 1a tête à l’envers. Savez-vous pourquoi elle peut tenir ainsi accrochée au plafond et même y marcher ? Parce qu’elle possède des coussinets gluants de poils sur les pattes qui lui permettent de s'accrocher aux surfaces lisses. En voilà une révélation : les mouches ont du poil aux pattes ! Comme nous les hommes, qui non seulement avons des poils sur les jambes, mais aussi sur la tête, sous les bras, au pubis et, pour les mâles, sur le visage et un peu partout sur le corps. Notre pilosité est cependant variable selon les sujets, mais sachez que l’homme possède entre 200 000 et 1 million de poils sur le corps, et environ 150 000 cheveux sur le crâne. Ce qui est modeste par rapport au lapin, recouvert de 8 millions de poils, au caniche nain et au berger allemand, pourvus respectivement de 13 millions et de 65 millions de poils, ou à la chèvre, dotée de 130 millions de poils !

Le privilège de l’homme (et pour cause !) par rapport a certains animaux, c'est qu’on ne l'extermine pas pour lui prendre sa peau et en faire des vêtements. Paix aux âmes de toutes ces bêtes que l'on dépèce, et bien du tourment dans les cervelles de tous ces bêtes qui portent des manteaux en peaux de bêtes ! Qu’ils songent que pour confectionner :

- un manteau de loup, il faut 12 peaux ;
- un manteau de renard, il faut 20 peaux ;
- un manteau d'astrakan, il faut 24 peaux ;
- un manteau de ragondin, il faut 30 peaux ;
- un manteau de lapin, il faut 36 peaux ;
- un manteau de vison, i1 faut 45 peaux ;
- un manteau de rat d'Amérique, il faut 50 peaux ;
- un manteau de taupe, il faut 650 peaux ;
- un manteau d’hermine, i1 faut 700 peaux ;
- un manteau de chinchilla, il faut 700 peaux.

Alors, s’il vous plait, Mesdames et Messieurs... !

LES SEINS
Plus fortes que les baleines !

La femme est loin d'être en tête si l'on effectue un classement des êtres vivants suivant leur nombre de mamelles ou de seins. De même pour ce qui est de la taille des mamelles et du volume de la lactation.

En premier lieu, il faut savoir que chez les mammifères il y a un rapport assez étroit entre le nombre de naissances et celui des glandes mammaires. Ainsi, les animaux qui possèdent beaucoup de mamelles ont généralement des portées nombreuses.

Le record mammaire appartient au tanrec, cet insectivore de Madagascar, avec 12 paires de mamelles, soit 24 seins. Oh, quel paradis ! Comme notre esprit se remet mal de ce trouble libidineux qui nous agite, nous vous prions de nous pardonner pour le calcul farfelu que voici : la femme étant de 4 à 5 fois plus grande que le tanrec, ce petit animal long de seulement 35 cm, ce n’est pas de 2 seins dont devrait être pourvue, mais de plus de 100 seins : 50 paires alignées sur la poitrine et sur le ventre !

Mais, alors, pourquoi la femme n'a-t-elle que 2 seins ? Et pourquoi émoustillent-ils autant les mâles humains, alors qu’il n’en est rien chez les animaux ?

Si la femme ne compte que 2 seins, c’est parce qu'elle ne nourrit en général qu’un bébé à la fois. De là à penser qu'un seul sein devrait suffire... Ce serait occulter le fait que dans la nature tout est le plus souvent symétrique, et que le nombre minimal de mamelles dont sont dotés les mammifères est de deux.

Cela ne fait pas si longtemps que l'homme a des bouffées de chaleur lorsqu'il se retrouve avec une poitrine sous le nez. Tout a commence i1 y a seulement quatre millions d’années, quand madame (et aussi monsieur) en a eu marre de se mouvoir à quatre pattes et s'est soudainement redressée pour marcher debout. Conséquences : le postérieur de madame n'étant plus à la hauteur de la truffe de monsieur pour l'aguicher, les seins se sont mis à jouer un rôle visuel, en gonflant petit à petit. Et c'est ainsi que la poitrine est devenue l'emblème de la sexualité et de la matemité. À ce sujet, le Coran a cette très jolie phrase : « Le sein nourrira l’enfant et réjouira le père ! »

Ce serait une lapalissade de dire que les hommes aiment caresser les seins des femmes, et personne ne leur en fait le reproche, surtout pas les femmes. Mais là où les maris, les petits copains et les amants sont injustes, c'est lorsqu'ils s’intéressent à un sein en particulier plutôt qu'aux deux à tour de rôle. ll s'agit du sein gauche. C'est en tout cas ce qu'affirment des médecins spécialistes du sein qui expliquent que, clans les face-à-face amoureux, les hommes, en majorité droitiers, caressent plus commodément le sein gauche de leur compagne. Il en ressort que le sein gauche est en moyenne un peu plus gros, plus sensible au plaisir et à la douleur, et aussi plus sujet au cancer. Alors, messieurs, songez à la bonne santé de vos femmes : caressez-leur les deux seins !

En valeur absolue, la plus grosse poitrine appartient à la baleine bleue qui joue les stars avec des mamelles (plates) mesurant 2,40 m de longueur, pour 50 cm de largeur et 15 cm d’épaisseur. De beaux lolos ! Mais, en définitive, bravo à la femme, qui comparativement à sa taille est aussi bien pourvue, sinon mieux, que la baleine bleue ! Car les 2,40 m de mamelles du cétacé équivalent, chez madame, à une poitrine dont l’extrêmité des tétons pointeraient à 11 cm. On a vu mieux...

Ah, naturellement, on peut toujours se moquer de la musaraigne, ce petit animal insectivore de la taille d'une souris, avec sa poitrine de 2 mm2 : la plus petite des mammifères. Heureusement que la femme ne suit pas son exemple car, relativement à sa taille, cela lui ferait des seins d’un diamètre de 6,5 mm chacun, moins d'un centimètre.

Il faudrait de bien petites bouches aux bébés pour téter. Car la fonction première des seins et des mamelles, ne l'oublions pas, est de nourrir les enfants et les petits. À ce sujet, les femmes qui allaitent sécrètent en moyenne 0,7 l par jour. Mais il existe des recordwomen produisant quotidiennement jusqu’à 5 l de lait qu’elle donnent ensuite (ou vendent à un prix forfaitaire symbolique) à des lactariums, organismes collectant le lait maternel pour approvisionner les maternités.

Si la femme avait la même production que la baleine bleue, les 100 l de lait journaliers du cétacé équivaudraient à une production de 4,7 l chez madame maman, soit plus que la moyenne de l'ensemble des femmes, mais en dessous des scores records de nos 'supernanas ». Bravo les filles !

LES ORGANES GÉNITAUX
Qui, de l’homme ou de la puce, en a le plus ?

Heureusement que la hiérarchie des espèces animale – dont l’homme fait partie – ne s’établit pas selon la longueur du sexe, sinon nous serions supplantés par bien des animaux ! Toutefois, si l'on se livre a un calcul en pourcentage de la longueur du sexe par rapport à la taille du sujet, l'homme n’est pas ridicule.

En revanche, s'il en est un qui l’est, ridicule, c'est bien le gorille qui développe laborieusement un petit 5 cm lorsqu'il est en érection. Ce qui représente 3 % de la grandeur de son corps.

C’est une tout autre dimension pour la baleine bleue mâle, dont le sexe en érection atteint le chiffre record de 3 m. Et malgré cette taille démesurée qui pourrait laisser penser que la chose est encombrante, le pénis de la baleine mâle est d’une extrême maniabilité. Alors qu'un homme en érection ne pourrait bouger latéralement son sexe que de quelques millimètres, sans l’aide de ses mains, la baleine mâle, elle, peut aisément diriger le sien dans tous les sens, comme une sorte de doigt. Naturellement, une telle grandeur peut faire rêver, mais précisons que la baleine bleue est un animal qui mesure 35 m de long, et que, par conséquent, la longueur de son sexe rigidifié représente seulement 8,50 % de sa taille globale, ce qui relativise 1a chose... N’empêche que 3 m de sexe, c'est très long, et 1 000 kg de testicules – poids phénoménal de la paire de testicules de la baleine mâle –, c'est très lourd !

Avec un poids de 200 g tout compris, le service trois pièces de l'homme en érection atteint 15 cm. Bien sûr, ce chiffre est quelque peu différent de celui de la baleine, mais si l’on compare notre longueur de sexe par rapport à notre taille, nous obtenons un coefficient de 8,60 %. Plus fort que la baleine ! Ouaiiis ! Hum, excusez, ca nous a échappé !

Maintenant, prenez le pénis de l'homme (façon de parler), multipliez le par dix, et vous obtiendrez la longueur du sexe en érection de l'éléphant, soit 1,50 m. Ce qui représente la hauteur d'épaules d'un homme de 1,80 m. En plus d’être d’une bonne taille, c'est aussi d'un bon poids puisque le morceau, à lui seul, pèse 25 kg. Question rapport (mathématique) entre la longueur du sexe et la grandeur de l'animal, l’éléphant monte sur la troisième marche du podium avec un ratio de 20 %. Là, nous sommes bel et bien battus...

En seconde position des animaux les mieux montés, se distingue notre ami le cheval avec un très joli 60 cm lorsqu'il est bien disposé. Soit 1a longueur de bras d’un homme de 1,80 m. Et un coefficient de 21 % entre le sexe et la taille.

Enfin, puisqu'il faut bien un gagnant, le grand vainqueur est l'immense, l'incommensurable, l'éléphantesque... pupuce. Oui, vous avez bien lu : 1a puce, qui possède un sexe de 0,40 mm de long, soit le quart de sa grandeur totale.

On se prend à rêver d’un monde meilleur ou les hommes seraient montés comme des puces. Proportionnellement à notre taille, nous disposerions alors d’une longueur de sexe de 43 cm, soit trois fois la taille moyenne de notre actuelle zigounette.

LES BRAS ET LES JAMBES
Mieux que Ia girafe, mais moins bien que le singe !

Il parait que certains hommes ont le bras long. Et certainement est-ce pour eux un motif de satisfaction et de jouissance. Ils risquent fort d’être déçus en apprenant que certains animaux ont les bras nettement plus longs qu'eux.

Les caïds en la matière sont les singes, dont les membres supérieurs sont deux fois plus longs que le tronc. Ils s’en servent dans les arbres pour passer d’une branche à l’autre a toute vitesse.

Livrons-nous a un malicieux calcul. Si un homme de 1,80 m avait les bras aussi longs que ceux du singe, ses membres mesureraient 1,50 m, et les doigts de la main traineraient par terre.

Concernant les pattes... ou les jambes, suivant 1e cas, vous pensez que les hommes sont ridicules, à côté des grandes perches que sont la girafe et le flamant rose. Vous avez tort. Car si les 'papattes' du flamant rose mesurent bien 0,75 m, elles ne représentent que la moitié de sa hauteur totale ! Et si celles, sans fin, de la girafe atteignent une hauteur de 2 m, elles ne représentent qu'un tiers de la taille de la grande bringue !

En revanche, nous sommes fiers de vous annoncer que les jambes de l'homme mesurent en moyenne 1 m et qu’elles représentent près de 55 % de sa taille globale.

LE NOMBRE DE PATTES
On marche loin derrière...

Il y a peu de chances que l’on vous épat(t)e en vous disant qu'en la matière, ce sont les insectes qui l’emportent. Et pourtant, c’est la réalité.

Évitons le ridicule en ne nous éternisant pas sur l’homme, avec ses deux seules jambes ! Il était plus compétitif quand il évoluait encore à quatre pattes, il y a des milliers d'années. Mais désormais...

Note hors sujet : si vous avez un crayon ou un stylo près de vous, prenez-le, mettez-le debout sur votre bureau... et sachez qu’il est de la même taille qu'un bébé flamant rose quand il naît. Attendrissant, non ?

Passons à la cigale qui, elle, possède 6 pattes, et on se demande bien pour quoi ! Car elle se déplace peu, elle mange peu, se contentant de se reproduire et surtout, surtout, de chanter pendant six semaines, avant de mourir au début de l’automne.

Mais là où nous abordons les choses sérieuses, c'est lorsque nous évoquons toutes ces minuscules bestioles dont les noms – c'est un signe – finissent en pate ou en patte.

Commençons par le péripate, petite bête molle de 1 à 15 cm des forêts tropicales d’Asie, qui capture ses proies en les engluant. Eh bien, le charmant animal ne lésine pas sur les moyens puisqu'il dispose pour se déplacer de 14 à 43 paires de pattes, selon les espèces.

Encore mieux équipés, les centipattes, qui vivent sous des bûches ou sous des pierres, possèdent une paire de pattes à chaque segment de leur corps, soit, selon les espèces, de 30 à 200.

Le mille-pattes, lui, est pourvu non pas d’une seule paire de jambes à chaque segment du corps, mais de deux paires de pattes. Une variété américaine de mille-pattes, vivant en Californie, possède 375 paires de pattes, soit 750 jambes.

Chez les mammifères, le kangourou s'efforce de sauver la face. Pour les besoins de la vie courante, il utilise ses 4 pattes, mais pour marcher, se sert en plus de sa queue comme cinquième patte. Nous ne pouvons que l'en féliciter. Et puis, tant qu’on y est, félicitations aussi à l'homme qui parfois sait posséder plus de jambes. Notamment quand il se dote d’un appui supplémentaire : une canne ; et parfois de deux : des béquilles. C'est comme ça qu’on avance...

LES FONCTIONNEMENTS ANIMAUX ET HUMAINS

L'OUIE

Sourd comme un homme...

Avant de commencer, entendons-nous bien sur les termes.

Les sons circulent dans les airs par vibrations. Plus un son est aigu et plus sa fréquence est élevée. Celle-ci s’évalue au nombre de vibrations par seconde, ou hertz (Hz). L'oreille humaine est ainsi sensible aux vibrations sonores comprises entre 20 et 20 000 Hz (10 octaves). Les sons dont la fréquence est supérieure a 20 000 Hz sont appelés 'ultrasons', et l’oreille humaine ne les détecte pas. En revanche, une multitude d’animaux les captent et peuvent même les produire, parmi lesquels, au rang des mieux places, on trouve : la chauve-souris, le dauphin et, de façon générale, les rongeurs. D'autres animaux, comme notre ami le chien, peuvent entendre les ultrasons, mais ils sont incapables d’en émettre eux-mêmes.

Maintenant que cela est précisé, prêtons l'oreille a ce qui va suivre.

Tout d’abord, chers amis des bêtes, une question : savez-vous qui de Médor ou de Minette a la meilleure ouïe ? Qui du chien ou du chat ? Réfléchissez une seconde, le temps de découvrir 1a réponse dans le paragraphe qui suit.

Voici un panorama incomplet des meilleurs et des moins bons entendeurs du monde.

Un grand bravo au dauphin et à la chauve-souris, lesquels peuvent capter des sons d’une fréquence de 200 000 Hz. Saluons également le phoque et certains insectes dont l’ouïe enregistre des sons de 100 000 Hz, nettement plus que le chat qui ne capte que 47 000 Hz, ou le chien qui ne perçoit que 35 000 Hz.

On continue dans la catégorie des moins bien entendants avec les oiseaux et l’homme (Hein ? Comment ?) qui est obligé de tendre l’oreille pour enregistrer du 20 000 Hz.

Pour finir, venons-en aux durs de la feuille, notamment l’éléphant qui ne capte que du 10 500 Hz, et la grenouille qui ne perçoit que du 5 000 Hz. Apres tout, c’est peut-être parce qu’elles ne s’entendent pas crier que les grenouilles coassent si fort entre elles ! Assez ! Merci pour le silence... Parce que nous aimerions nous arrêter un instant sur deux animaux extraordinaires du point de vue... de l’oreille.

Tout d’abord, les chauves-souris. Leur art est de pouvoir voler dans une obscurité totale soit pour vaquer à leurs tâches quotidiennes, soit pour chasser. Et pour cela, elles n’utilisent pas leur vue, mais leur ouïe. Elles émettent soit par le nez, soit par la bouche, des cris ultrasoniques rythmés qui se réfléchissent sur le relief environnant, et reviennent en écho dans leurs grandes oreilles. L’animal localise ainsi les obstacles très rapidement et très précisément, puisqu’en volant à une vitesse de 30 km/h, une chauve-souris peut détecter et éviter un fil gros comme un cheveu. De même, elle peut attraper deux mouches en l'espace d’une seconde.

À cette occasion, il est intéressant de rapporter ici une expérience menée sur cet animal, visant à montrer l’extrême acuité de son ouïe : des chercheurs ont tendu des fils relies à un système de lampe-témoin dans une pièce noire et y ont lâché a trois reprises une chauve-souris. La première fois, elle évita tous les fils. La deuxième fois, on lui banda les yeux, et elle évita également les fils. La troisième fois, on lui boucha les oreilles avec un bonnet, et elle heurta les fils. Moralité : « À bon entendeur... »

Le deuxième animal qui nous interpelle est la baleine bleue. Car la bête possède un cri si puissant et une ouïe si fine que deux baleines se trouvant sur les bords opposés d’un océan peuvent communiquer entre elles, non pas pour faire la causette et papoter inutilement, mais pour se signaler l’une à l’autre les endroits ou trouver de la nourriture. Il a ainsi été établi que des baleines pouvaient s’entendre à 850 km de distance.

Alors, nous, pauvre petit homme sourdingue, on se prend d’un coup à rêver. Si nous avions 1a même ouïe que la baleine, relativement à notre taille, nous pourrions nous poster sur la côte de la Manche, face à l’Angleterre, tendre l’oreille et entendre distinctement parler un homme qui se trouverait à une distance de... de... de 300 m. Ah, tiens, seulement ?

L' ODORAT, LE FLAIR ET LE SIXIÈME SENS
Une fois de plus, nous sommes 'domi-nez' !

Ce que l'on aimerait vous faire sentir, c'est que si l’odorat et le flair sont des notions bien connues de l'homme, en ce qui concerne le sixième sens des animaux, il se sent quelque peu désorienté et, par manque d'éclairage scientifique, a du mal à se l'expliquer. Qu'à cela ne tienne, partons sur la piste des animaux olfactivement les plus doués, la truffe collée au sol et la langue pendante !

On sait que la loutre de mer est capable de sentir la fumée à une distance de 8 km. Ce qui serait pratique pour l'homme, pour repérer des copains qui font des brochettes, l'été, dans le jardin... et s'inviter !

Le requin, lui, peut détecter une goutte de sang dans 115 1 d’eau. Ce qui n'est pas étonnant quand on sait que les deux tiers de son cerveau sont consacrés à l'odorat. Repérer l'odeur du sang à plusieurs kilomètres de distance est donc pour lui un jeu d'enfant.

La chauve-souris possède, elle aussi, un flair très aiguisé. À tel point que dans la caverne américaine de Bracken, au Texas – un lieu abritant 20 millions de chauves-souris, soit 240 t de viande – , une maman chauve-souris (qui n'élève qu'un gosse par an) est capable de reconnaitre son petit parmi tout ce méli-mélo d'individus.

Mais l'odorat le plus fin du monde est celui des papillons de nuit. Le mâle du bombyx du mûrier (qui a pour chenille le ver à soie) est capable de percevoir l'odeur enivrante de sa promise à une distance de 11 km. À ce propos, la quantité de substance odorante émise par la femelle est tellement forte qu'elle serait suffisante pour attirer 1 trillion de mâles. Le nombre est tellement gigantesque que, pour mieux se rendre compte, nous l'indiquons en chiffres :

1 000 000 000 000 000 000 de mâles, susceptibles de tirer la langue pour une femelle.

Restons dans la luxure. Saviez-vous que si la truie met tant d’ardeur à dénicher les truffes dans le sol, c'est parce qu’elles contiennent une substance odorante semblable à celle sécrétée par le verrat. Ah, l'amour, l'amour !

C'est par affection pour eux que nous évoquons maintenant les chiens. Capables de distinguer 100 000 odeurs (contre 3 000 seulement pour l'homme), l'espèce canine compte dans ses rangs de sacrés beaux champions. Ainsi, un chien labrador entrainé est capable de vérifier 500 valises en une demi-heure, à la recherche de drogue (les douaniers allemands estiment néanmoins que le sanglier est plus efficace qu’un chien pour le dépistage de drogue). Un seul chien de montagne peut sonder un hectare de neige en une demi-heure. Le même travail demanderait plus de trois heures à une équipe de 20 secouristes. Dans les années 20, un chien de garde doberman a piste un voleur sur 160 km, uniquement en flairant le sol.

Ces chiens ont indéniablement un flair extraordinaire. Mais de quoi doit-on parler, au juste, de flair ou de sixième sens ? Quand, dans les années 1980, un berger allemand de sept ans, vivant en Belgique, effectua 1 500 km en deux ans pour retrouver son maitre parti habiter en Espagne, s'agit-il de flair ou d’autre chose ?
Quand, dans les années 1920 aux États~Unis, un colley, égare alors qu'il était avec ses maitres en vacances, revint chez lui six mois plus tard, après avoir parcouru 3 200 km, s'agit-il de ce fameux sixième sens ? Difficile à dire. Toujours est-il que bien des observations faites sur les animaux attestent l'existence de ce mystérieux sixième sens, sans toutefois pouvoir l'expliciter.
Cependant, une chose est sûre, les animaux s'orientent grâce aux repères terrestres (reliefs du terrain, etc.), mais aussi grâce aux étoiles.
En dehors de cela, i1 paraitrait que les chiens et les chats perdus ou abandonnés très loin de chez eux retrouveraient la trace de leurs maitres et rallieraient 1e domicile grâce à une faculté encore inconnue de l’homme, que les spécialistes appellent le 'psy rampant'.

Il peut également s'agir de télépathie. Des expériences montrent qu’un chien retenu dans une pièce insonorisée devient très nerveux lorsqu’un individu fait mine d’attaquer ses maitres dans une pièce avoisinante. Autre expérience troublante relevant de la prémonition : des chiens peuvent ressentir à distance le décès de leur maitre et se mettre à hurler à la mort.

Et l’homme dans tout ça ? Passons, ça vaut mieux...

LE CADAVRE ET LA TORTUE

Il était une fois, quelque part dans le monde, l'histoire vraie d’un cadavre humain qui demeurait introuvable au fond d'un lac. C'est alors qu’un vieil Indien eut l’idée de le faire chercher par une tortue d'eau douce, de l'espèce dite 'vorace', qu'il attacha à son canot. Friande de charogne, la tortue ne tarda pas à tomber sur ce macabre festin. Moralité : « Rien ne sert courir, il faut sentir à point ! » Et aussi : « Les Indiens et les tortues ont du nez ! »


LA VISION
L'homme n’a pas un œil d'aigle !

Vous vous êtes sûrement déjà trouvé dans un cabinet médical devant un tableau présentant des lettres de plus en plus petites, et peut-être estimez-vous avoir une bonne vue, parce que vous êtes parvenu à tout lire, ou presque...

Ce que vous ne savez pas encore, c'est que, dans une autre salle, le docteur vétérinaire reçoit des oiseaux : des rapaces, précisément, pour leur faire passer le même examen. Et ces rapaces vont vous en mettre plein la vue.

Car nos amis à plumes sont dotés d’une vision de 50 à 100 fois plus aiguisée que celle de l'homme. Aussi, les lettres du tableau que vous venez de déchiffrer à 3 m de distance, eux pourraient les lire parfaitement avec un recul de... 300 m. Et ce, en plein jour pour la majeure partie des rapaces, mais aussi... dans l’obscurité pour les chouettes. Zéro pointé donc pour l'homme qui, comme toujours, a une confiance aveugle en ses capacités !

Pour lui ouvrir les yeux, nous ajouterons qu'un faucon pèlerin repère un pigeon à plus de 8 km de distance, et qu'un aigle doré décèle un lièvre à 3 km d’altitude.

Maigre consolation, mais consolation tout de même, un humain particulièrement doué, un médecin américain, a réussi a identifier à plusieurs reprises une ligne blanche d’une largeur de 4 mm à 1 km de distance. Mais c’est exceptionnel. Merci, docteur !

LE LANGAGE
Du vocabulaire, mais pas de voix...

Livrons-nous à une expérience. Alignons sur une même ligne plusieurs animaux, dont l’homme, faisons-les crier à tour de rôle, et demandons a des juges-arbitres de mesurer 1a performance vocale de chacun.

Parmi les concurrents en lice, le plus humble est un oiseau : le roitelet. Maigre portée de son gazouillis, avec seulement un peu plus d’une dizaine de mètres.

Il est surpassé par la cigale, grande chanteuse devant l'Éternel, dont le chant porte à 400 m. Ce qui relève de l’exploit compte tenu de son extrême petite taille.

Arrivent ensuite en ordre croissant de criaillerie...

- les borborygmes de la grenouille qui nous coassent la tête à 500 m ;
- le très chouette chant de l'oiseau du même nom qui s’entend à plus de 1 km ;
- les éclats de voix de l’alligator, qui se perçoivent à 1,6 km ;
- le chant du faisan qui porte à 1,7 km, et celui de la grue cendrée qui atteint 2 km ;
- le cri du butor étoilé, oiseau échassier voisin du héron nichant clans le Midi. S'il est le chant le plus puissant parmi ceux des volatiles, il est aussi l’un des plus moches, puisqu'il fait penser au beuglement du bœuf. N’empêche qu'on le perçoit à 4 km ;
- les braillements du singe, dont les hurlements sont audibles à 15 km à la ronde.

Cependant, les cris les plus forts et les plus impressionnants sont poussés par la baleine bleue. Avec son larynx et ses poumons façonnés à la mesure de son corps gigantesque, elle émet des sons dépassant de loin le seuil de douleur supportée par l'oreille humaine, et comparables au bruit terrifiant produit par la fusée qui lance la navette spatiale. Les baleines chantent pendant des heures et, pour ce faire, utilisent une palette d'un millier de sons différents et fort beaux, puisque ressemblant à la musique émise par des orgues et des flutes, disent les plus poètes des scientifiques, ou au 'grincement d’une porte rouillée', selon Philippe Cousteau.

Maintenant, parlons de l'homme. Qu'en est-i1 exactement de ses capacités vocales ? Chez un sujet ordinaire, vous, nous, la voix masculine est audible en plein air et sans vent jusqu'à 180 m de distance. Mais, une voix humaine peut porter jusqu'à 17 km lorsqu'elle est émise dans des conditions bien particulières : notamment sur une eau calme, la nuit. D’accord, c'est bien ! Cependant, compte tenu de notre taille, on ne peut s’empêcher de penser que nous pourrions faire beaucoup mieux. Par exemple si nous avions 1a même capacité vocale que la petite cigale, nous pourrions nous commander un pastis au café du village sans quitter notre hamac, à 24 km de là !

LES NOMS DES CRIS D’ANIMAUX


Madame, Monsieur, pour ne pas avoir l’air bête quand vous évoquerez, en société, le langage de vos amis les animaux, voici un répertoire des vraies appellations.

Parmi les animaux de compagnie...

Le chat félit, miaule, ronronne, rouffigne.
Le chien aboie, clabaude, clatit, grogne, hurle, jappe.
Le perroquet cause, jase, parle, siffle.
La tourterelle gémit, roucoule.

Parmi les animaux de la ferme...

L'âne braît, renâcle.
Le bélier blatère, blatit.
Le bœuf beugle, meugle, mugit.
Le bouc béguète, chevrote.
La brebis bêle.
Le canard cancane, caquette, nasille.
Le cheval s'ébroue, hennit.
La chèvre beguète, bêle, chevrote.
Le coq chante, coqueline, coquerique.
Le dindon gloutegloute.
Le lapin clapit, couine, glapit.
Le mouton bêle.
L'oie cacarde, cagnarde, criaille, grattonne, siffle.
Le porc grogne, grognonne, grouine.
La poule caquette, crételle, glousse.
Le poulet piaule.
Le poussin piaille.
La vache beugle, meugle, mugit.

Parmi les animaux de nos campagnes, forêts et bords de mers...

L'abeille bourdonne.
L'aigle glapit, glatit, trompette.
La belette belote.
Le cerf brame, rait, ralle, rée, rote.
La chauve-souris grince.
La chouette chuinte, hue, hulule.
La cigale chante, craquette, criquette, crisse, frissonne, stridule.
Le coucou coucoue, coucoule.
Le crapaud coasse.
Le cygne drense, drensite, siffle.
Le faon râle.
La fauvette fredonne, zinzinule.
Le goéland pleure.
La grenouille coasse.
Le hibou bouboule, froue, hôle, hue, hulule, miaule.
La marmotte siffle.
Le merle appelle, babille, caquette, flûte, siffle.
La mésange zinzinule.
La mouette rit.
La pie jacasse, jase.
Le pigeon caracoule, roucoule.
Le pivert coraille.
Le rat chicote, couine.
Le renard glapit, jappe, trompette.
Le sanglier grommelle, grumelle, nasille, rauque.
La sauterelle stridule.
Le serpent siffle.
La souris chicote.

Parmi les animaux sauvages des contrées lointaines...

Le buffle beugle, mugit, souffle.
Le chacal aboie, jappe.
Le chameau blatère.
Le crocodile lamente, vagit.
L'éléphant barète, barrit.
L'hyène hurle, ricane.
Le lion grogne, rugit.
Le loup hurle.
L'ours grogne, grommelle, gronde, hurle.
La panthère feule, miaule, râle, rauque, rognonne, rugit.
Le phoque bêle, grogne, rugit.
Le pingouin jabote.
Le rhinocéros barète, barrit.
Le singe crie, hurle, piaille.
Le tigre feule, miaule, râle, rauque, rognonne.
Le zèbre hennit.

Quelle superbe cacophonie si tout le monde poussait la chansonnette en même temps ! Que chacun fasse silence, et écoutons plutôt cette mini-formation musicale créée au pied levé.

« Trois, quatre... c’est parti ! »

L'aigle trompette. Le merle flûte. Le cygne siffle. La fauvette fredonne. La cigale chante. Que c'est beau ! D’ailleurs charmée, la mouette rit. Et 1e goéland pleure. L’émotion ! ll n’y a que l'hyène qui ricane. Le buffle qui souffle. Et le faon qui râle. Quant au perroquet et à la pie, ils n’écoutent pas : il parle et elle jacasse. Ils participent à leur manière...

LES LANGAGES INSOLITES

Si les animaux crient, chantent, gesticulent, c'est le plus souvent pour communiquer entre eux. Et au rang des 'langages' les plus surprenants, il faut citer celui du chat qui utilise pas moins de 63 sons distincts émis par son larynx très développé. L'attitude aidant, les chats savent très bien s'exprimer et se faire comprendre de leurs maitres, par exemple en passant du miaulement aigu, signifiant « J’ai faim ! », au grognement sourd, traduisant « Tu m’agaces ! », sans oublier tous les autres sons, comme les sifflements, grondements, geignements qu’émettent les matous lors de leurs terrifiantes bagarres.

Pour communiquer avec ses congénères, et plus particulièrement pour signaler un danger, le lapin, qui est sans arrêt sur ses gardes, tape le sol de ses grandes pattes arrière.

Une fois arrivées à la ruche, les abeilles entament une danse étonnante pour indiquer aux autres on se rendre pour trouver les meilleures fleurs.

Les fourmis tropicales diffusent 10 odeurs qui leur permettent, en les mélangeant les unes aux autres, d’envoyer 50 messages tels que « Ici, il y a de la nourriture ! », ou « Attention danger ! »

LES ANIMAUX NOUS COMPRENNENT !

S'il est des animaux qui ont la langue bien pendue, nombre d’entre eux ont une intelligence suffisamment développée pour comprendre ce que l'homme leur dit. Parlons-en.

Bien entrainé, un éléphant de vingt ans peut obéir à 27 mots de commandement différents.

Dans la corporation des oiseaux, certains artistes imitent le chant des autres. La fauvette est la plus douée à ce jeu-là, puisqu’elle est capable de reproduire plus de 80 chants d'oiseaux. Alors, méfiance, lorsque vous vous promenez dans les bois et qu’on vous fait « coucou ! », ce n’est peut- être pas qui vous croyez !

Toujours chez les volatiles, on a observé un perroquet gris d'Afrique qui pouvait prononcer près de 800 mots. Les scientifiques pensent que ces oiseaux ne comprennent pas ce qu'ils disent. Toutefois, on connait le cas d’un perroquet qui sait dire 'non' lorsqu'il ne veut pas qu’on le prenne. Alors... oui ou non ?

S'il y a un animal qui singe l'homme, c’est bien... le singe. Ainsi, on connait un gorille femelle ayant appris le langage des hommes qui réagissait à environ 1 000 mots. Par ailleurs, l'intelligence des chimpanzés leur permet d'apprendre et d’utiliser des 'mots' transmis par des signes de la main, comme dans le langage des sourds-muets.

Toutefois, 1e prix de la langue 1a mieux pendue revient à 'Puck', une perruche appartenant à un Américain, et qui possédait, au début de l’année 1993, un vocabulaire de 1 728 mots.

Et maintenant, puisque ce chapitre nous en offre la rare possibilité, si nous profitions de notre supériorité sur l’animal pour pérorer sur les qualités du langage humain !

Difficile de dire combien notre langue compte de mots et combien nous pouvons en retenir. En revanche, ce que nous sommes en mesure d'avancer, c’est que le Petit Larousse définit 45 000 mots de langue française, et que le Grand Larousse en sept volumes en définit 75 600 (en laissant de côté certains domaines spécialisés). Nous savons aussi que pour les besoins courants de la conversation ou de l'écriture, l'homme se contente d'utiliser 3 000 mots (pour écrire leurs grandes pièces de théâtre, Corneille et Racine ne se sont servis que de 4 000 mots).

En ce qui concerne le débit de la parole, il est de 300 mots à la minute pour quelqu'un qui parle très vite. Mais, la aussi, il existe des adeptes du record de diction. Ainsi cet énervé qui a été chronométré à débiter 668 mots à la minute. Une vraie pi(e)pelette !

L' ALIMENTATION
1 000 tonnes par repas ; bon appétit !

« J’ai bien mangé, j’ai bien bu !... », dit la chanson. En tout cas, on ne pouvait trouver meilleure illustration pour évoquer certains animaux qui, vraiment, s'en mettent plein la panse. Il est vrai que quelques-uns d'entre eux ne mangent ni ne boivent tous les jours.

LA NOURRITURE

Premier au hit-parade du plus gros appétit : l'éléphant, avec une ration journalière de 200 kg d’herbe séchée. Ce qui, finalement, n'est pas si gargantuesque, car si l’homme mangeait autant que le pachyderme, relativement à sa taille il ingurgiterait 2,5 kg de nourriture par jour. Alors qu'il en consomme quotidiennement 1 kg, ce qui n’est jamais qu’un peu moins de la moitié.

Plus près de nous, la vache broute le tiers de la ration de l'éléphant avec un petit 60 kg d’herbe par jour. Ce qui est énorme quand on y 'panse' .

Parmi les animaux plus 'sanguinaires' que ces mangeurs d'herbe, deux spécimens ne font guère de restes quand ils passent à table. Il s'agit du vautour et du lion qui dévorent jusqu’à 40 kg de nourriture lors d’un même repas. Une équipe de vautours, par exemple, peut nettoyer une antilope jusqu'aux os, en vingt minutes. Quant aux lions, s'ils peuvent vivre sans se nourrir pendant une semaine, ils se rattrapent allégrement quand ils s'offrent un repas : une équipe de cinq lions laissent peu de restes sur un zèbre de 300 kg dévoré d’un coup, peau et viscères compris. Si nous, les humains, avions le même appétit, nous consommerions 15 kg au cours d’un même repas, soit 100 biftecks. Bobo au ventre !

Les serpents sont, quant a eux, encore plus économes de leurs repas. S'il est rare qu'ils mangent plus d'une fois par semaine, la plupart des serpents se contentent de 8 à 10 repas par an. Le grand python est même capable de jeûner douze mois d'affilée. Ce qui explique que les serpents aient les crocs quand sonne l'heure du repas. Et comme la souplesse de leur gueule leur permet d'avaler des proies plus grosses qu'eux, ils se payent régulièrement des festins grandioses. Ainsi est-il commun qu'en Amérique du Sud des boas longs de 3 m ingèrent des ocelots longs de 1 m. Encore plus fort : dans cette même région du Globe, des anacondas de 8 m digèrent des pécaris (cochons sauvages) de 50 kg ; de même, en Afrique, des pythons de 5 m avalent des impalas (antilopes) entiers de 60 kg.

Non content de manger ses proies toutes crues, le crocodile avale aussi des pierres pour les digérer. Pensez-y pour vous-même lors de vos prochains repas !

Et, tant que vous y êtes, inversez les rôles et imitez 1e chimpanzé : la performance de ce dernier est d'être capable d'avaler 50 bananes lors d’un seul repas, essayez d'en avaler ne serait-ce que 10...

Plus proche de nous, la taupe semble plus raisonnable avec sa ration quotidienne de 80 g de nourriture. Plus raisonnable ? Du moins en apparence, puisque si l'homme l'imitait, il ingérerait proportionnellement à son poids 70 kg d'aliments !

Au rang des gros mangeurs, le petit rouge-gorge avale quotidiennement 4,30 m de vers, soit la longueur d'une voiture de taille moyenne.

Mais la palme de la goinfrerie revient au papillon du chêne, l’antheræa, qui, sitôt éclos, dévore en feuilles 86 000 fois son poids, en quarante-huit heures. Vous imaginez-vous, vous, assis à votre table, avec une ration de 6 000 000 kg à avaler en deux jours, soit 1 000 tonnes par repas aux petits déjeuners, déjeuners et diners que comptent les deux jours !

LES PRÉDATEURS ATTAQUENT

Être un faible animal victime de prédateurs n'a rien de drôle, mais être prédateur n'est pas forcément marrant tous les jours non plus. En effet, le lion, 1e tigre ou le faucon pèlerin ne réussissent pas leur coup à chaque tentative. Et c'est tant mieux pour les animaux chassés ! Ainsi le lion et le tigre ne parviennent qu'une fois sur cinq à attraper leur proie, soit 20 % de réussite. Et le faucon pèlerin, malgré son adresse, ne réussit qu'une prise pour dix ou quinze attaques, soit un pourcentage moyen de succès de 8 %.


LA BOISSON

Si nous étions aussi secs que le scorpion, nous n'absorberions jamais une seule goutte d'eau ou toute autre boisson. Car le scorpion ne boit jamais. Nous, les humains, avons cette faiblesse d'avoir besoin de liquide pour vivre : 1,5 1 de boisson en moyenne par jour.

Ce dont se passent aisément le dromadaire et le chameau, capables tous les deux, lors de courses dans le désert, de rester durant trois semaines sans boire. Mais à l’arrivée, ils absorbent dans des puits plus de 100 1 d'eau, en dix minutes.

L'éléphant est aussi un soiffard. Il consomme, chaque jour, 200 1 d'eau, par 'petites' prises de 6 à 10 l à la fois, qu'il aspire dans sa trompe pour ensuite les laisser couler dans sa gorge. En définitive, si la quantité d'eau ingurgitée par l'éléphant peut paraitre énorme, elle ne l'est pas tant que cela, puisque, proportionnellement, elle correspond pour nous à une prise journalière de 2,5 1. En revanche, la consommation du chameau ou du dromadaire, appliquée l'homme proportionnellement à son gabarit donnerait 11 l d'un coup. Voilà un marché à prendre pour les marques d'eau minérale !

Pour terminer dans la layette, sachez que l'éléphanteau boit 14 1 de lait par jour. Et que pendant les huit mois que dure son allaitement, période pendant laquelle il croît de 4 cm et de 90 kg par jour, le baleineau absorbe quotidiennement 100 l de lait. Pour se donner une idée, il suffit d'appliquer sa bouche au conduit d'un robinet, d'ouvrir le robinet à fond, et de boire sans discontinuer en comptant mentalement jusqu’à 600. Ce qui fait dix minutes. C'est une éternité avec un tel débit.

LES TEMPÉRATURES CORPORELLES
De -1 °C à 60 °C...

Pour vivre, les animaux, comme les hommes, doivent maintenir leur corps à la température adéquate. Mais là encore, elle diffère beaucoup selon les individus.

Sous l'extrême chaleur des sunlights, nous décernons 1a palme du meilleur sang chaud au lézard. Il caracole en tête du classement ci-dessous :

Température corporelles d'animaux familiers ou sauvages.

Le lézard au soleil : de 50 à 60°C
La poule : 41,5°C
Les oiseaux : de 40 à 42°C
La chèvre : 39,9°C
Le lapin : 39,5°C
Le porc : 39,1°C
Le mouton : 39 °C
Le chien : 38,9°C
Le chat et le phoque : 38,6°C
La vache : 38,3°C
Le cachalot : 38,1°C
Le lièvre et le dauphin : 38°C
Le cheval : 37,6°C
L’homme : 37°C
L'éléphant et le morse : 36°C
L'éléphant de mer : 34°C

De leur côté, les animaux hibernants réussissent l'exploit de régler au plus bas leur 'thermostat corporel' pendant les phases de léthargie.

Si l'ours brun hiverne plus qu’il n'hiberne, étant donné que sa température reste à peu près constante entre 29 et 34°C, il en va autrement pour certains de ses camarades. Ainsi la température corporelle du hérisson se fixe 1°C au-dessus de la température ambiante du lieu où il se trouve, sans jamais descendre en dessous de 6°C. La température corporelle de la marmotte, elle, tombe à 8°C, voire 5°C, quelle que soit la froidure du terrier. La température du hamster doré se stabilise à 3,5°C. Enfin, et c'est un record en même temps qu'une curiosité de la nature, la température corporelle de la chauve-souris en hibernation descend sous la barre du zéro pour atteindre - 1,3°C.

Si l'homme est un 'animal' à température constante, il lui arrive cependant de jouer à l'élastique avec son chauffage corporel. Tout d'abord, précisons que 37°C est le chiffre moyen de ce que doit être la température de l'homme en bonne santé. En réalité, les températures humaines oscillent entre 36,5°C et 37,2°C. Au-delà ou en deçà, vous êtes en mauvaise santé. Si, un jour, votre température monte jusqu’à 43°C, c'est que vous êtes proche du paradis. Sauf cas exceptionnel, comme cette personne hospitalisée dont le corps surchauffait à 44,4°C. Dans le sens d'un refroidissement, avec une température de 27°C, c'est le coma, et avec 25°C, c'est la mort assurée. Sauf pour ce miraculé retrouvé enseveli sous 7 m de neige avec une température corporelle de 19°C, et qui a pu être réanimé. Il existe aussi des cas d’individus ayant survécu à des températures corporelles de 16°C.

Il n'empêche que jouer à l'élastique entre 43°C et 16°C, soit 27°C d’amplitude n'est pas bien formidable au regard des superbes parties de yoyo que se permettent certains animaux. Comme, par exemple, la marmotte qui baisse son chauffage corporel de 31°C d'un coup (de 36°C jusqu’à 5°C) quand elle se met au lit pour l’hiver.

L' ACCOUPLEMENT
Où l'on découvre que l'homme peut aller se rhabiller !

Ah, l'amour ! Dans la vie, qu'y a-t-il de plus important ? Rien. La preuve, c'est qu'il est au centre de toutes les cervelles et de tous les comportements, qu'ils soient animaux ou humains.

Commençons par le genre animal.

On s’aperçoit vite que ce ne sont pas les plus grosses bêtes qui sont les plus... (appelons cela comme ça) douées.

Alors que l'acte sexuel ne dure que vingt à trente secondes chez l'éléphant et seulement dix secondes chez la gazelle, l'accouplement chez 1a girafe se prolonge pendant trente minutes, et pendant deux heures chez le maki (sorte de singe de Madagascar).

Devant d'aussi piètres performances, la souris se tient les côtes à force de rire, elle qui a été observée en coït pendant douze heures d'affilée. Et le plus épatant, c’est que ses ébats peuvent se perpétuer jusqu'à treize nuits de suite.

La fréquence des rapports est extrêmement variée selon les animaux, d'intense à presque nulle. Si certains poissons des grandes profondeurs ne frayent qu’une seule fois dans leur vie, d’autres bêtes (de sexe) mériteraient d'être surnommées 1a 'mitraillette'. Le lion, par exemple, qui a été observé à copuler 86 fois en une journée. Record à battre !

La sexualité des animaux donne lieu aux comportements les plus originaux et les plus inattendus.

Ainsi, l'intense activité sexuelle de la souris mâle présente un sacré revers de médaille : celui de mourir cinq à dix jours après la période d'accouplement, les femelles restant seules et tranquilles pour élever leurs petits.

Dans la série 'thriller', on évoquera le cas de la mante religieuse qui mange le mâle qui l'a fécondée, ou du lion à qui il arrive de tuer ses petits pour pouvoir féconder à nouveau la femelle. Il n'y a que le c... qui l’intéresse, celui-là !

Chez l'araignée, les ébats peuvent également mal tourner pour le mâle, qui risque fort de finir en bouillie dans l'estomac de son obligée. Car à la moindre occasion, la femelle le dévore. Alors, pour éviter d'aller au suicide, le mâle utilise un stratagème qui consiste à présenter un insecte mort comme appât à la femelle. Le temps que la fille s'emploie à déguster l'insecte, le mâle la féconde par derrière. Certaines araignées ont une autre technique. Les mâles enveloppent leur insecte-cadeau dans une fine toile avant de l'offrir, ce qui leur permet de s'accoupler avec la demoiselle, tandis qu'elle s’occupe à défaire le paquet, puis à manger l'insecte. Autre tactique maligne : deux ou trois mâles fournissent de la nourriture à la femelle pendant qu'un ou deux autres la couvrent. Mais certaines espèces préfèrent la force à la ruse, notamment en neutralisant préalablement les femelles. Par exemple, les tarentules mâles s'aident d’un crochet qu'elles ont sur les pattes de devant pour maintenir hors d'état de nuire le dard venimeux de leur partenaire. Mieux encore, certaines araignées attachent la femelle afin de pouvoir copuler sans risque d’y passer.

Le requin, lui, ne connait pas d'instinct meurtrier en matière amoureuse, mais il s'adonne volontiers au sadomasochisme. Outre le fait qu'il soit sexuellement bien équipé pour le coït, avec son sexe durci par la calcification, il mord sa partenaire lors de la copulation. Aussi est-il fréquent de voir des femelles au corps couvert de cicatrices de morsures d'amour. Mais il parait qu'elles aiment ca, si l'on en croit les spécialistes qui affirment que c'est une façon pour le mâle d'encourager la femelle à l'acte sexuel. Précisons, toutefois, pour modérer l’ardeur de certains mâles humains qui voudraient jouer au requin avec madame, que les femelles requins ont une peau épaisse qui les protège des morsures. Alors, messieurs, du calme s'il vous plait !

Appel au calme, également, à l'attention des violeurs : chez les humains et dans la corporation des canards sauvages, ou le viol est très répandu.

La prostitution existe aussi chez les animaux, ou si ce n'est pas de la prostitution, c'est quelque chose de ressemblant. Notamment lorsque les mâles de certaines espèces de colibris sud-américains 'paient' les bonnes grâces des femelles par du nectar de plantes qu'ils sont les seuls à collecter.

Toujours au rang des amours marginales : l'homosexualité, qui est chose courante chez certains animaux, entre autres chez les mouettes, les oies et les vaches.

Également marginale, sinon interdite dans nos pays dits évolués : la polygamie. Ce qui n’est pas le cas dans le monde animal où la pratique du harem est monnaie courante, le mâle 'épousant' de nombreuses femelles – de 20 à 40 pour l’éléphant de mer, 50 pour le phoque – qu’il aime et qu’il défend contre l’approche des autres mâles.

À l'inverse, les couples de loups sont fidèles, de même que les chinchillas, qui restent unis de quinze à dix-huit ans, autant de temps passé à se regarder les yeux dans les yeux.

À propos, il existe des petites bêtes qui se font de l'œil. Il s'agit des lucioles, qui ont cette particularité de pouvoir communiquer entre elles, la nuit, en produisant leur propre lumière. Les mâles papillonnent de-ci de-là en émettant des éclats lumineux caractéristiques de l'espèce dont ils sont issus, et les femelles répondent par des signaux lumineux différents. Ce qui permet aux mâles de les repérer et de les rejoindre pour s'accoupler. Ainsi, chez une espèce particulière de luciole, le mâle émet deux éclats de lumière espacés d’environ deux secondes et la femelle, si elle les détecte, répond par un seul éclat, une seconde plus tard. Toutefois, et c’est bien normal, la femelle ne dit oui que si le signal émis par le mâle lui plait. D'accord pour le feu d'artifice, mais pas avec n'importe qui, tout de même !

Dans la série 'les amours acrobatiques' voici quelques exemples de galipettes de cirque.

Premier numéro avec l'escargot, animal hermaphrodite, c'est-à-dire qui a l'insigne privilège de posséder à la fois un sexe masculin et un sexe féminin. Si d'ordinaire, certaines variétés d'escargot prennent appui sur l'arrière de leur coquille, de façon à se dresser, se faire face, et unir leurs organes génitaux, ils apprécient aussi de se laisser pendre à une branche, le long d’un filet de bave, et de s'accoupler ainsi dans cette périlleuse position.

Deuxième numéro avec les libellules, qui aiment faire l’amour en plein vol. Le mâle devance la femelle et lui coince la tête avec la pince dont est doté le bout de sa queue, la contraignant ainsi à tordre son corps comme une virgule, et à l'amener à mettre son organe génital en contact avec le sien qui est situé sous le thorax. C'est compliqué, mais cela fonctionne. Tout ça dans les airs et sans filet. Chapeau !

Approchons-nous de nos amis les chiens, et flairons-les de plus près pour mieux connaître leurs rites amoureux. En amour, les chiens mâles savent qu'une chienne est en chaleur grâce à l'odeur particulière de son urine à cette période, odeur qu'ils détectent jusqu'à 3 km à la ronde. Quand la femelle est prête pour la saillie, elle s'immobilise debout et ramène sa queue sur le côté. Le mâle la monte par-derrière en la tenant de ses pattes avant. Les deux partenaires restent ainsi unis de dix à trente minutes avant de se séparer... dans l'indifférence.

Si l'ensemble des animaux copule dans un souci de reproduction, il a aussi été remarqué que certains d'entre eux le font pour d'autres raisons. Ainsi, le chimpanzé nain d'Afrique est de ceux qui utilisent la copulation pour se rassurer, notamment quand il a peur. De plus, bien des relations sociales se règlent par le biais des amours dans les groupes d'animaux. Certaines femelles y obtiennent même une place importante, en se liant avec des mâles dominants. Euh... comme chez les humains, non ?

Un mot enfin sur l'orgasme qui, malheureusement, dure peu de temps chez l'humain, en moyenne huit secondes. Beaucoup d'agitation pour pas grand-chose ! Le sperme éjaculé par le mâle humain est de 3 ml, volume qui parait ridicule compare aux scores d'animaux qui ne sont guère plus gros que nous, sinon plus petits.

Par exemple, le chien éjacule 6 ml (le double) ; le cheval, 70 ml (10 fois plus) ; le cochon, 250 ml (80 fois plus), soit le contenu d'une petite bouteille de bière !

Allez, tchin-tchin ! À la santé des animaux ! Car force est de reconnaitre que les bêtes nous mettent la pâtée.

LE JEU DE LA SÉDUCTION FÉMININE

Figurez-vous qu'aux États-Unis la très sérieuse psychologue Monica Moore, de la Webster University, mène depuis plus de quinze ans des études approfondies sur la séduction féminine, et en particulier sur le flirt. Ses observations ont lieu dans les bars, cafétérias des universités, soirées et tous les lieux fréquentés par des célibataires en quête d'une âme sœur. Notre professeur a ainsi étudié le comportement de plus de 2 000 femmes de dix-huit à trente-cinq ans, non accompagnées par un homme et se trouvant dans le voisinage d'au moins 25 personnes. Les deux enquêteurs choisissent un sujet femelle au hasard et, tandis que l’un consigne tous ses mouvements au magnétophone, l’autre observe les réactions des hommes. La découverte de cette étude inédite et insolite est que ce sont les femmes et non les hommes qui initient les relations, tout comme dans la plupart des autres espèces animales. En effet, dans 70 % des cas, ce sont elles qui grattent l'allumette, par les signaux qu’elles lancent. Ensuite le mâle réagit et prend l’initiative de la deuxième étape de la cour, c’est-à-dire l'approche. Les conclusions du professeur sur le comportement féminin sont cliniques : la femme incline la tête à angle droit avec pour effet que son oreille touche presque son épaule, exposant ainsi l'autre côté du cou, elle donne à son visage des expressions particulières et fait des mouvements de la tête, elle prend des positions, elle effectue des gestes, elle sourit, elle joue avec ses cheveux, elle a des touchers subtils d’objets... Bref, notre psychologue a dressé une liste exhaustive de 52 gestes et attitudes que la femme utilise pour lancer le signal de sa disponibilité et de son intérêt. Le plus ennuyeux dans l’histoire, c'est qu’il ressort de cette enquête que 70 % des hommes – contrairement aux animaux qui, eux, ne se trompent jamais sur le sujet – sont peu doués pour déchiffrer les signaux que leur lancent les femmes.


LES ANIMAUX FONT L'AMOUR

L'expression 'faire 1a bête a deux dos' collerait bien pour désigner l'acte sexuel des animaux. Mais il existe des termes bien plus appropriés :

Parmi les animaux de compagnie...

Le chat s'accouple ou saillit.
Le chien se lie.
La chienne jumelle.

Parmi les animaux de la ferme...

L'âne monte ou saillit.
L'ânesse baudouine.
Le bélier lutte.
La brebis béline ou hurtebille.
Le coq côche.
L'étalon monte ou saillit.
La jument assortit.
L'oie jargaude.
Le taureau monte ou saillit.
Le verrat monte ou saillit.

De façon générale...

Les animaux s’accouplent, s’appareillent...
Les oiseaux s’apparient.
Les poissons frayent.

Quant aux lièvres et aux lapins, leur réputation va prendre du plomb dans l’aile quand vous saurez que le terme exact qualifiant leurs amours est de dire qu’ils 'bouquinent' !

LA GESTATION
De douze jours à trois ans...

Il y a des jours et des lunes entre la gestation rapide de l'opossum, petit mammifère d'Amérique (55 cm de long), recherché pour sa fourrure beige à jarres argentés, et celle de cette très perfectionniste salamandre noire des Alpes qui n'en finit pas de peaufiner ses petits.

Et parmi les compétitrices de ce classement croissant, qui retrouvons-nous avec un honorable temps de deux cent soixante-dix jours pour fabriquer bébé ? Madame maman : votre mère, votre épouse, votre fille, votre sœur... Cela étant, dans la catégorie des 'hommes', la femme est capable de bien des tours pour perturber les chiffres. Ainsi dénombre-t-on des cas fréquents de grossesses qui durent jusqu'à quatorze mois. Encore plus fort, aux États-Unis un magazine publiait en 1884 l'histoire sensationnelle d'une grossesse de quinze mois et vingt jours. Alors qu'un autre magazine évoquait, lui, en 1751, une grossesse de trente-six mois. Hip ! Hip ! Hip ! Voyez-vous, nous, ce qui nous réjouit, c'est que, grâce à ce dernier cas, la femme termine sur les talons de la salamandre noire des Alpes, la recordwoman du monde de la gestation !

Durée de la gestation parmi les animaux familiers ou sauvages...

L'opossum : douze jours.
La souris : vingt et un jours.
Le lapin : un mois.
L'écureuil : un mois et huit jours.
Le renard : un mois et vingt-quatre jours.
Le hérisson : un mois et vingt-huit jours.
Le chat : deux mois.
Le chien : deux mois et trois jours.
Le loup : deux mois et huit jours.
Le lion : trois mois et seize jours.
Le porc : trois mois et vingt-cinq jours.
Le castor : quatre mois et huit jours.
Le mouton : cinq mois.
La gazelle : cinq mois et dix jours.
La vache : six mois.
L'hippopotame : six mois et vingt jours.
L'ours : huit mois.
Le chevreuil : neuf mois.
La femme : neuf mois.
Le phoque : neuf mois et six jours.
Le chameau : neuf mois et vingt jours.
Le dauphin : onze mois.
Le cheval : onze mois et cinq jours.
La baleine : un an.
L'âne : un an et quinze jours.
Le zèbre : un an et quinze jours.
La girafe : un an deux mois et vingt jours.
Le rhinocéros : un an six mois et vingt jours.
L'éléphant d'Asie : de un an huit mois et neuf jours à deux ans un mois et dix jours.
La salamandre noire des Alpes : trois ans deux mois et vingt jours.

LA MISE BAS
Des mots pour des maux...

Alors que la femme accouche, met au monde ou enfante, les animaux mettent bas. Et, plus particulièrement...

Parmi les animaux de compagnie...

La chatte chatonne.
La chienne chienne.

Parmi les animaux de la ferme...

La brebis agnelle.
La chèvre chevrote ou chevrette.
La jument pouline.
La lapine lapine.
La truie cochonne.
La vache vêle.

Parmi les animaux de nos campagnes et de nos forêts...

La biche faonne.
La daine faonne.
La hase levrette.
La louve louvette.

LES NOMS DES ANIMAUX

En ce qui concerne les humains, ils se nomment l’homme, la femme et l’enfant. Pour nos amis les bêtes, les appellations diffèrent.

Parmi les animaux de compagnie...

Chat, chatte, chaton.
Chien, chienne, chiot.

Parmi les animaux de la ferme...

Âne, ânesse, ânon.
Bélier, brebis, agnelet, agnelle, agneau.
Bouc, chèvre, chevreau, chevrette.
Canard, cane, caneton, canette, canardeau.
Coq, poule, poussin.
Étalon, jument, poulain, pouliche, poulichon.
Jars, oie, oison.
Lapin, lapine, lapereau.
Taureau, vache, veau, torillon, vachette.
Verrat, truie, pourceau, porcelet.

Parmi les animaux de nos campagnes et de nos forêts...

Cerf, biche, faon.
Chevreuil, chevrette, faon, chevrotin, chevrillard
Cigogne, cigogne, cigogneau, cigognat.
Couleuvre, couleuvre, couleuvreau.
Crapaud, crapaude, têtard, crapelet.
Daim, daine, faon.
Grenouille, grenouille, têtard, grenouillette.
Hérisson, hérissonne, hérissonneau.
Lièvre, hase, levrault.
Loutre, loutre, loutron.
Merle, merlesse, merleau, merlot.
Moineau, moinelle, moinet.
Perdrix, chanterelle, perdreau.
Pigeon, pigeonne, pigeonneau.
Rat, rate, raton.
Renard, renarde, renardeau.
Sanglier, laie, marcassin.
Vipère, vipère, vipereau.

Parmi les animaux sauvages des contrées lointaines...

Autruche, autruche, autruchon
Bison, bisonne, veau.
Buffle, bufflonne, bufflon, bufflette, buffletin.
Chameau, charnelle, chamelon.
Éléphant, éléphante, éléphanteau.
Girafe, girafe, girafeau.
Gorille, gorille, gorillon.
Lion, lionne, lionceau.
Loup, louve, louveteau.
Manchot, manchote, –
Ouistiti, ouistitite, –
Ours, ourse, ourson.
Serpent, serpent, serpenteau.
Singe, guenon, genuche (petite guenon).
Tigre, tigresse, tigreau.

LE NOMBRE DE NAISSANCES
De 1 à 15 petits par portée...

Le tableau ci-dessous indique le nombre de bébés qui naissent simultanément, lors de chaque mise bas ou accouchement. À l'image de certains animaux femelles, la femme fait sobre : la qualité ne prévaut-elle pas sur la quantité ? Il faut bien trouver des arguments, n'est-il pas ?

Parmi les animaux familiers ou sauvages, nombre de petits par portée...

Le bison : 1
Le bouquetin : 1
Le dauphin : 1
La baleine : l (voire 2)
Le cerf : 1 (voire 2)
Le phoque : l (voire 2)


La femme : 1 (voire 2, 3, 4, …)

La chauve-souris : 1 ou 2
Le chevreuil : 2 (voire 1 ou 3)
L'ours : 2 (voire 3)
Le lièvre : de 2 à 5
Le chien : de 2 à 10
L'écureuil : de 3 à 5
La taupe : de 3 à 7
Le renard : de 3 à 12
Le chat : de 4 à 6
Le hérisson : de 4 à 6
Le loup : de 4 à 9
Le hamster : de 4 à 12
Le sanglier : de 4 à 12
La souris : de 5 à 12
Le lapin : de 5 à 12
Le rat : de 8 à 14
Le tanrec : de 2 à 15

Ces chiffres représentent des moyennes. Ce qui sous-entend qu'il existe de plus ou moins nombreuses portées. Mais nous, ce qui nous fait craquer, ce sont les cas de naissances multiples et prolifiques.

Ainsi, dans la catégorie homme, nos petites madames sont capables de bien des exploits. Les plus impressionnants remontent en 1924 en Espagne, en 1936 en Chine, et en 1946 au Brésil où des recordwomen mirent au monde 10 enfants en un seul accouchement. On appelle cela des décaplés. Il existe bien le cas, en Italie, d’une femme qui avait en elle 15 fœtus (des quindécaplés), mais ceux-ci lui furent retirés par hystérectomie au quatrième mois. De plus cette grossesse multiple faisant suite à un traitement hormonal contre la stérilité, nous décidons de disqualifier la dame pour... dopage !

Dans le prolongement de ces cas de naissances multiples simultanées, il existe aussi des femmes qui, sur la durée, atteignent des scores records. Ainsi cette valeureuse soviétique qui, en 27 accouchements, intervenus entre 1725 et 1765, près de Moscou, mit au monde 16 paires de jumeaux, 7 fois des triplés et 14 fois des quadruplés, soit en tout 69 enfants. Compliments posthumes à la maman! Et bien du courage au papa, pour les bouches à nourrir !

Dans le monde animal, les parents rats, eux, n’ont pas ce genre de préoccupation. Ils copulent, la rate met bas et allaite pendant trois semaines. Et puis, basta, les enfants font leur vie. Comme le rat peut se reproduire jusqu'à 7 fois dans l'année, avec des portées pouvant aller jusqu'à 14 ratons, on obtient, pour un couple, une descendance de 100 petits par an, et de 20 millions sur trois ans !

Pour vous faire quelque peu oublier ce chiffre inquiétant, posons une question qui n'a rien à voir. Avez-vous déjà entendu parler du tanrec ? Il s'agit d'un petit mammifère insectivore de Madagascar (35 cm de longueur), au corps couvert de piquants, dont les portées moyennes sont de 12 à 15 petits, mais qui peuvent aussi atteindre 30 petits. Or, comme les femelles sont capables de se reproduire un mois après leur naissance, nous vous laissons deviner la suite...

Parmi nos proches compagnons, le record de naissances du chat est de 420 chatons nés d’une chatte américaine qui mit bas jusqu'à l'âge de dix-sept ans. Quant au record de naissances simultanées, il appartient à une chatte anglaise qui donna le jour à une portée de 19 chatons.

Pour ce qui est du chien, c'est à 4 chiennes (2 américaines, l anglaise, 1 française), que revient le record reconnu de naissances simultanées avec, pour chacune, une portée de 23 chiots.

LES GROSSES PONTES

Chez les insectes, les mites femelles peuvent pondre jusqu'à 200 œufs, entre 22 heures et 2 heures du matin pendant que vous dormez tranquillement dans votre lit. Les mouches pondent annuellement de 200 à 400 œufs. La mouche tsé-tsé pond de 8 à 10 œufs pendant sa courte vie qui ne dure que trois mois. En revanche, la reine des termites pond à la cadence d'un œuf par seconde pour un score record annuel de 30 millions d'œufs !

Chez les oiseaux, les grands rapaces pondent 1 œuf à la fois. Le pigeon en pond 2. Le canard sauvage de 8 à 12. L'autruche de 10 à 15. Le poulet d'élevage pond jusqu'à 370 œufs par an. Par parenthèse, les plus gros œufs pondus sont ceux de l'autruche : ils mesurent 20 cm de haut, 15 cm de diamètre, et pèsent environ 1,7 kg, soit le volume d'une tête d'homme, et 1e poids de deux douzaines d'œufs de poule.

Chez les poissons, la carpe pond 20 œufs par an, alors que le poisson-lune, gros poisson de 2 m de long pour un poids de 1 000 kg, vivant dans les mers d'Europe occidentale, pond 300 millions d'œufs dans le même temps. À cet effet, il détient le record de la ponte la plus prolifique avec 30 millions d'œufs à chaque fois.

COMBIEN D'INSECTES SUR TERRE ? On dénombre 3 millions d’espèces différentes. Ce qui laisse su poser qu'il y a probablement 1 000 000 000 000 000 000 d'insectes vivant sur notre planète. Allez, on vous aide à déchiffrer ce nombre : cela fait 1 trillion d’insectes !


LES POID ET TAILLE DES BÉBÉS
Pour une fois, l'homme a du poids !

Ami lecteur, quand vous êtes né vous pesiez dans les 3 kg, soit environ 6 % du poids de votre môman, et vous mesuriez dans les 50 cm, soit environ 30 % de sa taille. Ce qui constitue une belle performance, certes ! Mais est-ce bien suffisant pour prendre le leadership dans le monde des êtres vivants ?

Oui, d'extrême justesse, mais ex æquo avec la girafe qui donne naissance à un girafon mesurant déjà 2 m de haut, ce qui représente également 30 % de la taille de la mère.

Oui, et cette fois indiscutablement, comparé à la baleine bleue dont le rejeton, chétif baleineau de 7 t, pour 7 m de longueur seulement, a des mensurations ne représentant que 4 % du poids de sa mère et 20 % de sa propre taille.

Et ne parlons même pas de la femelle éléphant qui accouche d'un éléphanteau d'un poids de souris de 120 kg, soit 2 % du poids de la mère... qui doit en être rouge de confusion !

Quant au panda, dont le poids adulte est similaire à celui de l'homme, la femelle donne naissance à des petits de 120 g à peine, soit 0,20 % de son propre poids ! Une contre-performance, sans aucun doute !

Remarquez, l'homme n‘est pas à l'abri non plus des contre-performances, puisque son plus petit bébé né viable pesait 280 g. ll s’agissait d'une petite fille prématurée, née aux États-Unis dans les années 1990. En revanche, l'homme est aussi capable de superbes exploits, avec ce magnifique '10,2 kg' réussi par une maman italienne dans les années 1950. Faut le faire !

LES MÈRES PORTEUSES ET NOURRICIÈRES
Êtes-vous prêt à faire à faire les courses à 150 km de chez vous ?

Si l'on établit un comparatif entre l’animal et l'homme dans le domaine de l'attention portée au bébé, et si l'on observe les méthodes utilisées par chacune des deux parties pour nourrir les petiots et les déplacer, on remarque bien des similitudes.

En ce qui concerne le transport des mômes, on donnera, toutefois, l'avantage aux animaux pour leur sens particulièrement maternel.

Chez les êtres humains, peu de femmes se promènent avec leurs enfants dans les bras. Elles utilisent des couffins, des landaus ou des poussettes. Ce qui est bien pour les enfants, certes, mais qui les tient un peu éloignés des mamans.

En revanche, il est fréquent chez les animaux que parents et enfants aient des contacts physiques lors de leurs allées et venues. Ainsi, le kangourou transporte son petit dans la poche ventrale de sa fourrure. La lionne déplace ses lionceaux en les tenant délicatement dans sa gueule. Le tadorne, canard à bec rouge et à plumage multicolore, emmène ses petits en les tenant par le bec. La bécasse les transporte un par un, entre ses pattes ou sur le dos. Et la femelle scorpion véhicule sur son dos sa nombreuse famille : 24 petits pour le scorpion noir, et de 30 à 60 pour le scorpion jaune. On les applaudit bien fort !

Même appréciation favorable en direction des animaux, en ce qui concerne les repas que les parents apportent à leurs petits. Car, là encore, l'animal fait mieux que l'homme. Ainsi, le loup parcourt plus de 60 km sur son territoire pour nourrir sa femelle et ses louveteaux. La mésange vole 100 km par jour pour approvisionner ses petits, leur apportant à chacun de 30 à 70 becquées quotidiennes. Les vautours effectuent souvent des déplacements de plus d'une journée pour trouver à manger à leur progéniture : on les a signalés à 150 km de leur colonie. Le calao, petit oiseau d'Asie, avale jusqu'à 69 petits fruits qu'il rapporte au nid pour les réingurgiter aux oisillons : il a été estimé qu'un mâle de calao à joues argentées, rapportait ainsi au nid 24 000 fruits lors de l 600 vols effectués durant les cent vingt jours du cycle de la reproduction. On ne peut qu’être admiratif !

Et pendant ce temps là, que fait l’homme ? Une fois par semaine, le vendredi soir après le travail, l'homme prend sa petite auto pour se rendre au supermarché distant de 200 m de sa maison, puis il prend un chariot et il se traîne pendant une demi-heure dans les rayons. Voilà, c'est tout ! Et c'est suffisant jusqu'à la semaine d'après. ll y a comme un malaise, n'est-ce pas ?

LE SOMMEIL
Dix-neuf heures de sommeil par jour, ça vous plairait ?>/i>

Voilà un domaine où l'homme nous fait honte. Car s'il dort si peu, en comparaison de bien des animaux, c'est bien qu'il le veut. L'homme préfère aller travailler, plutôt que de se reposer, somnoler ou dormir... C’est lamentable ! Rendez-vous compte ! Nous ne dormons en moyenne que huit heures par jour, ce qui représente cent vingt jours par an, et vingt-cinq ans sur une vie. Traduit en pourcentage, il apparaît que le temps de sommeil de l'homme équivaut à 33 % du total de sa vie. En la matière, les animaux sont nettement plus forts que nous.

Ne parlons pas de cet animal insomniaque qu'est le chevreuil. Car le pauvre, ce n'est pas de sa faute – il doit en souffrir – ne connaît que de très courtes durées de sommeil (quatre heures au maximum par jour, et une heure et demie au minimum, voire moins, pour la femelle en lactation). De plus, s'il lui arrive de céder au sommeil, c'est rarement pour plus de dix minutes, et pour tomber dans un état de torpeur si peu profond qu'il réagit aux bruits et aux odeurs avoisinants. Plaignons aussi de tout cœur cet autre animal névrosé qu'est le marsouin de Dall, qui, parait-il, ne dort jamais.

En revanche, il convient de chanter les louanges de tous ces animaux qui savent vivre et prendre le temps de vivre.

Dans nos maisons, sous nos yeux, le chat dort quatorze heures par jour, donnant ainsi le bon exemple.

Dans sa caverne, l'ours brun des Pyrénées somnole tout l'hiver, sortant parfois pour de courtes promenades et pour croquer quelques glands. Comme le blaireau, on dit de lui qu'il hiveme.

La marmotte, elle, hiberne quand vient l'hiver. La brave bête s'installe dans un terrier, sa température baisse, son cœur se ralentit, passant de 220 pulsations par minute à seulement 30 tic-tac (de 500 à 4 battements/min. pour le hamster). Elle ne respire plus que de 2 à 3 fois par minute et maigrit de plus de 3 kg, soit près de la moitié de son poids. Elle se lève bien de temps en temps pour uriner dans un coin de son terrier mais, globalement, elle dort près de six mois avant de s'éveiller. vers avril, pour profiter du printemps et de la nature. L'écureuil, lui aussi, hibeme pendant six mois de l'année. Même les poissons s'y mettent et pioncent bien comme il faut, en hiver. Par exemple, la tanche, locataire des rivières et des lacs, hiberne en s'enfonçant dans la vase.

Savez-vous combien de temps dorment le paresseux (l'animal) et l'opossum (petit mammifère d'Afrique) ? 80 % de leur existence, soit dix-neuf heures de sommeil par jour !

Que voulez-vous qu'on vous dise de plus, après ça ?

LE LOGIS DES ANIMAUX
Les mots pour le dire...

Livrons-nous à un petit jeu : l'homme habite dans une... ? Maison! Bravo, tous nos compliments ! Maintenant, pour poursuivre, connaissez-vous le nom des logis animaliers ?

Parmi les animaux de la ferme...

Le bouc loge dans une étable.
Le cheval loge dans une écurie.
Le chien loge dans une niche.
Le cochon loge dans une soue.
Le lapin loge dans un clapier.
Le taureau loge dans une bouverie.

Parmi les animaux de nos campagnes et de nos forêts...

Le lapin loge dans un terrier.
Le lièvre loge dans un gîte.
L'oiseau loge dans un nid.
Le renard loge dans une renardière.
Le sanglier loge dans une bauge.
La souris loge dans un trou.

Parmi les animaux sauvages...

Le loup loge dans un liteau.
L'ours loge dans une tanière.
Le serpent loge dans un repaire.
Le tigre loge dans un repaire.

Force est de constater qu'en la matière l'homme domine l'animal, dans la mesure où il a plusieurs cordes à son arc. Si, le plus communément, il habite dans une maison, il peut aussi loger : dans un appartement, dans une caravane, dans un camping-car, dans un mobile-home, dans une cabane, sous une tente, sous les ponts ou à la belle étoile...

LA LONGÉVITÉ
De un jour à cent cinquante ans...


Il y a ceux qui vivent vieux et ceux qui meurent jeunes. Et pour une fois, dans ce genre de classement comparatif avec les animaux, l'homme n'est pas trop mal placé. Sans doute, pour une part, à cause de la technique : les progrès médicaux y étant pour quelque chose. Mais, bref, savourons notre honorable et non moins très moyenne place dans le classement.

CEUX QUI VlVENT VIEUX

Oui, vous allez bien lire, ce n’est pas une coquille : l'huître perlière vit longtemps puisqu'elle rend l'âme à soixante ans. Sauf, quand l'homme la pêche, naturellement.

Le crocodile, lui, verse sa larme d'adieu à la vie a soixante-dix ans. Même punition pour l'éléphant indien.

Nettement plus petit, mais tout aussi résistant, cet oiseau d'Australie qu'est le cacatoès, tire sa révérence à l'âge moyen de soixante-treize ans.

Et, un bravo timide du bout des doigts, car c'est ici que l'homme (français) se positionne avec une durée de vie moyenne de quatre-vingts ans. Pas mal, mais peut mieux faire ! Ça viendra. D'autant que, dans le classement, nous nous faisons talonner et battre par des grosses bêtes, mais aussi par des petites.

Par exemple, nous égalent et nous devancent : l'albatros, avec un dernier battement d'ailes à quatre-vingts ans, et l'esturgeon, avec un dernier frétillement de la queue à quatre-vingt-deux ans.

La baleine arrive en troisième position pour l'espérance de vie, avec un dernier cri poussé à quatre-vingt-dix ans, précédée par la palourde, qui pousse son ultime souffle à l'âge canonique de cent ans.

Mais la palme revient malgré tout à la très résistante tortue qui nous enterre tous en vivant tranquillement jusqu'à cent cinquante ans. Ce qui lui permet d’être plus au fait des choses historiques que nous les hommes. Pour preuve, une tortue dont l'existence se terminerait en 2017, serait née en 1867 et aurait vécu successivement sous la présidence des hommes d'État suivants :

Emmanuel Macron (2017), François Hollande (2012), Nicolas Sarkozy (2007), Jacques Chirac (1995), François Mitterrand (1981), Valéry Giscard d'Estaing (1974), Georges Pompidou (1969), Charles de Gaulle (1958), René Coty (1953), Vincent Auriol (1947), Albert Lebrun (1932), Paul Doumer (1931), Gaston Doumergue (1924), Alexandre Millerand (1920), Paul Deschanel (1920), Raymond Poincaré (1913), Armand Fallières (1906), Émile Loubet (1899), Félix Faure (1895), Jean Casimir-Perier (1894), Sadi Carnot (1887), Jules Grévy (1879), Patrice de Mac-Mahon (1873), Adolphe Thiers (1871), Louis Napoléon Bonaparte (1848).

Soit 25 hommes d'État usés par la tortue, contre 11, seulement, (naissance sous Albert Lebrun) pour un humain qui terminerait aussi sa vie en 2017.

CEUX QUI MEURENT JEUNES
À l'inverse de la tortue, certains animaux ont de courtes vies...

Par exemple, le rat ne vit que trois ans, sans que l'on sache qui du rat des villes ou du rat des champs a la plus grande longévité... Le rat des champs, certainement.

Le hamster, lui, court sur sa roue pendant deux ans avant d'en avoir plein les pattes et de se coucher définitivement sur le flanc.

Paradoxalement l'escargot ne prend pas le temps de vivre, puisqu'au bout d'un an, la bave au bec, il rend l'âme.

Quant à la mouche, quelques milliers de coups d'ailes pour l'héliporter sur le visage des humains, sur leurs bras, leurs jambes, histoire de sacrement les agacer, et c'est déjà fini. Le numéro dure deux mois au terme desquels la mouche se crashe.

Mais c’est à cet insecte répondant au juste nom d'éphémère que revient la palme de la malchance. Car le pauvre ne vit qu'un jour. Une toute petite journée lors de laquelle il passe successivement, et au grand galop, du stade de nourrisson à celui d'enfant, d'adolescent, d’adulte, d'adulte d'âge mûr, de retraité, de vieillard, et enfin de mourant. Le soir, c'est déjà le sommeil éternel.

Mais revenons à cette chieuse de mouche, et épions-là de plus près en dressant un parallèle entre elle et nous. On l'a dit, la mouche agace son monde pendant deux mois. Ce qui fait que si l'on ramène sa durée de vie à la nôtre, une mouche vieille d'une journée est âgée en fait d’un an et demi. Une mouche de sept jours a réellement neuf ans. Une mouche de quatorze jours fête ses dix-huit ans, ce qui la fait majeure. Une mouche d'un mois n'est plus une jeunette avec ses trente-huit ans. Une mouche âgée d'un mois et demi accuse en réalité cinquante-sept années. Une mouche de deux mois arrive au terme de sa vie, usée par ses soixante-seize ans. Alors, s'il vous plaît, mesdames et messieurs, un peu de cœur pour les vieilles mouches, mettez moins de vivacité à manier vos tapettes.

QUAND LES ANIMAUX NOUS SINGENT

LES ANIMAUX QUI CHANGENT DE VESTE ET QUI SIMULENT

Très coquets, les animaux !>/i>

Pour mieux se fondre avec les couleurs de la nature, pour se cacher et aussi pour chasser, certains animaux changent de fourrure comme de chemise, suivant les saisons. D'autres gardent leur peau, mais en changent la couleur.

Chatoyante en été, vêtue d'un beau brun rougeâtre, le ventre blanc, la belette fait dans le sobre l'hiver, quand le ciel déverse sa neige, avec une robe jaunâtre presque blanche. De la même manière, avec un poil de coquetterie en plus, l'écureuil d'Europe joue avec quatre couleurs, alternant suivant les circonstances le gris sombre, le brun, le roux et le fauve. Très seyant !

Chez nos amis des Pôles, la mode est systématiquement au brun et au blanc. Brun pour l’été, qui dure deux mois, et un blanc très fonctionnel pour l'hiver, qui s'éternise. Cette mode est très prisée du renard polaire et du lièvre variable.

Il existe aussi de grands spécialistes de la tenue de camouflage dans les pays chauds. Et c'est à Madagascar que l'on trouve le champion du monde toutes catégories du mimétisme, en la personne du caméléon, capable d'adapter sa couleur selon les milieux qu'il fréquente. Bravo, mon vieux ! Nos compliments aussi à la vice-championne du monde, une bête nettement moins connue, la raie à aiguillon, véritable serpent à sonnettes des mers, qui exerce son talent, elle aussi, en prenant la couleur du milieu où elle évolue.

Dans notre lancée, on attribuerait volontiers une petite médaille au didelphis, un marsupial d'Amérique du Sud, tant il est astucieux pour échapper à ses ennemis. Lui ne change pas de couleurs, il a un autre truc. Et quel truc ? Quand on l'attaque, soit il se rebiffe s'il se sent le plus fort, soit il s'enfuit s'il se juge inférieur. Mais quand l’une et l'autre technique s'avèrent vaines, alors le didelphis joue la comédie. Il simule la mort. Son imitation est parfaite. Immobile, la bouche ouverte, les yeux fermés, il reste couché sur le côté le temps qu'il faut pour décourager son assaillant. Puis, quand le danger est écarté, il se relève, il rigole un bon coup (ça, c’est nous qui l'affirmons) et il continue son chemin.

D'ailleurs, il n’est pas le seul à simuler la mort pour échapper au danger. Le serpent de la prairie, qui vit dans les prairies d'Amérique, joue la même pièce de théâtre.

OH ! LES BELLES COCHONNE !
Des scientifiques américains ont conclu, après de longues études, que les seuls mammifères capables de bronzer, hormis les êtres humains, étaient les cochons.


LES ANIMAUX QUI CRACHENT
Touché à 11 m...

Comme chez les humains, il est des animaux peu soucieux des convenances et qui crachent, le plus souvent pour se défendre ou pour chasser, mais n'empêche qu'ils crachent et qu'à nos yeux d'hommes bien élevés c'est vilain !

Commençons par le poisson cracheur, un cousin éloigné de la perche, qui vit aussi bien en eau douce qu’en pleine mer, de l'Inde et la Malaisie à l'Australie. Eh bien, figurez-vous que ce malpoli est doté d'une technique sophistiquée pour capturer sa proie. Il nage au ras de la surface de l'eau, repère des insectes accrochés à des roseaux ou à des branchages tombants, et leur crache dessus pour les faire tomber et ainsi les gober. Et le poisson a une sacrée force de frappe, puisqu'il peut atteindre un insecte à 2 m de distance. Si nous, pauvres humains, avions la même 'force de crache' que ce petit poisson long de 30 cm, relativement à notre taille, nous pourrions atteindre notre cible à l l m de distance !

Cracher peut également traduire une saute d'humeur. C'est le cas chez le lama qui peut vous tapisser la figure, à plus de l m de distance, d'un superbe jet d'aliments prédigérés.

Sympa... Mais, au moins n'est-ce pas dangereux ! Ce qui n'est pas le cas des projections de venin des mambas, ces serpents cracheurs d'Afrique, qui peuvent porter jusqu'à 3 m, et qui visent les yeux des ennemis. D'ailleurs, il faut signaler qu'en Afrique les jets venimeux des mambas sont un important facteur de mortalité.

Mais il y a encore pire que cela (!). Va-t-on oser en parler ? Oui, parce qu'il le faut bien, mais ce, au risque de sacrément vous faire tordre le nez de dégoût. Écoutez bien : pendant qu'il est encore temps, nous vous donnons le conseil de ne jamais menacer la huppe fasciée. Il s'agit d'un bel oiseau aux ailes bariolées de noir et de blanc dont le vol ressemble à celui d'un papillon. La huppe vit en Afrique, mais arrive en France au mois de mars pour s'installer dans les régions méditerranéennes. Et non contente de se défendre à coups de sifflements prolongés, à coups d'ailes et à coups de bec, cette grande dégueulasse de huppe fasciée se retourne vers son agresseur, lève le croupion et lui projette dessus ses excréments bruns et nauséabonds. On vous avait prévenu, c'est insoutenable !

LES ANIMAUX DANGEREUX ET GUERRIERS
Les moustiques, ces tueurs impitoyables !

Si l'homme est sans aucune doute l'animal le plus dangereux de la planète, dans certaines circonstances, l'animal ne se défend pas mal, lui non plus...

Mais, avant de rentrer dans le vif du sujet, commençons par exorciser cette peur endémique que nous avons de certains animaux réputés sanguinaires.

Ainsi, dans la catégorie 'les animaux emblématiques qui nous tétanisent', les tigres, les lions, les crocodiles, les requins ou les loups ont une bien mauvaise réputation de mangeurs d'hommes. Mais, s'il leur arrive de croquer des humains, cela demeure somme toute assez marginal.

ll est rare que les tigres deviennent des mangeurs d'hommes, parce qu'ils évitent le contact avec les humains.

Les lions, en revanche, ne dédaignent pas la chair humaine. Les attaques de lions sont généralement perpétrées par des animaux blessés ou âgés, et donc incapables de chasser normalement. L'homme devient alors pour eux une cible facile, car il est faible et plutôt lent à la course. Toutefois, dans de nombreux cas, ces mangeurs d'hommes ne sont apparus que lorsqu'il y avait pénurie de gibier.

Concernant les crocodiles, il faut savoir qu'ils s’en prennent rarement à l'homme. Une étude menée pendant dix ans sur les crocodiles d'estuaire de la région naturelle de Bhitarkanika, dans l'est de l'Inde, a permis de dénombrer seulement 4 attaques par des grands mâles et ce, bien qu'une importante population humaine vive sur le territoire de cette réserve hébergeant de très grands crocodiles.

Quant aux requins, la plupart d’entre eux ne sont pas cannibales. On recense malgré tout 50 à 75 attaques, chaque année, dont seulement de 5 à 10 sont mortelles. Elles interviennent quand le requin se sent en danger ou se méprend sur sa proie et confond un nageur ou une partie de son anatomie, un pied par exemple, avec un poisson. Dans les zones où croisent les requins, la règle d'or est d'éviter de rester dans l'eau si elle est trouble, car les risques de méprise sont multipliés, surtout si l'on est blessé ou si l'on a posé des appâts pour pêcher.

Les loups, contrairement aux légendes malsaines qu'on leur a collées sur le dos, n'attaquent pas les hommes, excepté lorsqu'ils sont poussés par la faim durant les hivers excessivement froids. Certes, il a bien été répertorié, par le passé, quelques cas de loups s'en prenant à des humains. Par exemple, dans l'ancien comté du Gévaudan, aujourd’hui département de la Lozère, un loup de grande taille, surnommé la 'bête du Gévaudan', attaqua le 6 septembre 1764 une femme du village dans son jardin, juste devant chez elle. Puis il dévora, le 11 mars 1765, une fillette, Marie Pounhet, devant la maison de ses parents. Enfin, la bête emporta dans les bois, le 29 mars de la même année, un garçonnet de neuf ans, François Fontugue. Mais, on n’est pas sûr qu‘il s'agissait réellement d’un loup. Certains historiens estimant même que l'auteur de ces attaques pouvait être un homme ! À ces quelques cas malheureux, s'ajoutent certains autres, notamment à Paris en 1439, où 13 personnes furent agressées par des loups dans les vignes situées entre Montmartre et la porte Saint-Antoine, mais ce sont là des faits assez rares. Ce qui l'est moins, ce sont les fables qui entourent les instincts meurtriers des loups. Par exemple, des récits mentionnent que lors d'un hiver récent, en Laponie, un village fut assiégé par les loups et délivré par les mitrailleuses des avions. Cela fait plutôt sourire les naturalistes suédois, qui estiment à une dizaine le nombre de loups peuplant cette vaste région. De plus, le spécialiste qui dirigea les investigations sur ces prétendues attaques constata que sur 100 cas, 99 se révélaient faux... et que le centième concernait un homme ivre-mort.

LES POISSONS QUI COUPENT ET MORDENT


Ce charmant petit poisson d'Amérique du Sud, le piranha, aime particulièrement se faire les dents sur la moindre créature blessée qui fait trempette près de lui. Un seul triste exemple suffit à illustrer son extrême voracité : en 198l, au Brésil, consécutivement au naufrage d'un cargo qui accostait dans le port d'Obidos, plus de 300 personnes furent dévorées par des piranhas.

Complètement inoffensif pour l'homme, le poisson-chirurgien est un véritable voyou. Alors que pour se nourrir il est végétarien et ne consomme que des algues, pour se distraire il sème la panique à qui mieux mieux parmi les poissons qui l'entourent. Car si l'homme-chirurgien soigne les gens, le poisson-chirurgien, lui, blesse les poissons à l'aide de 'bistouris' tranchants comme des rasoirs placés de part et d'autre de sa queue.

LES ANIMAUX ÉLECTRIQUES


Dans ce domaine, seuls les poissons sont capables de vous mettre au courant. Avec leurs gros organes électriques, logés à la base de leurs nageoires pectorales, les raies et tous les membres de la famille des torpilles peuvent produire des décharges électriques de plus de 300 volts. À ce propos, il est intéressant de savoir que les médecins romains prescrivaient des applications de torpilles fraîchement pêchées à leurs malades, parce qu'ils avaient remarqué que les décharges de torpilles soulageaient les rhumatismes et les maux de tête. Oui, mais à quel prix ? Bonjour les secousses !

Le gymnote, poisson des eaux douces d'Amérique du Sud à aspect d'anguille, est encore plus puissant puisqu'il paralyse ses proies en leur administrant du 600 volts. Rien que cela !

De même qu'ils sont dangereux pour leurs congénères, ces genres de poissons le sont aussi pour l'homme, ce dernier l'a d'ailleurs bien compris. Aussi, pour éviter de se prendre des coups de jus, les pêcheurs sud-américains attrapent des anguilles électriques à main nue... mais seulement après avoir pris soin d'immerger une carcasse d'animal contre laquelle les demoiselles survoltées ont déchargé toute leur électricité.

LES ANIMAUX VENIMEUX
Plusieurs types d'animaux empoisonnent leur monde...

Et puisque nous étions dans l'eau, restons-y, avec le poisson-pierre des eaux tropicales de l'océan Pacifique et de l'océan Indien, qui possède les plus grosses glandes venimeuses de tous les poissons. ll peut être mortel par simple contact des épines de ses nageoires qui contiennent un neurotoxique puissant.

Chez les oiseaux la seule espèce venimeuse est le pitohui, de la Nouvelle-Guinée. La peau, les plumes et les organes internes de ce beau volatile orange vif et noir contiennent un venin si puissant que quelques milligrammes seulement suffiraient à tuer plusieurs personnes.

En ce qui concerne les insectes, on a le choix...

Impressionnantes parce que velues et très grosses (26 cm toutes pattes écartées : soit le diamètre intérieur d'une lunette de W.-C.), les mygales, que l'on appelle tarentules en Amérique du Nord, sont venimeuses mais sans grand danger pour l'homme, que d’ailleurs elles n'attaquent que s'il les provoque. En revanche, les plus dangereuses des araignées sont des spécimens du genre Phoneutria, et plus particulièrement Phoneutria-fera, qui vivent au Brésil. Elles possèdent un venin redoutable, se révèlent particulièrement agressives, et s'introduisent souvent dans les habitations pour se cacher dans les meubles et dans les chaussures. Elles sont à l’origine de centaines d'accidents chaque année. Mais il existe un antidote, et seuls les enfants sont vulnérables.

Chez les scorpions aussi, ça pique sec. Les plus venimeux d’entre eux sont les scorpions jaunes de Palestine, qui vivent dans les régions de l'est de l'Afrique du Nord jusqu'aux abords de la mer Rouge. Mais ils n'injectent qu'une faible quantité de venin, rarement suffisante pour tuer un homme. En revanche, des accidents mortels surviennent chez les enfants.

Les piqûres de guêpes sont redoutables, mais seules celles des guêpes marines australiennes sont mortelles : pour preuve, près de 100 personnes sont décédées sur les côtes du Queensland, en Australie, depuis 1880. Sans assistance médicale immédiate, un homme passe de vie à trépas en moins de trois minutes.

Mais les plus redoutables insectes sont encore... les moustiques. Notamment ceux qui transportent la malaria. Si l'on exclut les guerres et les accidents, ces seuls moustiques sont responsables de la moitié des morts humaines. D'après les estimations de l'Organisation mondiale pour la santé, ils tuent de 1,4 à 2,8 millions de personnes, soit plus que la population des 20 arrondissements de la ville de Paris. Et, ça, tous les ans !

Les serpents, enfin, sont bien sûr parmi les animaux les plus venimeux. Le venin d'un crotale diamantin peut ainsi causer la mort d'un homme de 100 kg en moins d'une heure. Il y a encore plus efficace avec le venin du serpent Parademansia microlepidotus, à écailles lisses, qui demeure autour du fleuve Diamantina, dans le Queensland, un État du nord-est de l'Australie. Ce serpent, qui mesure 2 m, crache un venin si puissant qu'un décilitre suffirait à foudroyer 125 000 souris. Mais le plus violent des poisons est sécrété par le kokoï, qui vit dans l'Ouest de la Colombie. Il faut se munir de gants très épais pour toucher cet amphibien, dont les deux ridicules milligrammes de sécrétions cutanées qu'il produit, soit une goutte, suffiraient pour tuer l 500 personnes.

Globalement, de nombreux décès surviennent à cause de quelques spécimens dangereux de serpents, parmi lesquels : le cobra royal et la vipère du Russel aux Indes ; le serpent-corail, le serpent à sonnettes et la vipère fer-de-lance en Amérique du Sud ; la vipère hurlante et le cobra d'Égypte en Afrique ; la vipère de la mort et le serpent noir en Australie ; le crotale des États-Unis. Ainsi dénombre-t-on, tous les ans dans le monde, l million de personnes victimes des serpents venimeux dont 3 % de cas mortels.

À la décharge de tous ces animaux, il faut dire qu’ils ne deviennent dangereux que parce qu'ils ont faim ou peur. Ce qui n'est pas toujours le cas des humains qui, eux, n'hésitent pas à tuer pour d'autres raisons. Pour le plaisir, par exemple... Et parfois même, lorsqu'ils guerroient, vont-ils jusqu'à utiliser des espèces animales...

LES ANIMAUX DE GUERRE

Pendant le premier millénaire en Orient, particulièrement en Inde, on utilisait des éléphants de guerre. Préalablement excités et drogués avec de l'alcool, on les faisait attaquer l'ennemi, qui, pour se défendre, leur faisait subir les pires sévices. Il leur coupait les jarrets avec des haches, leur sectionnait la trompe avec des faux, leur envoyait des rocs avec des catapultes, leur transperçait les flancs avec des lances, leur lançait des javelots en feu qui, en se fichant dans la peau, infligeaient des douleurs terribles.

Les Indiens utilisaient également des rhinocéros, avec une corne renforcée par un trident de fer, pour enfoncer les lignes adverses. Ils déguisaient aussi des singes en soldats et les envoyaient en éclaireurs. L'ennemi, en tirant sur les singes, dévoilait ses batteries.

Toujours en Asie, on utilisait des varans, reptiles de 2 m de long ressemblant à des salamandres, pour leur aptitude à se tenir solidement agrippés dans les trous et les excavations des murs verticaux. Ainsi en 1889, lorsque le peuple des Mahrattes, sis dans le Dekkan, la partie insulaire de l'Inde, s'apprêta à conquérir l'Inde, il attacha des cordes longues de 10 m à la taille de chacun des 124 varans, les fit grimper aux murs d'un fort, réputé imprenable, occupé par les mahométans, escalada les murs en s’aidant des cordes, et envahit la place. On imagine ce qu'ont dû endurer les pauvres bêtes, d'une part, en supportant le poids des dizaines d'hommes montant successivement aux cordes qui leur étranglaient le corps, d‘autre part, en subissant les attaques meurtrières des assiégés qui voulaient leur faire lâcher prise.

En Europe, au XVIe siècle, Henri Vlll d'Angleterre lança quelque 500 dogues contre l'armée de Charles Quint, roi d'Espagne, roi de Sicile et empereur germanique. Combien de morts... chez les chiens ?

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Belges attelèrent des chiens rapides et dressés pour déplacer les mitrailleuses ; les Russes de leur côté dressèrent des centaines de chiens à chercher leur pitance sous les chars allemands. Ensuite, ils les affamaient, les sanglaient de charges explosives, et... « boum ! »

Dans le même esprit, des moutons furent utilisés pour faire sauter les mines.

Aux États-Unis, il est de notoriété que les militaires ont dressé des dauphins aux fins de leur faire transporter des mines à l'abri des radars et des autres systèmes de protection. De même, les marines de guerre des grandes puissances ont entraîné des dauphins, des phoques et des baleines non seulement pour des tâches pacifiques, telles que retrouver une torpille égarée ou transporter un message, mais aussi pour accomplir des missions de reconnaissance, fixer des mines sur les navires ennemis ou pour attaquer et tuer des plongeurs.

Mais le plus surprenant est encore cette expérience menée par les Américains, juste après leur déroute de Pearl Harbor. Ils eurent l’idée d'équiper des chauves-souris de bombes incendiaires à retardement, et de les lancer depuis leurs avions sur des objectifs japonais. Pour cela, ils capturèrent 8 millions de chauves-souris et entreprirent des tests sur un village expérimental construit dans le désert, qui fut détruit à 80 %. Si le projet n'aboutit pas, les chauves-souris, elles, en ont bien été les victimes.

Beaucoup plus traditionnelle est l’utilisation de pigeons pour porter des messages. Cette pratique, connue depuis l'Antiquité, se poursuit encore de nos jours, d'ailleurs les militaires de la Seconde Guerre mondiale se servirent de 56 000 oiseaux, dont beaucoup périrent, victimes de ce jeu stupide et cruel qu’est le tir aux pigeons.

Pourquoi terminons-nous cette très incomplète liste par ce volatile ? Parce que, dans l'histoire, les animaux sont les pigeons de l'homme, qui, par ailleurs, est l'être le plus sanguinaire que la terre ait jamais porté...

LES SUICIDES D’ANIMAUX
Un triste score record pour l'homme !

Qu'est-ce qu'on apprend ? Les éléphants expédieraient leurs blessés dans l'autre monde à coups de défenses ? Lamentable ! Ce serait le seul cas d'euthanasie enregistré sur l'ensemble des espèces animales puisque, rappelons-le, chez l'homme, l'euthanasie n'existe pas... Du moins, en principe.

En ce ce qui concerne le suicide, tout porte à croire qu'il n’existe pas véritablement chez les animaux. Cependant, des comportements tragiques dans certaines circonstances laissent penser que les bêtes, elles aussi, peuvent volontairement mettre fin à leurs jours.

Par exemple, il a été remarqué que le scorpion, cerné par les flammes, se recroquevillait et se piquait dans le dos avec son aiguillon. Des scientifiques estiment que l'animal ne se tue pas volontairement, mais que la peur du feu le fait se tordre sur lui-même et se piquer par accident.

Plus spectaculaires sont ces bancs de cétacés qui s’échouent sur des plages. S'agit-il de suicide ? On parle d'impulsion migratoire, de folie du chef qui mène son troupeau à la mort, encore de variations du champ magnétique terrestre. Selon l'état des connaissances actuelles, la raison la plus crédible semble être le dérèglement du sonar des baleines, suite à l'accumulation de données géographiques (le rivage d'une côte découpée qui avance dans la mer, un fond vaseux) et météorologiques (pendant ou après une tempête). Leur orientation est alors perturbée, les baleines n'interprètent pas à temps l'information de la proximité de la plage et nagent à grande vitesse vers elle. S'apercevant trop tard du danger, elles lancent un signal de détresse, mais en vain.

On peut se demander également si une volonté de suicide pousse certains dauphins en captivité à se tuer en se frappant violemment la tête contre leur bassin.

Il existe aussi des exemples qui nous touchent de plus près. ll n'est pas rare d’entendre parler de chiens ou de chats, qui se laissent mourir après le décès de leur maître. À ce sujet, si les vétérinaires reconnaissent avoir été confrontés à des cas surprenants de suicides, comme par exemple ce chat qui se jette par la fenêtre d'un immeuble, ou cet autre chat qui se lance violemment la tête la première contre un mur, ils expliquent néanmoins que, dans la plupart des cas, la mort intervient consécutivement au fort état dépressif que connaît l'animal et à la détérioration de son état général qui entraîne le déclenchement de maladies aux conséquences mortelles.

En tout cas, une chose est sûre, c'est que chez l'homme la volonté de suicide est indubitable, et que dans ce domaine les chiffres sont tristement élevés. La preuve, en France, 12 000 personnes mettent fin à leurs jours chaque année.

LES ANIMAUX QUI SE RÉGÉNÈRENT
Se manger pour vivre...

Mesdames et messieurs les lecteurs, nous vous en avertissons solennellement, ce chapitre n'est pas à mettre entre les mains des bambins. En effet, nous ne voulons pas être à l'origine d'accidents aux conséquences irréversibles pour vos enfants. Cela étant dit, toutes les autres catégories d'âges peuvent se rassurer, ils ne couperont pas au chapitre.

Tout d'abord, qu'est-ce que la régénération ? Tout simplement, la faculté que possède un organe détruit de se reformer ou de repousser. Inexistante chez les oiseaux et les mammifères, cette faculté extraordinaire est fréquente chez certains vertébrés, comme les amphibiens et les reptiles, mais surtout chez un très grand nombre d'invertébrés, au rang desquels les annélides (lombrics, etc.) et les plathelminthes (vers à corps aplati, etc.), les cnidaires (anémones des mers, coraux, grandes méduses, etc.), les crustacés (crabes, crevettes, etc.) et les échinodennes (oursins, étoiles de mer, etc.).

Ainsi, les étoiles de mer sont capables de régénérer leurs bras lorsqu'ils ont été sectionnés par des prédateurs. Fort de cette faculté à tout casser, certains animaux vont jusqu'à s'amputer eux-mêmes pour se tirer d'un mauvais pas.

Par exemple, pour échapper à un ennemi, il arrive que le crabe se débarrasse de ses pattes et le lézard de sa queue. Ce processus de régénération est également pratique pour la reproduction, et certaines espèces l'utilisent pour accroître leurs effectifs sans sexualité. C'est le cas de l'étoile de mer méditerranéenne, Coscinasterias tenuispina, qui se coupe en deux pour se reproduire, chacune des moitiés recréant la partie manquante.

Parmi les grandes vedettes de la repousse, l'éponge est la plus incroyable de toutes, avec sa faculté de pouvoir reconstituer l’intégralité de son corps à partir d'un seul de ses minuscules fragments.

Le lombric, ou ver de terre, animal qui se casse facilement en morceaux, est aussi apte à régénérer ses parties manquantes, selon ce même processus de la reproduction asexuée.

Mais là où certains vers plats marins nous estomaquent carrément, c'est lorsqu’ils entreprennent de se dévorer eux-mêmes quand la nourriture vient à manquer. On a observé un de ces vers, placé en examen dans un laboratoire et mis volontairement à la diète : en quelques mois, il a mangé et digéré jusqu’à 95 % de son propre corps, et ce, sans danger pour sa vie, puisque des qu'on lui redonna de la nourriture, ses tissus se régénérèrent.

DES ANIMAUX QUI SE DROGUENT
L’opium des animaux...

ll n'y a pas que l'homme qui prenne des 'dopants'. Même les animaux s'y mettent de leur propre volonté. Parfois sans que leur santé n'en soit vraiment altérée, mais parfois aussi avec dommages.

Ainsi, nos agriculteurs évoquent volontiers le cas de grives et de merles qui se soûlent périodiquement en consommant des raisins fermentés, ainsi que celui de pigeons sauvages qui se grisent au chènevis, qui n'est ni plus ni moins que du chanvre en graines. De même, ils parlent de poules qui aiment à se cuiter avec des baies noires, picorées dans des arbustes de cassis et qui servent à faire de la liqueur.

Des 'anciens' se souviennent de chevaux utilisés lors des vendanges et qui, attachés au pied de vignes, se goinfraient de raisins fermentés, terminant ainsi la journée éméchés.

Les bourdons, eux, consomment du pavot, notamment lorsqu'ils butinent des parcelles de pavots rouges, autrement dit de coquelicots. Et d'après un apiculteur spécialiste des maladies des abeilles, ils aiment ça !

Si en Europe nos moutons sont à peu près sages en s’enivrant avec du genêt, fleur jaune aux graines toxiques, ils le sont nettement moins en Amérique du Nord, en consommant là-bas de l'astragale, une plante fournissant la gomme adragante qui fait office de colle dans la préparation des étoffes, des cuirs, des papiers : autant dire qu’ils se shootent à la colle.

Mais le plus grave se produit tout de même au pays du Soleil-Levant, dans les fumeries d'opium, où il a été observé que des insectes et des souris semblent attirés par la drogue. Ce qui est plus que probable, quand on sait combien les souris de laboratoire, droguées par des chercheurs à des fins expérimentales, sont dépendantes du stupéfiant, notamment au point de savoir s'orienter dans des labyrinthes pour rejoindre l'endroit habituel où leur est servie la dose ! Mais, nom d’un chien, qu'attendent la Ligue protectrice des animaux et Brigitte Bardot pour intervenir ?

LES INSECTES FONT DE LA RÉSISTANCE

Nos insectes s’accoutument tant et si bien aux insecticides déversés dans la nature qu'en vingt ans on a parfois multiplié par 1 000 la dose nécessaire pour les détruire.


LES GRANDES BANDES D'ANIMAUX
Plus on est de fous...

Il paraît que l’homme a l'instinct grégaire. C'est vrai dans une certaine mesure, mais ce n'est rien à côté de certaines catégories d'animaux qui adorent vivre en bandes.

Nous les connaissons bien, elles demeurent dans nos régions, il s'agit des abeilles. Hormis leurs balades dans la nature, en solitaire ou avec quelques copines, pour butiner les fleurs, une fois leur journée de travail terminée, elles rentrent 'dard-dard' à la ruche où elles vivent en compagnie de 40 000 à 70 000 camarades. De quoi avoir le bourdon... Imaginez un peu que cela représente le nombre de spectateurs que peut contenir le stade de football parisien le Parc des Princes !

Mais c’est peu de monde, à côté des bataillons de fourmis qui se déplacent, de temps à autre, d’un ancien campement vers une nouvelle résidence. Une deux, en avant marche ! Certaines variétés de fourmis forment alors des colonnes de 10 000 à 100 000 insectes, soit la population de villes comme Nancy (99 000 h), Avignon (87 000 h) ou Rouen (103 000 h). Durant ces marches, des fourmis ouvrières cherchent les aliments tandis que des fourmis soldats protègent les larves et la reine.

Toujours plus fort, avec les springboks ! ll ne s'agit pas des célèbres joueurs de rugby, mais d'une espèce d'antilope d'Afrique du Sud à laquelle les rugbymen ont emprunté leur nom. Il est arrivé, particulièrement au siècle dernier, que des troupeaux de 10 millions de têtes traversent les grandes plaines de l'ouest de l'Afrique du Sud, occupant un espace de 160 km de long sur 24 km de large. Pour visualiser, coupez la Corse en deux dans le sens de la hauteur, et vous avez, à quelque chose près, la taille du troupeau.

Mais il y a plus fort, avec des concentrations géantes de chauves-souris molosses du Mexique, qui se regroupent a plus de 20 millions d'individus. Cela se passe, périodiquement, après leur migration annuelle, dans des grottes du Texas, aux États-Unis.

Ce n'est pas tout. Car les chiens de prairie à queue droite, rongeurs de l'ouest des États-Unis et du nord du Mexique, forment eux aussi de très grandes hordes. Une unique colonie observée au début du siècle dernier se déployait sur une surface de 380 km de long sur 160 km de large (les surfaces cumulées de la Sicile, la Sardaigne et la Corse), et comptait 400 millions d'individus, soit la population de l'Europe.

Mieux. Au XIXe siècle une sacrée belle bande de criquets pèlerins occupa plus de 5 000 km2 au-dessus de la mer Rouge. Ils étaient 250 milliards, soit 50 fois la population mondiale.

Mais tout cela est une douce plaisanterie au regard de la plus grande concentration animale jamais observée : un incroyable essaim de sauterelles des montagnes Rocheuses qui traversa le Nebraska, aux États-Unis, au XIXe, dont on estima qu’il couvrait une surface de 500 000 km2, soit la superficie de l'Espagne. Il a été calculé qu'il comportait 12 500 milliards d’insectes, représentant une masse de 25 millions de tonnes, ce qui équivaut au poids total des habitants de l'Amérique du Nord (Canada, États-Unis, Mexique) !

LES ANIMAUX, GROS TRAVAILLEURS
6 tours du monde pour 1 kg de miel...

S'il est des animaux qui sont paresseux... à l'image des paresseux justement, mammifères arboricoles d'Amérique du Sud dont la vie est presque immobile, il en existe d'autres qui triment comme des fous, pour leur propre compte ou pour le compte d'un chef. De plus, certaines bêtes sont loin d'être... idiotes, et font même preuve d'une belle ingéniosité, lorsqu'il s’agit pour elles de travailler ou d'ériger des constructions leur servant à vivre ou à dormir.

Avant d’en arriver aux patrons ou aux travailleurs indépendants, commençons par les ouvriers, ou plutôt, les ouvrières. Pour les beaux yeux d'une reine, des milliers d'abeilles (60 000 sujets dans une ruche) volent tous les jours, et ce, à double titre. Une ouvrière vole le nectar des l 500 fleurs qu'elle visite quotidiennement. Et les ouvrières volent (bzzz-bzzz) à elles toutes un total cumulé de 240 000 km pour confectionner l kg de miel, soit l'équivalent de 6 tours du monde. Pensez-y, les enfants, quand vous plongerez votre petite cuillère dans le pot de miel !

L'aigle royal, autre grand travailleur, aime tellement ses aises qu'il construit des nids gigantesques. Par exemple, il a été découvert en Écosse un nid douillet de 4,50 m de profondeur, fabriqué à la force du bec et des ongles, il faut le souligner.

Des oiseaux de Nouvelle-Guinée, gros comme des poulets et répondant au joli nom de mégapode de Freycinet, construisent des nids mesurant jusqu'à 10 m de diamètre (soit en surface, l'équivalent de 4 chambres de votre domicile) pour 5 m de profondeur (2 fois la hauteur de plafond), pouvant contenir 300 m2 de matériaux, dont le poids peut atteindre 300 t, et qui leur servent de couveuses.

Plus près de nous, et non moins ardente au travail, vous pouvez voir la petite hirondelle virevolter joyeusement dans les airs, autour de votre maison. Sachez qu'elle fait l 000 voyages avec de la boue dans le bec, pour édifier son nid, formé de l 000 boulettes de terre.

Sur terre, s'activent également d'autres grands travailleurs : les castors. Des animaux très incisifs, puisqu'ils mettent moins d'une nuit pour abattre un saule possédant un tronc de 20 cm de diamètre. Mesdames et messieurs, vous qui avez les dents longues, essayez donc, pour voir ! Cette tâche accomplie, les castors construisent des huttes sur l'eau, entourées de barrages pouvant atteindre 12 m de haut et 550 m de large, qui servent à les protéger des inondations en maintenant un niveau d'eau leur permettant d'aller et venir sans être vus.

Mais sous terre, aussi, il se passe des choses... des choses difficilement imaginables...

Les taupes, par exemple, actives de jour comme de nuit, creusent de grandes galeries souterraines qui peuvent atteindre jusqu'à 150 m de long. Une petite taupette de seulement l5 cm est capable de creuser, à elle seule et en une nuit, un tunnel long de 90 m ! Pensez, grosso modo, à une ligne droite de 100 m en course à pied, et imaginez le labeur !

Travail de titan, également, pour le blaireau lorsqu'il construit son terrier. Un terrier de dimension moyenne comptant de 3 à 10 bouches de sortie et environ 300 m de galeries lui fait remuer 25 t de terre !

Dans la catégorie laboureur infatigable, il existe un hercule qui bat tous les records. Il s'agit du lombric, ou ver de terre, dont la principale occupation est de creuser inlassablement des galeries. Et si nos sous-sols sont poreux, c'est que les lombrics sont nombreux. On en compte pas moins d'une tonne, en moyenne, par hectare de sol, ce qui représente une population de 2 millions d'individus par hectare. Rien que cela ! Par ailleurs, il a été calculé qu'une population moyenne de vers absorbait 20 t de terreau par an et en rejetait la majeure partie. Un travail considérable qui aère le sol, mélange les débris végétaux et les couches de terre, et favorise la formation d’un sol fertile. Nous sommes cependant au regret de vous apprendre que nous sommes envahis par les lombrics, de façon beaucoup plus massive que vous ne le pensez, dans la mesure où ils représentent plus des trois quarts du poids total des animaux, y compris les humains. D'ailleurs, ils sont la première masse de protéines du monde. Rien qu‘en France, le poids total des lombrics est estimé à 150 millions de tonnes, ce qui dépasse d’extrêmement loin le poids global des Français qui, lui, est de l'ordre de 3 millions de tonnes. Pas étonnant qu'on se sente petit ! Et d'ailleurs, sans vouloir être macabre, à quoi bon se masquer la réalité : entre l'homme et les vers, ce sont toujours les vers qui ont le dernier mot !

Allez, ne terminons pas sur une telle perspective, changeons de sujet. On connaît un animal qui est tellement tapé qu'à force il devrait finir par s'assommer et tomber inanimé sur le sol. Il s’agit du marteau piqueur... pardon, du pivert. Pour attraper les insectes dans les trous d’arbres, avec sa grande langue, il se sert préalablement de son bec, conçu pour piquer, découper et hacher. Même sa queue joue un rôle, puisqu'elle lui permet d’amortir les chocs et de bénéficier d’une posture correcte pour picoter. Alors, le pivert tape comme un malade sur les troncs d'arbres avec des coups de tête : atteignant plus de 20 km/h. De quoi devenir vite marteau si ses organes internes, notamment son cerveau, ne bénéficiaient pas d'un aménagement spécial le protégeant contre : les dégâts dus aux chocs. Ce qui est vital, vu le nombre de coups de bec quotidiens que donne l'oiseau : de 8 000 à 10 000 coups pour le pic noir. Si vous voulez vous représenter l'exercice, approchez-vous d'un mur et amusez-vous à le frapper à répétition avec votre front, très rapidement et très sèchement... Voilà !Maintenant, allongez-vous et reposez-vous : bobo à la tête ! Oui, on sait, mais ça ira mieux demain ! Dans les bois, le pivert, lui, se fend la tronche et continue, aujourd’hui, demain et après-demain !

LES OUTILS DES ANIMAUX
C 'est l’homme qui a la main...


Si on en pince pour l'homme, le roi des bricoleurs, certains animaux nous scient par leur ingéniosité.

Ainsi, pour se procurer des larves d'insectes lorsque la faim le tenaille, le pinson des Galapagos creuse l'écorce des arbres avec son bec. Mais comme le bec est trop gros pour déloger la larve au fond du trou, l'oiseau se munit d'une brindille qu'il manie avec assurance et adresse pour attraper l'insecte. De façon presque identique, le corbeau néo-calédonien empale des insectes sur des brindilles. C’est sa manière de 'faire des brochettes' ! Le vautour percnoptère, quant à lui, prépare son omelette en brisant des œufs d’autruche avec des pierres.

Dans la même veine, la mangouste projette des œufs sur les rochers pour les casser. La loutre de mer broie des coquillages sur son ventre à l'aide d'une pierre, en faisant la planche, s’il vous plaît !

Le gros crabe des cocotiers se nourrit de noix de coco qu‘il frappe contre un rocher pour les ouvrir, ou qu‘il laisse tomber du sommet de l’arbre.

Mais il n'y a pas que la bouffe dans la vie : il faut aussi s'occuper des travaux ménagers. Ainsi le tisserin, passereau des régions chaudes, coud des feuilles pour construire son nid. Et, dans nos régions, en hiver, le merle déblaie la neige avec une brindille qu'il tient dans son bec pour pouvoir gratter le sol. Ficelles, les volatiles ! Pour leur confort quotidien, nos amies les bêtes ne manquent pas non plus de ressources. On a remarqué que l’éléphant se grattait le dos avec une branche tenue avec sa trompe, et que le chimpanzé se nettoyait les dents avec des cure-dents fabriqués avec des épines ou des feuilles pointues, après s'être empiffré de termites qu’il 'pêche' en enfilant une tige dans les termitières. Mais ce n'est pas tout puisqu'entre autres choses il sait aussi fracasser des noix avec des pierres et pomper de l'eau dans un point d'eau en y trempant une poignée de mousse, qu'il presse ensuite comme une éponge !

Par ses manières, il nous rappelle quelqu'un, ce singe ! Mais en plus limité, car il n'y a pas à dire, l'homme, en matière de maniement d'outils, c'est le meilleur. Tout ça grâce à deux choses : à notre intelligence et, aussi et surtout, à l'extrême dextérité de nos mains et de nos doigts, capables de réaliser 3 000 gestes différents. Soyons-en fiers, car cette main humaine si perfectionnée n'est comparable à aucune autre dans le genre animal ! Pour une fois, nous levons les bras !

LE GRAND CIRQUE DES ANIMAUX
90 coups d’ailes à la seconde...

Attention, mesdames et messieurs, le spectacle va commencer ! Approchez-vous, et entrez sous le grand chapiteau des animaux du monde. Ils vont vous faire leur numéro ! Extinction des lumières. Roulement de tambours. Chut, c'est parti !

Entrent en scène des champions de l'acrobatie et de la voltige. La troupe se compose d'orangs-outans, singes d'Asie perchés en permanence à 30 m du sol à la cime des arbres, et qui effectuent des sauts périlleux sans se soucier du vide. Dans le même temps des dendrolagues, kangourous arboricoles de la Nouvelle-Guinée et d'Australie, passent d'un arbre à un autre distant de 10 m, en s'élançant de cimes hautes de 20 m. Enfin, les applaudissements saluent aussi nos valeureux petits écureuils locaux qui effectuent, sans peur, des vols planés de plus de 300 m.

Dans le public les nerfs sont à vif. C'est alors qu’apparaît sur la piste un artiste d'un autre genre, le caméléon, qui, outre ses changements successifs de couleur de peau suivant le lieu où il se trouve, décontracte tout le monde, en même temps qu'il force l'admiration, avec son numéro de gymnastique oculaire. Quelle rigolade quand il fait tourner ses gros yeux saillants indépendamment l'un de l'autre et qu'il regarde simultanément dans plusieurs directions ! Essayez, pour... voir !

Dans la même optique suit une bande d'oiseaux, dont la vedette est une chouette Chevêche, originaire d'Europe, et qui, grâce à l'extrême souplesse de son cou, peut regarder aisément derrière son dos en faisant pivoter sa tête de 180°. M. Loyal explique au micro que les oiseaux corrigent de cette façon, avec plus ou moins de bonheur, le handicap d'avoir des yeux fixes dans leur orbite. Des gens dans la foule se tiennent le cou en grimaçant pour avoir voulu essayer d'en faire autant.

C'est le moment que choisit la girafe pour apparaître et se préparer à son numéro. En fait, c'est le girafon, sur le point de naître, qui va être sous les feux de la rampe. Car la mère est pleine et, en direct, elle va donner naissance à son petit. Chaque spectateur retient son souffle, chacun est ému. La mère reste debout. Qu'elle elle est grande du haut de ses 6 m ! Et la voilà qui pousse... qui pousse ! Le petit apparaît, sous les exclamations du public. Puis le girafon, qui est déjà grand avec sa taille de 2 m, chute lourdement de toute la hauteur de bassin de sa mère, c'est-à-dire de 2 m. Appréhension du public... le temps que le petit se redresse, indemne, mais pas encore assez vaillant pour se tenir parfaitement sur ses pattes. En tout cas, bravo pour ce numéro, il est vraiment géant !

Pour décontracter l'atmosphère, l’artiste suivant s'y entend plutôt bien. C’est un fantaisiste. Un lynx, dont la spécialité est d'uriner de l7 à 20 fois, sur l 500 m, en des points très définis pour marquer son territoire. Les gosses sont ravis, ils applaudissent à tout rompre !

Derrière cette exhibition, disons très terre à terre, ne pouvait suivre qu’un numéro très aérien. Et voilà qu'apparaît à mi-hauteur sur la piste, toute petite, toute menue et toute timide, une minuscule araignée qui tisse des toiles... des toiles... des toiles, beaucoup de toiles. À tel point qu'au cours de sa vie elle fabrique jusqu’à 200 km de fils à toile. Belle performance, qui en mouche plus d'un !

Mais le temps file à grande vitesse, et voilà qu'intervient déjà le dernier numéro, mettant en scène deux artistes...

D'abord la mouche, cette mouche si ordinaire, du moins le pensions-nous, que l'on côtoie tous les jours et dont la singularité est de s'envoler en sautant en arrière : il faut oser le faire ! Ça peut être dangereux ! Et, enfin, lui succède le colibri, petit oiseau d'Amérique, pas plus gros qu'un bourdon, appelé aussi oiseau-mouche, et qui fait un numéro extraordinaire. Figurez-vous que l'animal vole vers l’avant, vole vers l'arrière, vole sur les côtés, vole vers le haut, vole vers le bas, vole sur place, et même, même, vole la tête en bas. C’est le seul oiseau capable de réaliser un tel exploit. Et pour y parvenir, M. Loyal explique au micro que le champion doit donner 90 coups d’ailes à la seconde. On en est courbatu pour lui.

Sur ce, les lumières s'allument. les artistes saluent, nous applaudissons à nous en arracher les mains, puis nous rentrons chez nous, la tête scintillante d’étoiles. Ils sont formidables ces animaux !

DES ANIMAUX AVEC UN BEL INTÉRIEUR EN COULEURS !

Du lait rouge. Le flamant nourrit sa progéniture avec une substance riche en protides et lipides, produite par le jabot. Et comme le 'lait'  de flamant contient l % de globules rouges, il en prend la couleur.

Des arêtes vertes. Qui n’a pas été étonné en dégustant une orphie – poisson vert émeraude, à bec fin et pointu, aussi appelé aiguille ou bécassine de mer – de constater que ses arêtes étaient vertes ? Cela n’est dû ni à une maladie ni à un manque de fraîcheur, mais à un pigment qui colore ses os.

Des dents rouges. Il existe deux catégories de musaraignes : les crocidurinés, qui fréquentent les climats chauds et qui sont pourvus de dents blanches et peu nombreuses ; et les soricinés, qui vivent dans les climats frais et humides, et qui possèdent des dents rouges et nombreuses. En Europe, les deux familles coexistent : les musaraignes à dents blanches, venues du sud, et leurs cousines à dents rouges, venues de l'est.

DE NOMS RIGOLOS

Le dik-dick. Il s’agit d'une petite antilope, d‘une hauteur de 40 cm à l'épaule, qui consomme les feuilles basses des buissons, et qui est très souvent la proie des fauves. Elle vit dans les savanes africaines.

L'aye-aye. Grand comme un chat, et doté d’énormes oreilles semblables à celles de la chauve-souris. Ce lémurien vit dans l'île de Madagascar.

Le coucous. C‘est un petit kangourou arboricole des forêts de la Nouvelle-Guinée. Il fait des bonds fantastiques dans les arbres, et se nourrit de feuilles, sans négliger les petits mammifères et les oiseaux qu'il chasse exclusivement la nuit.


LES ANIMAUX VOYAGEURS
Un tour de planète par an...

Naturellement, depuis l'avènement de la voiture et des autres moyens de transport, l'homme se déplace nettement moins par ses propres moyens. Toutefois, nous ne sommes pas tout à fait des fainéants, étant donné que dans nos pays nous effectuons en moyenne l9 000 pas par jour, soit de 5 à 6 km, ce qui représente 2 000 km de marche par an et un total estimé de 150 000 km sur l'ensemble d‘une vie ; soit 3,5 fois le tour de la terre. Il faut le faire ! Cela étant, nous avons nos champions qui mettent à mal ces moyennes. Savez-vous, par exemple, que la course la plus longue jamais effectuée, sans arrêt, est de 568 km ? La distance a été couverte, en 1980, dans un temps de cent vingt et une heures et cinquante-quatre minutes, soit 5 fois vingt-quatre heures, par un Suédois qui a couru pendant 95 % du temps. Savez-vous que le plus grand périple pédestre réalisé, en une année de marche, est à porter au crédit d’une Italienne qui a couvert, en 1983, 24 890 km ? Enfin, savez-vous qu'entre I970 et 1974 un Américain a effectué un tour du monde à pied, en quatre ans et trois mois ? Ce ne sont pas les exploits qui manquent. Mais stoppons là, car il y a un tas d'animaux qui piaffent d’impatience et ricanent de nos performances...

Plongeons-nous dans l'eau et voyons ce dont les poissons sont capables...

Pour frayer en eau douce, les saumons remontent de la mer et parcourent 3 000 km, soit la distance Paris-Le Caire.

Les phoques couvrent les 4 500 km qui les séparent de leurs territoires de reproduction en deux mois et demi.

Grandes migratrices, les baleines parcourent 6 400 km tous les ans.

Les rorquals, cousins des baleines, passent l'été à se gaver dans la mer de Behring et dans l'océan Arctique (près de l’Alaska), puis, l'hiver venu. ils partent procréer dans le Sud. Pour cela, ils parcourent 8 000 km en un mois, soit la distance Paris-Vancouver (Canada).

Il y a aussi du kilomètre dans l’air pour les oiseaux : ils en ont des heures de vols. Et il y a tellement de grands voyageurs dans leur corporation que nous nous arrêterons seulement sur quelques spécimens...

Commençons par un exemple qui va vous rappeler vos vacances. Le petit oiseau passereau nommé traquet-motteux (15 cm de longueur) descend périodiquement du Groenland vers l'Espagne, réalisant 3 000 km sans escale, puis va hiverner au sud du Sahara.

Mais il y a plus fort. On a enregistré le vol d'un pigeon depuis Saigon, au Vietnam. jusqu'à Arras, en France, soit 11265 km.

Un albatros hurleur, contrôlé avec une balise Argos de 180 g fixée sur son dos, parti des îles Crozet, dans l’archipel français de l'océan indien méridional, au sud de Madagascar, a parcouru, en 1989, 15 200 km en trente-trois jours, soit une moyenne de 56 km/h, avec des pointes à plus de 80 km/h.

Nos amies les cigognes sont capables de voler jusqu’à 20 000 km d’affilée, avec de courtes escales, soit un demi tour du globe.

Mais le record des kilomètres parcourus est détenu par la sterne arctique, aussi appelée hirondelle de mer. En voilà une au moins qui n'est pas manchote et qui profite pleinement des paysages ! En automne, elle descend vers l'Antarctique, puis, quand vient le printemps, elle retourne vers l'Arctique de l'autre côté de la terre. Ce qui représente une promenade circulaire planétaire de 40 000 km, unique au monde. L'agrément pour elle, c'est que, compte tenu des saisons et des rotations de la terre, elle est l'animal qui voit le soleil le plus longtemps dans l'année, avec un total de huit mois sans que l'astre ne se couche.

Cela amène deux questions. Mais pourquoi font-ils cela ? Et comment se repèrent-ils ? Pour ce qui est de l'orientation, on sait que les oiseaux se repèrent grâce au soleil et aux étoiles. Le besoin de migrer, chez les oiseaux, est lié à la diminution du jour. Mais ils ne partent pas à l'aventure sans s'y être préparés. Pour cela, ils accumulent des réserves de graisse dans lesquelles ils puisent lors de la migration. Une fois partis, ils volent de six à huit heures par jour, à une vitesse variant entre 30 et 40 km/h pour les alouettes, et entre 100 et l 10 km/h pour les sarcelles. À l'automne et au printemps, quand les 400 à 600 millions d'oiseaux migrateurs qui survolent la France passeront au-dessus de vos têtes, faites-leur un petit coucou ! Ils le méritent bien !

BIBLIOGRAPHIE

À l'écoute des baleines, Rémy Parmentier et Georges Dewez, éditions Le Dernier Terrain vague.
Un animal qui se camoufle, éditions la Découverte-Gallimard.
Les animaux, éditions Gamma jeunesse.
Les animaux acrobates, Danièle Belloy, éditions Hachette.
Les animaux des champs, Émilie Beaumont. éditions Fleurus.
Animaux des rivières et des étangs, éditions Hachette.
Les animaux du Grand Nord, Bernard Stonehouse, éditions Nathan.
Les animaux et leurs records, Bobbie Craig. éditions L'Ours de poche.
Le animaux ont une histoire, Robert Delon, éditions du Seuil.
Les animaux et l'hiver, éditions Publications de l’École moderne française.
Les animaux pillards, Roben Henno et Jean-Marie Winants, éditions Casterman.
Les animaux qui parlent, éditions Gamma.
Les animaux qui se camouflent, Martine Duprez et Hélène Appel-Mertiny, éditions Casterman.
Animaux rares ou fantastiques, André Lefèvre, éditions Touret.
Les animaux se déplacent, éditions Gamma.
Les baleines, Michele Cotten, éditions Berger-Levrault.
Un bébé animal, éditions La Découverte-Gallimard.
Ça m'intéresse, magazine, numéro de mars I995, 'Les seins'.
  Les cétacés, Lionel Bender et Philippe Selke, éditions Gamma.
Le chat, éditions Publications de l'École moderne française.
Le cheval et l'homme, éditions Épigone.
Le Chien, Nathalie Tordjman, éditions Larousse.
Le chien et l'homme, éditions Épigone.
Les cinq sens, Annette Tison et Taylus Taylor, éditions Hachette.
Connaitre et reconnaître les petits animaux de maison, Georges Chauvin, éditions Ouest-France.
Un crocodile peut en cacher un autre, Puig Rosado, éditions Bayard.
Les défis de la vie, David Attenborough et Jean Dorst, éditions Delachaux et Niestlé.
Dictionnaire Petit Larousse illustré, éditions Larousse.
Docteur au zoo, B. Buchenholz, éditions Hachette.
Drôles de bêtes, éditions Milan.
Éléphant. Malcom Penny, éditions Mango.
Encyclopédie Cousteau, éditions Robert Laffont.
Encyclopédie de la nature, Jacques Brosse, éditions Robert Laffont.
Encyclopédie des animaux, éditions Solar.
Encyclopédie des records du monde animal, Gérard Walelet, éditions Pygmalion.
Encyclopédie du règne animal, Simon Tillier, éditions Bordas.
Encyclopédie universelle des animaux, Paul Schauerberg. éditions Édito-Service.
Enseigner la biologie et la géologie, Raymond Tavernier et Jeanne Lamarque. éditions Bordas.
Explorons les éléphants, éditions Rouge et or.
Un félin, Alexandra Parsons, éditions La Découverte-Gallimard.
Le grand catalogue des chats du monde, Stéphane Frattini, éditions Milan.
Le grand Quid illustré des animaux, éditions Robert Laffont.
L'homme et le loup, Daniel Bernard. éditions Berger-Levrault.
Insectes, éditions Althéa.
Le livre du cheval, Pierre-Charles Lemétayer et Robert Ladou. éditions Gallimard.
Le livre guiness des records, éditions TF1.
Un loup, un renard, un chien, éditions Gallimard.
Les loups, Jean-Jacques Brisebarre, éditions Berger-Levraull.
Les mammifères, Joseph Reichholf, éditions Solar.
Mammifères sauvages d'Europe, R. Hainard. éditions Delachaux et Niestlé.
Mon ami l'écureuil, éditions Flammarion.
Les mers de la migration, Dr Robin Baker. éditions du Fanal.
La nuit des baleines, Diane Ackerrnan, éditions Grasset.
L'ours, un géant pas si tranquille, éditions Découverte benjamin.
Les palmipèdes, Paul Geroudet, éditions Delachaux et Niestlé.
Les papas poules, Martine Duprez et Hélène Appel-Mertiny, éditions Casterman.
Nos petits cousins les grands singes, Puig Rosado. éditions Bayard.
La peur des requins, Miranda MacQuitty, éditions La Découverte-Gallimard.
Le Point, magazine numéro 1180 d'avril 1995, Le kama-sutra du flirt.
Pythons et boas, éditions Gamma.
Quid, Dominique et Michele Frémy, éditions Robert Laffont.
Un reptile, éditions La Découverte-Gallimard.
Les requins, John D. Stevens, éditions Bordas.
Les scores records du corps, Dominique Léonie et Dr Régis Bertet, éditions Hors Collection.
Un serpent. éditions La Découverte-Gallimard.
Les serpents, Lucy Baker, éditions Blas.
Sésame, magazine. numéro de juillet 1995, Les animaux font-ils l'amour par plaisir ?
Un singe, éditions Gallimard.
Les survivants de la préhistoire, Puig Rosado, éditions Bayard.
Le tigre, éditions Mango.
Veau, vache, taureau, zébu, éditions Découverte benjamin.
Vie et mort d'un géant, l'éléphant d'Afrique, Pierre Pfeffer, éditions Flammarion.
La vie secrète de la nature en France, éditions Atlas.
La vie secrète des bêtes dans le désert, Michel Cuisin, éditions Hachette.

Merci aux auteurs des ouvrages animaliers cités en bibliographie, sans ces connaissances desquels je n'aurais pas pu écrire ce livre.

Merci aux vétérinaires que j'ai interrogés et qui m'ont aimablement répondu.

Et merci, et mille pardons à mon chien dont j’ai épilé un centimètre carré de peau pour faire un calcul sur la fourrure des animaux !

Ce livre a été publié en version papier aux Éditions Hors Collection, en 1995, sous le titre 'Les scores records des animaux, comparés à l'homme'. Pour cette actuelle version numérique, je l'ai quelque peu retouché mais très peu. JeF Pissard

0.01 €

s/liseuses (estimation) : 150 pages

Avril 2017

ISBN : 979-10-94391-11-2

L'AUTEUR /E

Photo de l'auteur


Jean-François Pissard, alias Dominique Léonie, est un écrivain français né en 1954 à Poitiers.
Il exerce professions dans la banque, le social, le journalisme, l’édition.
Il commence à publier des livres en tant qu’auteur professionnel en 1987.
C’est pour la publication de son premier ouvrage alors qu’il est en poste dans une banque qu’il prend le pseudonyme de Dominique Léonie (Dominique son second prénom, et Léonie en hommage à Léon et Léonie ses grands-parents).
Il écrit de nombreuses années sous ce pseudonyme avant de poursuivre sous son patronyme. Pas de ligne directrice pour ses sujets traités, il se laisse entraîner par ceux qui l’intéressent et son sens de la curiosité le fait s’intéresser à bien des sujets. Il écrit tout d’abord depuis sa région de Poitou-Charentes, depuis Paris où il fut établi, sur les rives du lac Léman France Suisse, et actuellement depuis le Midi Pyrénées où il réside, à Pau.
Il est membre de la SGDL.
Voir sa production sur Wikipedia.

CE QU'ON DIT DE CE LIVRE



« TRÈS BIEN ! » « Ce livre participe à mieux faire connaître les animaux, tous les animaux, leurs fonctionnements, leurs talents, et en cela je le remercie d'exister. » Geneviève B.

« POUR AMOUREUX DU SPORT et de la culture de 7 à 177 ans. » « Hé hé ! Livre très documenté et qui se suit comme un reportage télévisé. Outre ces passionnants J.O. Inter-animaux plus l'homme, les reportages qui suivent sur les grandes capacités des animaux sont surprenants et fort intéressants. » Oscar Valdemara.

« EXCELLENT » « Les performances et vies animales comme je ne l'avais jamais lu. D'avoir incorporé l'homme et d'avoir eu l'idée de faire ces comparatifs est une superbe idée, à notre défaveur dans bien des domaines. J'apprécie énormément ce livre. » Cédric Daly.

TRÈS SÉRIEUX J.O. » « J'ai souvent assisté à des retransmissions de Jeux Olympiques à la télé. Mais c'est la première fois que j'assiste à des J.O. Inter-animaux plus homme devant ma liseuse ! Ces jeux me font vibrer. Et les reportages qui suivent sur le monde animal et humain nous en apprennent beaucoup. » Lecteur.

« RIEN QUE POUR l’ample bibliographie énumérée en fin de livre, 'J.O. Homme ANIMAUX' de JeF Pissard mérite largement 5 étoiles. Une récompense méritée si on pense que l’auteur a lu les ouvrages cités pour arriver à écrire avec force détails les dimensions et les particularités de chaque espèce représentée à ces Jeu assurément peu communs. La structure du livre est claire et la table des matières permet de naviguer au gré de ses envies parmi les disciplines imposées aux participants. Le coup de maître de l’auteur est de les décrire comme un véritable reportage sportif. En lisant, le lecteur entend littéralement la voix du commentateur. Une belle réussite, vraiment. Certains participants se retrouvent à nager 'branchies contre branchies' dans la finale, ce qui fait irrémédiablement penser à l’arrivée d’un Tiercé le dimanche après-midi ! Épreuve dans laquelle l’homme arrivera septième sur huit, pour au final terminer déclassé. Une honte. Des coups tordus prennent place pour palier son incapacité à voler. Mais, je ne vous en dirais pas plus, si ce n’est que vous ne lirez selon toute vraisemblance pas d’une traite cet ouvrage. Mais, aurez plaisir à le consulter seul ou en famille dès qu’un animal fera l’objet d’une remarque sur son poids, sa hauteur, sa longueur et bien d’autres choses encore. L’homme est-il plus ou moins grand qu’une vache ? Et le cheval, combien pèse-t-il ? Quel est le plus gros mammifère du monde ? Sont quelques questions auxquelles vous trouverez réponse dans 'J.O. Homme ANIMAUX'.»  Nina Moscovitch.